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Sosh aime les inrocks lab | l’open mic de toulouse (partie 1)

Publié le 17 mars 2014 par Acrossthedays @AcrossTheDays
Sans titre 11 SOSH AIME LES INROCKS LAB | LOPEN MIC DE TOULOUSE (PARTIE 1)
 

Après avoir révélé des artistes comme AlineThe Bewitched HandsGriefjoy ou  Cocoon, le concours de découvertes musicales “Sosh aime les inRocKs lab” revient pour sa 11e édition.

Les sélections sous forme d’Open Mic pour la région Toulouse se tenaient au Connexion Live, et ATD était bien évidemment là pour couvrir l’évènement et rencontrer le vivier de talents qu’est la ville rose (et ses environs).

Cette année, pas de Mojito gratuit ni de goodies, mais toujours cette même qualité dans les présélections.

Pour succéder à John and The Volta, Banquise et  Sing Sing My Darling, pas moins de 7 groupes se sont soumis a l’épreuve de l’open mic : 20 minutes pour s’installer et jouer, pas une de plus.

Les Filles et les Garçons, Mehari, Ruby Cube, Le Common Diamond, The Victoria’s, Steamboat Woody et Firedog Empire sont passés sur la scène à tour de rôle pour défendre leurs chansons et espérer être désigné comme l’un des 15 lauréats, ce qui  permet d’empocher une bourse de 1000 euros et d’également de rejoindre la programmation de la soirée à la Gaîté Lyrique (fin mai) où le jury y désignera 5 finalistes. Et enfin une grande finale se déroulera fin septembre lors de laquelle seront désignés le prix du jury et le prix du public.

Le premier jouera au festival des inRocKs 2014 et recevra un stage de formation à l’IRMA grâce au FAIR. Le second remportera quant à lui un enregistrement dans un studio réputé et une résidence à Mains d’Oeuvres

Après s’être délecté de cette délicieuse programmation, on est allé a la rencontre des ces jeunes pousses, pas si jeunes que ça …
Dans cette première partie, on donnera la parole à Firedog Empire, Steamboat Woody et The Victoria’s.

Il s’en suivra une deuxième partie avec les artistes restants.

FIREDOG EMPIRE

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Firedog Empire par A2MÔ

D’entrée de jeu, ce sont les excellents Firedog Empire qui ont eu la lourde tâche d’ouvrir le bal et ils s’en sont sortis avec brio grâce à la fraicheur « citronnée » de leur pop.

ATD. Question simple pour commencer, qui êtes-vous ?

Firedog Empire. Nous sommes quatre musiciens. Kieran Thorpe au chant, guitare et piano, Franco-Anglais de Toulouse. Olivier Clément au saxophone soprano originaire de Brioude en Auvergne. Frédéric Chabord à la batterie et Ismaël Valente à la basse et à la guitare qui tous deux viennent de Rodez en Aveyron. Voilà pour l’AOC. Dernièrement Kieran et Olivier ont emménagé sur Toulouse et Fred sur Paris. Seul Ismaël est resté sur Rodez, ville où a débuté le groupe.

ATD. Vous catégorisez votre musique comme Lemon Pop, c’est quoi ? C’est ce qu’on a entendu, un mélange bien dosé entre rock pop et Jazz ?

FE. Lemon pop c’est un terme inventé par Kieran. On avait du mal à définir notre style, on se situe entre le folk, le rock, la pop, le jazz… alors on est plutôt pop et dans lemon on met tout le reste. Alors oui le côté lemon, c’est ce mélange là.

ATD. J’ai aussi voulu voir où vous en étiez dans votre discographie, quelle surprise que de tomber sur votre « Burst Cover Art », l’idée est géniale, vous pouvez l’expliquer en 2 mots ?

