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La dolce vita - 6/10

Par Aelezig

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Un film de Federico Fellini (1960 - France, Italie) avec Marcello Mastroianni, Anouk Aimée, Anita Ekberg, Alain Cuny, Magali Noël, Yvonne Furneaux, Walter Santesso - en N.B.

Mmmm...

L'histoire : Marcello est journaliste "people" à Rome et séducteur invétéré. Son métier lui fait croiser diverses personnes, surtout dans les beaux quartiers. Et voilà.

Mon avis : Deuxième incursion dans le cinéma fellinien. Je ne suis pas sûre que je vais persévérer. Il ne se passe pas grand-chose là-dedans, ça blablate, ça fume, ça boit des coups. Pour ce grand classique, je m'attendais à une belle histoire, des personnages remarquables, et une atmosphère particulière propre à justifier le titre du film. Je voyais Rome, Capri, le soleil, de la joie... Au lieu de ça, un Marcello - absolument splendide et comme homme et comme acteur - qui promène sa silhouette nonchalante au milieu de la ville, bavardant avec sa copine milliardaire, rencontrant une star américaine, des enfants qui ont vu la Vierge, son père, des intellos, des fêtards... En fait on dirait une succession de saynètes.

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L'image est belle, les acteurs ont de la personnalité, le film aussi, du reste. Et la deuxième moitié est beaucoup plus explicite, plus cynique. On sent bien qu'il y a là-dedans un poil d'ironie sur la société de l'époque, une certaine société plus exactement, aisée et frivole. C'est bien la "dolce vita", mais le côté sombre du concept : des gens qui s'ennuient, qui draguent, qui boivent. A la fin, tout le monde est passablement ivre, mais prêt à recommencer. C'est aussi l'histoire du personnage, jeune provincial "monté" à Rome, rêvant d'être écrivain, introduit dans une bourgeoisie oisive et décadente, qui le maintient dans un job finalement pas très reluisant.

La démonstration est facile, un peu superficielle, et pas très intéressante. A l'image de la scène finale et du choix qui s'offre à Marcello symbolisé d'un côté par une jeune fille au visage angélique (un amour sincère, une vie rangée) et ses amis qui quittent la plage en traînant la patte après avoir regardé une raie géante morte sur le rivage (lendemains de fête...).

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Moi j'ai trouvé ça assez beau mais plutôt ennuyeux... Il faut dire aussi que c'est un peu long : 2h50.

Le film a fait scandale à sa sortie et le Vatican l'a même qualifié de pornographique ! Ben dis donc... je me demande comment ils appellent les films d'aujourd'hui ! On ne voit même pas un bout de sein !

A voir uniquement pour Marcello, l'un des plus séduisants et des meilleurs acteurs de son temps. Un mix de George Clooney et de Patrick Dewaere : beauté virile et yeux de braise, humour et élégance, sensibilité et violence refoulées.

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Anecdote : le mot "paparazzi" vient de ce film ; l'ami de Marcello, photographe de célébrités, s'appelle Paparazzo... c'est devenu un nom commun pour désigner ces reporters harceleurs de stars.


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