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Les mauvaises gens

Par Jperino @Jonoripe

51YDZMQC23L._.jpgComme j’avais bien apprécier « Les ignorants » de Davaudeau qui racontait l’échange entre un vigneron et l’auteur (initiation croisée vin contre BD), Xavier et Inés m’ont offert un coffret de trois autres BDs d’Etienne Davaudeau. Je les gardais pour la bonne bouche. Je viens de terminer la première « Les mauvaises gens » qui raconte le parcours des parents de l’auteur.

Étienne Davodeau est issu d'une famille ouvrière des Mauges. Dans Les Mauvaises Gens, il retrace la jeunesse de ses parents : tous deux nés en 1942. Ils commencent à travailler dans l'industrie locale à 13 et 14 ans et deviennent membres de la JOC, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, et aussi syndicalistes CFTC puis CFDT.

C’est le monde d’après guerre. Une époque où il y avait du travail mais quels travaux ! Des patrons paternalistes à souhait, ERAM, local de l'étape, n’échappait pas à la norme. La guerre d'Algérie. Des bonnes sœurs pas rigolotes qu'on imaginent pas loin de celles de Philomena. (film de Stephen Frears sur nos écrans très bon et très émouvant, allez-y !). A l’exception de quelques vicaires, qui, à cette époque, s'engagent aux côté des ouvriers, le conservatisme des curés est très prégnant... les Mauges furent au cœur de la guerre de Vendée. 

C’est de la BD-récit, très littéraire... même si on dit qu'on n’aime pas la BD, c’est par là qu’il faut commencer. La bonne nouvelle pour moi, c’est qu’il y en a trois dans le coffret.

Davaudeau est aussi l'auteur de Lulu femme nue, qui a inspiré un autre bon film éponyme du moment à Solveig Anspach.


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