FE. Le BCA (Burst Cover Art) c’est un concept de pochette d’album. On a réalisé une toile participative de 9mx2m lors de l’Ouvre Boîte Festival 2013 à Rodez. Les festivaliers ont été invités à peindre dessus. Une fois terminée l’oeuvre a été découpée en 1000 morceaux qui sont devenus autant de pochettes uniques que de CD pressés par le groupe. Ensuite, chaque CD a été scanné et l’on peut désormais choisir sa pochette préférée sur notre site internet firedogempire.com. On a aimé l’idée de redonner du choix aux acquéreurs du cd. Face à la dématérialisation de la musique, il fallait redonner du sens à l’objet CD. On a trouvé cette idée-là. Le BCA permet de s’approprier l’objet CD de lui donner plus de sens, de lui offrir une dimension supplémentaire.

ATD. En parlant de discographie, un album en préparation après ce « Thousand Stitches » ?

FE. Pour l’instant on a pas d’album en préparation, on cherche à tourner un maximum pour partager notre musique. D’ailleurs notre EP est tout frais il date d’octobre 2013. Mais on y pense déjà, on a plein de morceaux dans nos valises qui méritent d’être enregistrés. Alors si on est prêts, pourquoi pas pour 2015 !

ATD. Et pour revenir au concours, vous êtes satisfait de votre prestation ?

FE. Concernant le concours, on est satisfaits de notre prestation. Pas qu’elle soit parfaite, on a encore beaucoup à apprendre mais on a eu l’impression d’offrir le meilleur de nous-mêmes. Alors on s’est sommes amusés et on n’a pas de regrets particuliers.

ATD. C’est le plus important ! Au niveau de vos instruments, vous avez un saxophone soprano : ajouter un instrument à vent était une façon de se démarquer ou c’était un son recherché et prévu dans le projet de base ?

FE. C’est pas très courant en effet de le voir dans une formation pop/rock mais tout à fait courant dans le lemon pop ! Olivier joue du sax depuis le début avec nous il a su placer son instrument très judicieusement. Le sax ne se retrouve pas sur tous les morceaux mais il reste très présent et fait donc partie de notre particularité dans le paysage pop/rock actuel.

ATD. Vous êtes confiants pour la suite du concours ?

FE. Le niveau est très élevé. Si on veut être objectif, un groupe comme Le Common Diamond par exemple me semble plus mûr que nous musicalement. Ensuite, il y a une grande place pour l’électro pop cette année, la scène française semble avoir de nombreux talents dans ce style en particulier. Le temps du lemon pop n’est pas encore venu. Patience donc… mais  l’espoir fait vivre !

ATD. Qui sait, peut être que c’est 2014 …. De l’actu à venir ?

FE. Question actu :
Le 20/03 au Pop in à Paris
Le 12/04 en première partie des Ogres de Barback à Decazeville.

STEAMBOAT WOODY

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Steamboat Woody par Andie-The Nerdy Virginias

Sans transition, on a filé  toucher deux mots au groupe qui a brillé par son originalité : Steamboat Woody, français sur la carte mais de Nashville dans le banjo et la voix. A contre-courant de la Sainte Trinité du Rock-Pop-Electro, Steamboat Woody a (d)étonné avec sa country.

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ATD. Vous c’est Steamboat Woody, l’OVNI de la soirée avec votre country et banjo sortis tout droit des Etats-Unis. Vous pouvez vous présenter ?

Steamboat Woody. C’est vrai qu’on dénotait un peu ce soir-là… Steamboat Woody est le surnom que j’ai préféré prendre pour faire de la musique, car finalement mon nom d’état civil ne faisait pas country pour un rond ! Après avoir joué de la basse dans quelques groupes punk de la région, je suis parti vivre aux Etats Unis pendant quelque temps et c’est là-bas que j’ai commencé à jouer du banjo. En rentrant sur Toulouse récemment, j’ai décidé de faire appel à deux amis avec lesquels on avait joué de la musique auparavant pour venir m’accompagner à la washboard et à la guitare.

ATD. C’est une passion innée ou c’est au cours de ce voyage que tu l’as nourrie ?

