Photographies
: Gravure intitulée « Le Riche du Jour ou le Préteur Sur Gages. » suivie du texte : « Je prête, Madame, à
mes Concitoyens à deux cent pour cent d’intérêts. » Il manque la partie en dessous indiquant : « A Paris, chez l’Auteur, rue Dauphine, vis-a-vis celle Contrescarpe. M.on du
Sellier. N° 71. Et chez Depeuille, rue des Mathurins, aux deux Pilastres d’Or ; 2 livres ; Bibliothèque nationale. » Elle fait 18x32,7 cm et date de 1797. « Gravé par J. L.
Julien » pour Laurent Joseph Julien (17...-1805).
Cette

La gravure des photographies ci-dessous fait aussi référence à cette nouvelle bourgeoisie issue de la Révolution avec sa jeunesse dorée et ses nouvelles grandes fortunes.



Le sujet fait référence aux mœurs de l'Empire qui reprend à son compte certains des 'travers' de l'aristocratie de l'Ancien Régime. Le peuple y est représenté foulé par les nouveaux riches que sont les faux incroyables de l'époque.
La famille royale, et notamment celle de Louis XVI, se rend régulièrement à Saint-Cloud.
Le 18 avril 1791, alors qu'elle souhaite y faire ses Pâques, elle est stoppée par le peuple qui s'attroupe autour du carrosse royal et arrête ses chevaux. Même les gardes nationaux refusent
d'ouvrir un passage et le roi et son entourage doivent rentrer aux Tuileries.
Par la suite cette ville, son parc et son château restent un des lieux du 'grand monde'. Encore aujourd'hui les cités qui entourent le parc de Saint-Cloud accueillent de grandes fortunes.
Napoléon Bonaparte réalise au château de Saint-Cloud son coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) et en fait sa résidence favorite avec Joséphine. Il le restaure à grands
frais afin d'y étaler la magnificence de la cour impériale. Le mariage civil de Napoléon et de Marie-Louise d'Autriche (1791-1847) y est célébré en 1810.
© Article et photographies LM
