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Duplicity - 4/10

Par Aelezig

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Un film de Tony Gilroy (2009 - USA, Allemagne) avec Julia Roberts, Clive Owen, Tom Wilkinson, Paul Giamatti

Rien compris...

L'histoire : Une réception à l'ambassade des USA à Dubaï pour le 4 juillet. Ray rencontre Claire qu'il séduit, non sans mal, et passe la nuit avec elle. Mais une fois qu'il est profondément endormi, la jeune femme fouille la chambre et subtilise un dossier. New York. Ray travaille en fait pour une grosse entreprise de produits de beauté où il gère la sécurité des secrets industriels. On vient de leur en voler un et toute l'équipe est sur le qui-vive... Lorsqu'il retrouve soudainement la belle, qui fait semblant de ne pas le reconnaître, il finit par comprendre : elle est elle-même chargée de la sécurité de leur principal concurrent.

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Mon avis : Le tout début n'est pas mal, scène de drague entre Clive et Julia, nuit torride, puis split screen où l'on voit la divine rousse piquer des trucs à son amant pendant qu'il dort... Prometteur. Ensuite, paf, New York. Clive est dans la rue, parle à plein de bonshommes tout en marchant, on n'y pige que couic ; est-ce un agent secret (on ne comprend jamais rien aux histoires d'agent secret, donc c'était une piste !) ? M'ouais, non en fait. Voilà que ça se met à causer de secrets industriels. OK ! Mais ça ne s'éclaircit pas pour autant, surtout quand Clive et Julia se remettent à jouer EXACTEMENT la même scène qu'au début, dans des décors et des fringues différentes. Pire... voilà t'y pas que l'on nous affiche régulièrement au bas de l'écran : dix-huit mois plus tôt, dix mois plus tôt... etc. Alors là, j'en ai perdu tout mon latin (que je n'ai jamais eu, d'ailleurs ; c'est peut-être pour ça que j'ai rien pigé).

L'astuce était sympa : remonter le temps au fur et à mesure du film, pour nous raconter une histoire qui est bien différente de celle qu'on croyait et qui a commencé il y a bien longtemps. Mais le genre est très casse-gueule et le film tombe en plein dans le piège : on ne comprend rien, ou trop vaguement, ou trop tard, pour vraiment s'intéresser. D'autant qu'au final, si on met de côté le casse-tête chinois de la chronologie, pendant deux heures, il ne se passe pas grand chose.

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Et puis cette histoire de rivalité entre deux grosses boîtes de cosmétiques, ça m'a rappelé... Les feux de l'amour ! (non que je regarde ce soap avec assiduité, mais il m'est arrivé d'en suivre quelques épisodes certains jours de blues ou de grippette : idéal !)

Heureusement qu'il y a Julia et Clive, qui forment un duo flamboyant, et un dénouement rigolo.

Je suis d'accord avec eux : "Faute de rythme, de folie et de légèreté, il s'empêtre dans une chronologie totalement chamboulée, censée intriguer son spectateur, mais plutôt porteuse d'impasses et donc d'ennui" (Ouest France) ; "Tony Gilroy a une fâcheuse tendance à tout compliquer pour pas grand-chose" (TéléCinéObs).

Bonnes Fêtes de fin d'année et Meilleurs Voeux à tous !

 


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