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Parkland: l'assassinat de JFK version intimiste

Par Filou49 @blog_bazart
27 février 2014

parkland

2013 fut une année importante pour 'histoire des USA, puisqu'on a célébré les 50 ans de l’assassinat du président Kennedy, qui constitue à coup sur un moment charnière de l'histoire des States (pas mal d'observateurs pensent carrément qu'avec Kennedy aux commandes, la guerre du Vietnam n'aurait pas eu lieu,mais vous le savez, avec des si...), un évenement qui a tellement touché l'opinion publique que pas mal d'oeuvres cinématographique JFK, Forrest Gump, Ruby, Bobby),  et littéraires ( dernièrement Stephen King et Philippe Labro entre autres) ont traité plus ou moins directement l'assassinat de JKF comme sujet de leurs  intrigues.

Dans le cadre de cette année de commommération, "Parkland", le premier film de Peter Landesman sorti en octobre dernier dans les salles françaises, et qui est en sorti en DVD le 10 février dernier (édité par Metropolitain films)  est arrivé à point pour nous offrir une approche différente de celles des autres oeuvres sur le sujet, et notamment de JFK, l'oeuvre d'Olivier Stone qui fait un peu référence en la matière.

En effet, en choisisant de situer son intrigue  dans Dallas ( Parkland est le nom de l'hopital de Dallas où le président fut amené et y laissa son dernier souffle) juste avant et juste apres les heures qui ont suivi l'attentat, Parkland s'intéresse surtout  éléments factuels et aux premiers effets du drame sur les acteurs concernés au premier chef par cette tragédie.

Parkland: l'assassinat de JFK version intimiste

Du cinéaste amateur qui a capturé les images de l’assassinat, au membre des services secrets qui avait l'assassin du président, le tristement célèbre Lee Harvey Oswald dans son bureau quelque jours plus tôt, au docteur qui a tenté de ranimer le Président ou encore au frère du célèbre tireur,  infirmiers de l'hôpital, chirurgiens,  personnes du FBI, politiciens, quelques personnages souvent  anonymes qui ont vécu le drame de plein fouet et qui ont participé à leur facon à cet évenement tragiquement historique sont dévoilés sous la caméra du novice Peter Landesman.

Ici, contrairement à chez Stone, on n'est pas dans la reconstitution minitieuse de l'évenement pour tenter de toucher du doigt la vérité de cette tragédie, mais plus dans l'humain pour savoir comment tous ces individus ont vécu.

Le cinéaste prend ainsi le parti d'une approche quasi documentariste, avec une réalisation minitueuse et clinique, faite essentiellement de plans serrés et de pas mal de gros plans sur les personnages pour que le spectateur comprenne bien l'état de choc dans lequel cet évenement les a laissé.

  Cette approche de docu fiction permet au film d'avoir un cachet d'autenthicité, mais en même temps il laisse un coté un peu froid un peu superficiel dans son approche. Les personnages sont trop nombreux et trop esquissés pour qu'on puisse s'attacher à eux, malgré un casting prestigieux, parmi lesquels on remarque  Billy Bob Thornton qu'on avait pas vu depuis longtemps, le toujours impeccable, Paul Giametti dans la peau d' Abraham Zapruder, le  tailleur qui avait filmé le drame sur sa caméra super 8 ( le personnage le plus émouvant du film), mais aussi d'autres acteurs plus ou moins connus.. Jacki Weaver ,James Badge Dale, Marcia Gay Harden,la baby star Zac Efron et encore une bonne trentaine d'autres...

Parkland: l'assassinat de JFK version intimiste

On passe d'un personnage à l'autre sans que notre oeil et notre esprit puisse vraiment s'accrocher à l'un, contrairement à ce que réussissent les films choraux emblématiques du genre, ceux de Robert Altman ou Paul Thomas Anderson. Ici, on regarde tous ces personnages dévastés par la tragédie avec trop de distance pour être véritablement touché par ce qu'ils traversent, et ce, malgré un indéniable coté parfois mélodramatique,  et surtout un coté trop patriotique du sujet. On voit ainsi une dévotion permanente de tous les personnages (sauf bien sur Oswald) pour JFK, dévotion qui était sans doute réelle, mais certainement pas un tel point qui confine ici à une vraie canonisation.

Bref, "Parkland" est un projet plus interessant sur le papier que son résultat sur l'écran, et son traitement trop neutre et trop superficiel l'empeche de le classer parmi les classiques du film historique américain. Parmi les oeuvres de 2013 étant revenu sur la mort de Kennedy, nul doute que 22 11 63, le roman de 1000 pages de Stephen King qui mélange fiction et histoire avec un vrai sens du récit et du romanesque absent ici me parait bien plus recommadable..

PARKLAND (JFK) - Bande-Annonce / Trailer [VF|HD1080p]

Et sur cinétrafic, vous pouvez retrouver tout un tas de  film recent et de film a voir.  

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