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Dallas Buyers Club

Publié le 01 février 2014 par Cinephileamateur
Dallas Buyers Club De : Jean-Marc Vallée.
Avec : Matthew McConaughey, Jared Leto, Jennifer Garner, Steve Zahn, Denis O'Hare, Dallas Roberts, Griffin Dunne, Michael O'Neill, Kevin Rankin, Deneen Tyler, J.D. Evermore, Bradford Cox, Noelle Wilcox...
Genre : Drame - Biopic.
Origine : États-Unis.
Durée : 1 heure 57.
Date de sortie : 29 janvier 2014.
Synopsis : 1986, Dallas, Texas, une histoire vraie. Ron Woodroof a 35 ans, des bottes, un Stetson, c’est un cow-boy, un vrai. Sa vie : sexe, drogue et rodéo. Tout bascule quand, diagnostiqué séropositif, il lui reste 30 jours à vivre. Révolté par l’impuissance du corps médical, il recourt à des traitements alternatifs non officiels. Au fil du temps, il rassemble d’autres malades en quête de guérison : le Dallas Buyers Club est né. Mais son succès gêne, Ron doit s’engager dans une bataille contre les laboratoires et les autorités fédérales. C’est son combat pour une nouvelle cause… et pour sa propre vie.
Bande annonce française
"Profitez bien de votre vie, on en a qu'une."
4.0
Dallas Buyers Club
Bien que "Dallas Buyers Club" me tentait principalement pour la présence au générique de Matthew McConaughey et Jared Leto qui sont deux comédiens que j'apprécie énormément, c'est pourtant pas spécialement un film que j'attendais de voir. J'étais juste curieux de le découvrir, une curiosité qui s'est amplifié après avoir entendu quelques bons échos à son sujet. C'est donc sans trop de craintes et dans l'espoir de rentrer dans le film que je me suis dirigé vers mon cinéma pour aller le voir.
Et je sais pas si c'est parce que je n'avais aucunes attentes particulières à son sujet ou pas mais j'ai vraiment trouvé le film très puissant. Pourtant, sur le fond, le scénario écrit par Craig Borten et Melisa Wallack n'as rien d'exceptionnel mais il s'avère cependant suffisamment puissant pour ne pas m'avoir laissé indifférent. Si je ne connaissais pas l'histoire de cet homme, son combat contre le Sida et sa façon de faire face aux laboratoires à une époque où la maladie venait tout juste de se faire connaître m'as touché.
J'ai aimé, même si c'est assez classique, la façon dont on nous dépeints tous les stéréotypes que l'ont pouvait rencontrer à l'époque au sujet de cette maladie (des stéréotypes parfois bien ancrés encore de nos jours d'ailleurs) et si en soit le film n'apporte pas vraiment un regard nouveau sur ce terrible sujet de société, j'ai quand même été tenu en haleine du début jusqu'à la fin en ayant la sensation de me battre à leurs côtés. Ce qui est assez paradoxal, c'est que je n'ai pourtant pas eu spécialement d'empathie pour les principaux personnages mais petit à petit, j'ai aimé voir leurs mentalités changés et l'empathie que j'ai pu avoir pour eux est venu tout en douceur.
Alors oui, globalement, hormis l'histoire de Ron, je n'ai pas eu la sensation d'apprendre quelque chose de nouveau sur ce sujet cependant, j'ai trouvé ce film très intéressant. Jouant beaucoup sur les émotions, le scénario ne tombe pourtant jamais dans le pathos ou le mélodrame à mes yeux. Le fait de nous décrire d'ailleurs des personnages loin d'être exempt de défauts aident d'ailleurs à ne pas tomber dans l'émotion facile et c'est quelque chose que j'ai apprécié, le fait que l'on me laisse suivre cette histoire avec ma propre sensibilité.
Et si ça fonctionne, c'est aussi en partie grâce à la performance incroyable de Matthew McConaughey en Ron Woodroof. Finançant en partie le long métrage et en acceptant de baisser son salaire, l'acteur s'est investit totalement pour son personnage et son sujet et cela se ressens à l'écran. Ce n'est pas spécialement la performance que je préfère de ce comédien mais il est une nouvelle fois incroyable en tout cas. Tout en jouant avec les clichés de son personnage, il réussit à ne jamais le rendre ridicule et parfois même à nous le rendre très touchant malgré ses nombreux défauts. Au delà de la simple performance physique (Matthew McConaughey à dû perdre 22 kilos), il y a à travers sa gestuelle et son regard une force qui se dégage et qui fait que même si il joue avec l'illégalité et que son rôle peut avoir des côtés détestables, on à envie de se battre avec lui. Son évolution au cours de l'intrigue m'as en tout cas beaucoup plu.