SW. Finalement, j’étais super fan de western quand j’étais gamin, mais je ne pensais pas me mettre au banjo à ce moment-là ! Avoir eu la chance de passer quelques temps dans le sud-ouest des USA, et surtout en Californie du Nord, m’a par contre vraiment donné envie d’apprendre cet instrument, et jouer de la musique country. Le banjo à quelque chose d’assez unique qui te fait directement penser au Grand Canyon ou à des trucs du genre ! Après, il y a quelque chose de super aussi avec les musiques folkloriques en général. D’ailleurs, on jouait avec Rooliano et Rodrigo (guitare et washboard) dans un groupe de punk irlandais avant que je ne parte.

ATD. Et ce n’est pas compliqué de convertir ses amis du Punk au Country ?

SW. Non, ça s’est fait tout seul ! Au fond, je ne sais même pas si je fais vraiment de la vraie country… Certains puristes pourraient surement trouver plein de trucs à redire ! Je pense que, surtout quand on joue à trois, il y a quelque chose d’assez punk rock dans notre façon de jouer, ne serait-ce qu’au niveau du tempo. Donc je pense qu’ils ne sont pas trop dépaysés !

ATD. Ca va, tu n’as pas kidnappé leurs parents pour les forcer à jouer. J’ai essayé d’aller réécouter ce que vous faisiez, j’ai juste trouvé un ou deux liens YouTube, tu n’as donc pas de chanson version studio ? C’est une des raisons de ta participation aux InrocksLab ?

En effet, je n’ai kidnappé personne ! Il y a pas mal de groupes de punk-rock dont on était fans qui utilisent beaucoup de guitares accoustiques ou des instruments folk traditionnels, comme les Dropkick Murphy’s, les Flogging Molly, ou Old Man Markley, qui pour le coup font vraiment de la country et avec lesquels on vient de faire quelques dates. Donc, je n’ai même pas eu à essayer de les convaincre, et c’est tant mieux, car c’est plus sympa de faire ça avec des amis. Sinon, j’ai en fait enregistré une petite démo avec Rodrigo à la washboard. C’est une démo de 4 titres qui est disponible en écoute et en téléchargement gratuit sur bandcamp. La qualité n’est pas exceptionnelle, mais c’était surtout pour avoir un support pour démarcher et trouver des concerts. Et oui, si on avait la chance d’être sélectionnés pour les phases suivantes, on se servirait du prix pour enregistrer un album.

ATD. Et au niveau de votre prestation, vous l’avez ressentie comment ? De bon augure pour la phase suivante ?

SW. Ce qui est sûr, c’est qu’on s’est bien amusé. Le format est particulier, et on a à peine le temps de monter sur scène qu’il faut en descendre, mais malgré tout je pense qu’on a défendu notre musique honnêtement. Après, c’est très difficile à évaluer, car j’ai vraiment trouvé qu’il y avait de bons groupes ce soir. En fait, j’ai vraiment fait des découvertes d’artistes que je ne connaissais pas, et j’ai été assez impressionné, donc je ne m’avancerais pas sur les phases suivantes !

ATD. Vous étiez en sommes, vous aussi, une belle découverte, ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de voir un groupe Country, Country-Punk même.
J’ai vu que le festival de Mirande était annulé, ça vous aurait plu de faire un festival comme celui-là ? Et à défaut de Mirande, vous avez des dates prévu ?

SW. Et bien merci beaucoup ! Sinon oui, le festival de Mirande est annulé… Et oui, je trouverais ça génial de pouvoir jouer dans un festival comme celui-là ! Même si la programmation s’était élargie ces dernières années, je pense que ça fait partie des endroits qui ramènent pas mal de passionnés d’americana, donc ça devrait être marrant de jouer au milieu des Harleys et des custom cars ! Sinon, il n’y a pas énormément de dates de prévues pour l’instant. On va jouer à la fin du mois au Georges et Dragons, puis il y aussi quelques concerts de prévus un peu plus tard. Mais je pense que maintenant qu’on a eu l’occasion d’avoir quelques bons concerts, on va essayer d’organiser plus de choses.

