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Quentin Tarantino, un cinéphile qui se prend pour un génie...

Publié le 24 janvier 2014 par Philippejandrok

Pauvre Quentin Tarantino, vexé, abattu trahi, que son projet de western « the Hatetful eight » ait filtré dans la presse, vexé et furieux, sincèrement, arrêter son projet tout net parce que la presse et des acteurs ont souhaité intégrer son film ? Parce que nous sommes au courant ? Il se prend pour J.J Abrams ? Il ne va tout de même pas tourner Star Wars, à ce que je sache, juste un western qui s’ajoutera à la longue liste de western US, faut-il être gonflé d’orgueil à ce point ?

- « J’ai terminé un script, une première version, et je n’avais pas l’intention de commencer le tournage avant l’hiver prochain, dans un an. Je l’ai confié à six personnes [...]. Si je ne peux pas leur faire confiance, je n’ai plus envie de faire ce film. »

Quand je pense que les Studios US et le monde du cinéma sont les plus grands voleurs d’idées (Tarantino le premier), et de scénaris dans le monde et celui-ci se plaint d’une simple fuite ? C’est l’hôpital qui se moque de la charité… la fâcherie d’un enfant capricieux…


À présent si nous jetions un regard sur ses derniers films, « Inglorious Batards » (2009), qui refait l’histoire et qui fait croire aux ignorants que Brad Pitt « le scalpeur » a assassiné Hitler avec sa bande d’assassins sympathiques, « Django unchained » (2012) une fable inspirée d’un western spaghetti « Django » (1966) de Sergio Corbucci, réputé pour être, comme la « Horde sauvage », (1969) (The Wild Bunch) de Sam Peckinpah, l’un des western les plus violents de l’histoire du western, il lui fut attribué une suite en 1987 avec « Django II, Il grande ritorno » et enfin, une nouvelle interprétation hyper violente avec la version de Tarantino, prenant un acteur noir, qui s’avère être un tueur né pour donner bonne conscience aux blancs, et redonner espoir aux "noirs", version complètement farfelue et malheureusement sans rapport historique lorsque l’on voit avec quelle souffrance les afro américains ont vécus jusque dans les années 1960 aux USA et encore longtemps après, rien à voir avec « Le Majordome, ou, The Butler » (2013) de Lee Daniels, qui décrit admirablement l’évolution des droits civiques des afros américains jusqu’à aujourd’hui.

Depuis « Reservoir dogs », « Pulp Fiction » et « Kill Bill », on ne peut pas dire que Tarantino nous ait livré des chefs-d’œuvres, au contraire, le scénario léger, la petite fable bon enfant, l’idéal d’un gamin en quête d’égalité pour tous, qui manque particulièrement de profondeur, même si techniquement ses films sont extrêmement bien réalisés, il n’en demeure pas moins que l’on reste sur sa faim et que l’on a une version améliorée de films dont il n’a cessé de copier des scènes cultes et moins cultes. Ainsi, Que retient-on d’un film de Tarantino, et bien, pas grand-chose, c’est un soda que l’on sirote avec plaisir et que l’on jette dans une poubelle de cinéma. Des films plaisants à l’image, et creux, avec une philosophie d’ado boutonneux.

Aujourd’hui, Monsieur Tarantino est vexé, le pauvre, comme s’il était le seul cinéaste du monde ???


Hier soir, j’ai revu un film remarquable « Lagaan : Once Upon in India » réalisé par Ashutosh Gowariker qui décrit avec maestria la lutte de pauvres paysans, artisans indiens originaires du village de Shampaneer autour de 1883, pour échapper à l'impôt mafieux imposé par les britanniques aux Radjahs pour maintenir une idée de paix entre les seigneurs, alors que ce sont les anglais qui provoquent les conflits et qui s’enrichissent par cet impôt insupportable pour des villageois qui n’ont pas eu d’eau depuis 3 ans, ainsi, comment payer le « Lagaan » sans récoltes ?


La solidarité, l’amitié, le combat juste et citoyen d’un groupe de familles pauvres qui doivent jouer une partie de Cricket alors qu''ils n'y ont jamais joué, pour sauver le village et toute la province, redonne de l’espoir à l’humanité ; Mais qu’importe, pour les britanniques, quoiqu’il arrive, les « Darkies » doivent payer… La cruauté, la méchanceté, le racisme de cette société anglaise, son absolu manque d’humanité est tellement bien décrite, peut-être les Américains n’ont ils pas supporté l’idée que l’on puisse reporter l’attitude des anglais envers les Indiens, par cette Amérique blanche envers les tribus natives, et les afros américains…

« Lagaan » a donc raté l’Oscar en 2001, un film dont personne ne parle jamais, que la majorité considère avec mépris car c’est un film indien, pourtant ce film est un monument, une œuvre remarquable, avec une histoire, une profondeur, une propagande anti-britanique, on comprend pourquoi lorsque l’on connaît l’histoire de la colonisation anglaise en Inde, ce film remarquablement interprété, réalisé, une qualité indiscutable de la musique, des chants, les chorégraphies, les images, un chef-d’œuvre, ne le louez pas, achetez le, il en restera toujours plus qu’après un film de Tarantino.

Je me souviens de ma fille de 6 ans qui dansait pendant des heures devant la TV lorsque nous regardions ce film, et des années plus tard, il n’a pas pris une ride tellement il est vrai, sincère et efficace, aujourd’hui elle le regarde avec autant de passion.


Tarantino pleure pour une histoire qui n’aura pas de fond, pour un film dont il a passé des heures à envisager des scènes qu’il a copié ici et là, et qu’il se refuse désormais à tourner, alors que des grands films dans le monde ne sont jamais connus pour valoriser une culture médiocre, mais sensationnelle.

Ce parasite du cinéma copie des chefs-d’œuvre du cinéma asiatique, sphaghetti, US, et il se prend pour un génie grâce à l’ignorance du public qui ne connaît pas ces films, mais si nous faisions un historique de ses emprunts, le pauvre Tarantino n’existerait plus, mais c’est bien la mentalité Américaine, copier, tricher, voler, tant que l’on en fait de l’argent, tout le monde s’en fiche.

Et la vérité dans tout cela, qu’en fait-on, et la véritable créativité prise en otage par les producteurs et les faux artistes ?

Cette dictature culturelle doit cesser, il faut que le public découvre un autre cinéma, d’autres cultures, des films tous aussi formidables et souvent mieux, bien mieux, car pétris d’intelligence, de poésie et de beauté.

Tant que les distributeurs US se contenteront de diffuser une culture US de mauvaise qualité, nous aurons un cinéma médiocre, et un art contemporain tout aussi médiocre…

Nous vivons une époque formidiable…

et juste pour le plaisir :



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