A ses côtés, j'ai été une nouvelle fois épaté aussi par la prestation de Jared Leto en Rayon. Pour lui aussi ce n'est pas son rôle que je lui préfère mais force est de constater qu'il est vraiment un acteur à part à Hollywood. Il fait parti de ses rares comédiens à pouvoir jouer ce genre de personnage atypique sans jamais être ridicule ou grotesque. Jared Leto s'en sors à merveille en tout cas et bien qu'il est un rôle un peu secondaire (mais néanmoins important), j'aurais vraiment aimer le voir plus à l'écran tant j'ai trouvé son personnage et sa façon de le jouer assez fort. Il y à des aspects dans son rôle qui sont très intéressant et c'est une autre facette de cette intrigue qui à été bien exploité je trouve.
Derrière ce duo, je n'ai rien à redire concernant le reste de la distribution. Chacun fait vraiment le job sans jamais tomber dans la surenchère. C'est ainsi que j'ai bien aimé Jennifer Garner en Docteur Eve Saks malgré les facilités de son personnage. J'ai bien aimé aussi voir Steve Zahn dans ce registre qui s'en sors bien aussi dans le rôle du policier Tucker. Peut être mon seul regret, même si je le comprends du point de vue du scénario qui se concentre plus sur Ron, c'est de voir trop peu Griffin Dunne en Docteur Vasse. J'ai trouvé son personnage de "médecin" mexicain assez intéressant et c'est vrai que j'aurais aimé en savoir un peu plus à son sujet surtout que ses scènes avec Matthew McConaughey m'ont bien plu.
Côté mise en scène, c'est la première fois que je voyais un long métrage de Jean-Marc Vallée (il me tarde d'ailleurs de découvrir son "C.R.A.Z.Y." dont j'ai entendu beaucoup de bien) et le résultat ne m'as pas déplu. Si sur le fond je trouve que c'est assez classique, la réalisation est assez sobre elle aussi. Ce n'est pas un point faible en soit à mes yeux car justement, cela permet de ne pas en rajouter plus dans la surenchère, les stéréotypes et différents clichés de l'époque étant déjà bien présent et se suffisant à eux même.
Le montage m'as bien plu aussi avec des ellipses de temps assez clair qui ne nous perde jamais en cours de route. Des sauts justifiés qui nous permettent d'aller à l'essentiel et amplifie encore un peu plus la force du combat de Ron à qui l'ont donné au départ que 30 jours à vivre. Au vue des quelques images que j'avais pu voir, je craignais un film un peu lent mais j'ai été aussi agréablement surpris de le trouver très rythmé et très fluide. Jamais pompeux, je ne me suis pas ennuyé et je n'ai jamais trouvé le temps long même si je n'avais pas la sensation d'apprendre grand chose sur ce sujet, ne faisant que m'intéresser au combat de Ron.
J'ai beaucoup aimé les différents décors que j'ai trouvé bien exploité ainsi que la photographie très simple mais qui donne à ce film son identité si particulière sans jamais tomber dans les excès elle non plus. Tourné seulement en 25 jours, c'est d'ailleurs vraiment le gros points fort du film à mes yeux qui ne cherche jamais à enrober son histoire. On nous la raconte, elle se suffit à elle même sans qu'on ait à nous assommer d'artifices inutiles. Bon point aussi pour la bande originale composée par Danny Elfman qui signe une partition assez différente de ce que j'ai l'habitude d'entendre chez ce compositeur mais qui colle bien aussi avec son sujet.
Pour résumer, si j'ai pas eu la sensation d'avoir été surpris avec ce "Dallas Buyers Club", je ne suis pas sorti de ma projection totalement indifférent pour autant. Bien que classique dans son fond et dans sa forme, le long métrage va à l'essentiel et c'est quelque chose que j'ai apprécié. On à ainsi une œuvre puissante qui à réussi à m'interpeller le tout porté par la performance incroyable d'un Matthew McConaughey en très grande forme, très bien secondé par un Jared Leto tout aussi excellent. Pas forcément novateur, le film nous rappelle en tout cas les méfaits du Sida tout en combattant les clichés qui peuvent entourés cette maladie et reste avant tout un film très puissant émotionnellement sans jamais en faire trop. Si ce n'est pas le genre de film dont j'abuserai, c'est en tout cas un film que je ne regrette pas d'avoir vu et que je pourrais être amené à revoir.
Dallas Buyers Club
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