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Sélection Livegen 2013 : Melkor

Publié le 08 janvier 2014 par Axime
Sélection Livegen 2013 : Melkor

2013 est une année comme le monde du jeu vidéo n'en connait que très peu. Après presque dix ans (qui y aurait cru à l'époque) de bons et loyaux services, les consoles de salon que sont la Wii, la PS3 et la Xbox 360 nous ont dit adieu, remplacées par de nouvelles machines aux line-up pas toujours sexy mais au promesses plus qu'affriolantes. Que l'on soit amoureux de Nintendo, de Sony ou de Microsoft, voire des trois, l'année 2013 est une année charnière, où l'on a vécu un E3 riches en rebondissements, des plans de communications pas toujours très bien pensés (et les erreurs sont venues de là où l'on ne l'attendait pas forcément). Bref, 2013 aura été une année de chiffres, d'une guerre des constructeurs plus présente que jamais. Bizarrement, c'est également une année que j'ai, personnellement, trouvé assez pauvre en terme vidéoludique. La révérence des consoles s'est faite à pas feutré (à l'exception de la PS3 qui avait gardé The Last Of Us dans sa manche) et les très bons titres ont été rares. C'est finalement du côté de l'indépendant et du PC que l'on a vu apparaître les très bonnes surprises (The Stanley Parable en tête).

Le choix a donc été relativement difficile pour cette sélection annuelle. Déjà parce que choisir un jeu sur une génération entière, qui a accouché de plusieurs licences fortes, de pas mal de jeux excellents et de quelques-uns tout simplement fantastiques n'est pas évident. Mon choix sera donc celui du coeur, celui qui m'a offert quelques soirées bien sympathiques entre potes (en écran splitté), mais aussi qui aura finalemet plutôt bien suivi l'évolution de cette génération où la course aux meilleurs graphismes a eu une place de choix.

Jeu de la gen : Gears of War


Gears of War aura marqué de son empreinte la dernière génération. Lors de sa sortie en 2006, le premier épisode avait été une vraie claque visuelle, prémices de ce que nous avons connu les sept années suivantes. L'Unreal Engine nouvelle version se dévoilait à nos yeux, proposant une "finesse" et un degré de détail jusqu'alors jamais vus ou presque. Il faudra attendre une année de plus chez Sony pour voir arriver une production de cette trempe avec Uncharted. Certes, Gears a ce côté bourrin des productions de chez Epic Games, mais il offre, en plus d'un solo renversant, un mode coop en local et un mode multijoueur dignes de ceux de Halo. Deux ans plus tard, c'était au tour de Gears of War 2 de débouler sur Xbox 360 en proposant simplement plus. Plus long, plus fort, plus beau, mieux construit, Gears of War 2 reste encore aujourd'hui ma plus grosse claque sur cette génération ou presque. Rares ont été les jeux ces huit dernières années que j'ai pu avaler en une traite, en une longue session d'une dizaine d'heures qui n'en ont paru que trois. Pour tout ce qu'elle représente, la série des Gears of War est donc certainement mon coup de coeur de la génération.

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Jeu de l'année : NBA 2K14


Une fois n'est pas coutume, mon jeu de l'année ne sera pas un jeu PC. Ce ne sera pas non plus GTA V ni The Last of Us. Je n'ai pas trouvé le temps de jouer au premier et n'ai pas vraiment accroché au second. Avec l'arrivée, certes tardive, des nouvelles consoles, on espérait voir un jeu qui nous ferait vraiment entrer de plain pied dans la "Next-Gen". Ce jeu, ce n'est autre que NBA 2K14, certainement la meilleure simulation de sport actuellement. Cela fait déjà quelques années que la licence s'est imposée sur le devant de la scène, mais cette nouvelle itération sur next-gen repousse les limites de ce que l'on pensait faisable. NBA 2K14 ne se contente pas d'un petit lifting entre ses versions "current-gen" et "next-gen". Il sort l'artillerie lourde et nous en colle plein la vue. Comme un Lebron James des grands soirs, la simulation nous offre un niveau tout simplement hallucinant : les graphismes sont d'une finesse inégalée, le public est criant de vérité et réagit en temps réel aux actions, les effets de lumière sont bluffants. On reconnaît au premier coup d’œil chaque joueur, que ce soit en plan serré ou de plus loin. Toutes leurs attitudes ainsi que leurs démarches ont été transposées à l'écran avec une fidélité sidérante. Ajoutez à cela un gameplay peaufiné aux petits oignons depuis des années, une difficulté bien (parfois trop) présente et un mode solo scénarisé et vous obtenez tout ce qu'il faut pour une simulation d'excellence.

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Coup de coeur : Pokémon X/Y


Cette année, Pokémon fêtait son arrivée sur 3DS. Pour l'occasion, Pikachu et ses compagnons sont passés à la 3D, offrant enfin des combats dignes de ce que l'on avait vu sur Nintendo 64. Mais Pokémon X et Y ne se contente pas d'apporter une nouvelle patte graphique. Il offre également un vibrant hommage aux origines de la série et vous plonge dans un voyage que vous ne serez pas prêt d'oublier. Parfaitement rythmé, il offre ses moments de bravoure et rappellera aux vieux de la vieille leur première découverte de Kanto. Une réussite en tout point qu'il serait bien dommage de rater.

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Pad baveux : Destiny


Il est difficile aujourd'hui de rester de marbre face aux atouts dont Destiny se vante. Savoir que c'est Bungie qui est aux commandes de ce FPS tourné vers le multijoueur et la coopération est déjà relativement rassurant lorsque l'on connait le passé du développeur. On attend en outre de voir avec impatience comment le studio va réussir son passage sur du Xbox One et PS4. Les premières images et vidéos semblent en tout cas prometteuses, y compris visuellement, là où le studio pêche d'habitude. On a donc hâte d'être en septembre pour se lancer dans cette aventure que l'on espère grande et généreuse.

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Game Over : Watch Dogs


Pas encore sorti, et c'est bien là son problème, Watch Dogs constitue sans aucun doute l'une des grandes déceptions de cette année. Ses dernières sorties avaient été plus qu'enthousiasmantes et il me tardait, ainsi qu'à beaucoup de monde, de me plonger dans cette ville de Chicago futuriste aux relents de Blade Runner et de Deus Ex. Malheureusement, et cela semble devenir une habitude pour le studio, Ubisoft a décidé de repousser le titre de plusieurs mois à la dernière minute, sans donner de réelle explication. La peur de la confrontation avec GTA V semble cependant la cause la plus plausible et c'est bien dommage. Le résultat est que le soufflé est sérieusement retombé et que le jeu, sauf surprise, risque de s'avérer en dessous des attentes. Il ne reste maintenant de Watch Dogs, en attendant sa sortie, que de belles promesses et la peur d'un titre à la profondeur limitée et à la finition en deçà de ce qu'on l'on pouvait espérer. J'espère certes une bonne surprise, mais l'histoire du jeu vidéo a prouvé que rares étaient les titres qui se remettaient de ce genre de déboires.

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