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En studio avec Joseph d’Anvers : "Elle me donne chaud cette chanson"

Publié le 31 janvier 2014 par Swann

Vendredi. 14 heures, je me réveille. La nuit a été courte, je vous passe les détails. Je dois me rendre au Studio C. Le studio dans lequel Joseph d’Anvers s’est installé pour enregistrer son quatrième album. Un album qu’il produit tout seul depuis que lui et Atmosphériques ont mis fin à leur vie commune. Eux aussi. Mais c’était avant François et Valérie. J’ai rendez-cous à 16 heures, c’est à l’autre bout de Paris et je suis encore à comater devant mon bol de café froid (une allemande m’a dit un jour que ça rendait belle de boire du café glacé). T-shirt trop grand du Paris Saint-Germain sur les épaules. Cheveux en vrac. Mais ça va. Je suis large, comme dirait vous-savez-qui. Je préviens, ça sera plutôt 16h30. J’arrive à la Seine à 17 heures. Les femmes, hein, jamais à l’heure. Oui, c’est vrai. J’arrive donc discrètement. Les garçons du studio sont tous hyper sérieux et concentrés. Pas d’alcool (enfin quelques bières), pas de fumettes, pas de drogues, pas de bagarres, pas d’engueulades !! Mais non ! Rien ne se passe comme dans la cave de la villa Nellcôte ? Mon imaginaire nourrit aux documentaires RollingStonien est déçu.

En fait pas tellement. Ma tête fatiguée n’aurait pas survécu à une nouvelle tornade. L’approche de la trentaine sans doute. En vrai, l’ambiance est studieuse au studio. Quand j’arrive, JDA et Seb Gohier, l’ingénieur du son, sont derrière la console. Il supervise les musiciens : François Poggio, Jeff Hallam, Philippe Entressangle et Alexis. Une équipe de vainqueur qui enchaîne les instrus de l’autre côté de l’écran. Oui, parce qu’au Studio C, la console n’est pas de l’autre côté de la vitre mais d’une télé. Les pièces sont assez éloignées l’une de l’autre. Pour les relier "il faut suivre les câbles". La chanson sur lequel les garçons travaillent s’appelle "Paris" ou "Marie" (je ne rappelle plus de ce qui a été finalement décidé) et elle a écrite par l’ami Lescop. La signature de l’ex-Asyl se sent et elle se mélange assez bien à la JDA Touch. J’aime déjà pas mal. L’enregistrement se fait dans les conditions live pour "ressentir plus de sensations". Les musiciens jouent ensemble et non pas sur des pistes séparées. "Pour l’instant, on enregistre seulement les instruments, les voix, ce sera pour plus tard, c’est pour ça que je chante comme une patate", m’explique Joseph. Je ne trouve pas, personnellement, mais c’est lui le boss. Les prises ne se font pas mille fois, l’équipe est tellement en osmose qu’il faut trois voire quatre essais pour obtenir le résultat désiré.

Kiss Kiss. Bank Bank.

Le rythme des sessions est soutenu. Au troisième jour, déjà six chansons étaient dans la boîte. Et, les quelques chansons que j’ai déjà écoutées (vas-y dit le encore, connasse de blogueuse), laissent envisager un album assez classe, très élégant. Et un peu sexy aussi. " de toute façon, je n’ai pas envie de faire un album rock".

Pause. Bien méritée. On se repose, on plaisante, on se taquine. Entre musiciens avertis, on parle aussi et surtout musique en fumant des cigarettes et en décapsulant quelques bières. On se partage des anecdotes sur un Taratata avec Metallica, on regarde des vidéos de Nirvana. Le Top of The Pop 1991 :  tu sais, celui où le groupe fait semblant de jouer, grossièrement, le tube "Smell Like Teens Spirit" devant un public estomaqué, pendant que Kurt Cobain déglingue sa propre chanson. Le rock, mec.

Deuxième chanson à mettre en boîte. "Le Désamour". Une chanson originellement écrite pour un candidat de The Voice. On ne te dira pas lequel.  Celui-ci n’ayant jamais répondu, JdA change le texte, les couplets qui étaient trop naïfs deviennent plus sombres et plus adultes. L’atmosphère de la chanson est assez moite, malgré la noirceur du texte.  "C’est une chanson de début de soirée à écouté avec un verre de rouge", lance quelqu’un.

"Elle me donne chaud cette chanson", ajoute Joseph. OK.

Il est 21 heures passé, je me dis qu’il est peut-être temps d’abandonner ce studio rempli de testostérone. Il y a un album à finir, un album qui sortira en septembre 2014, si tout va bien.

Si tout va bien, ça signifie que l’artiste a besoin d’un coup de main pour financer sa conception. C’est pour cela qu’un KissKissBankBank a été lancé. Objectif : récolter 5500 €. Tu peux mettre la main à la poche où alors te maudire toi-même si jamais l’album ne sort pas. Tu louperais la chanson qui donne chaud. Ce serait dommage.

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