THE VICTORIA’S

the victorias interview SOSH AIME LES INROCKS LAB | LOPEN MIC DE TOULOUSE (PARTIE 1)

The Victoria’s par Matthieu Pollux Lepage Taylor

Pour finir cette première partie de report, on est allé voir les 3 Palois Léo, Frédéric et Sébastien des Victoria’s pour une interview pour le moins…décalée.

ATD. Victoria’s c’est quoi ?

Léo : Trois jeunes hommes splendides, unis sous le signe du V pour diffuser de l’amour, la musique n’est que secondaire.

Sébastien : Entre le plat et le dessert, avec une copine !

Frédéric : La Collection Printemps-Été de l’Amour.

ATD Ca on l’a vu, trois Victoria, vous êtes frères ?

F: Oui, on est tous frères, et ceux qui nous écoutent sont nos enfants.

S: Totalement consanguin.

L: Frères d’amour et du V, c’est plus fort qu’un lien de paternité.

S: Ca reste flou quand même…

L: Mais en vrai on est potes (rires).

ATD. Il y a dans votre musique une influence indéniable de Sébastien Tellier, vous êtes inspirés par qui d’autre ?

F: Gainsbourg, MGMT, The Clash, après chacun a ses influences.  Les miennes sont plus vers le jazz, le funk, le rock voire de la chanson française donc très large.

S: Prince ! Plein de truc, c’est très large aussi… Avec une bonne base de funk.

L: Apres, c’est super large les influences, ça peut aussi être autre chose que la musique qui nous influence : ça peut être un livre, un film, un moment…n’importe quoi en fait.

F: La mode est une énorme influence chez nous.

L: Grave !

F: La nature aussi, là où l’émotion se trouve.

L: Tout à fait.

F: Un coup de pied dans une poubelle, un magazine qui tombe, et boum un tube ! C’est comme ça chez nous !

ATD. C’est très beau tout ça vous êtes de vrais poètes !

L: Merci, tu as tout à fait raison d’ailleurs c’est comme ça qu’on voit nos textes, une dose d’emotion pure et sans triche.

F: La poésie est plus forte comme Léo Ferré ou Jim Morrison, ils étaient au-dessus de la musique parce qu’ils étaient des grands poètes.

ATD Vous êtes les joyeux papas de la « MST », vous pouvez nous expliquer ça ?

F: En fait tout a commencé lors d’un de nos concerts : après avoir fait notre set une femme est tombée enceinte, du coup notre Musique est devenue Sexuellement Transmissible. Nous partageons notre musique comme l’Amour avec passion, sans retenue et aucune limite à tous, au monde entier !

L: Tout a fait, l’amour n’est que positif et notre musique aussi. Seule l’émotion nous intéresse.

ATD. Ca manque dans le paysage musical actuel ?

L: Oui bien sûr que ça manque.

F: La musique ou l’art ne font que partie de ce monde. Le monde entier manque d’amour.

L: Aujourd’hui tout le monde se dit artiste, nous on est à l’opposé de ça.

F: Etre artiste ne veut plus rien dire.

S: On veut plaire !

ATD. Vous faites encore plus fort que Pharrell Williams, c’est un message d’amour au monde entier, femme et homme, que vous faites !

L: Oui voilà c’est pas juste un message pour les femmes… mais pour les hommes aussi !

F: Dans le futur il n’y aura même plus de socialisation sexuelle, tout le monde sera Amour, les gays et hétéros n’existeront plus.

L: Ce n’est même pas un message, c’est une onde positive d’émotion électrique et sensuelle.

ATD. Je rajouterai « rires » en didascalies. 

F: Non on est extrêmement sérieux, on plaisante pas avec l’Amour…

L: Bien sûr qu’on rit, ça fait partie de notre musique, ça fait partie de cette vague positive.

F: C’est comme le fromage et le bon vin, sans second degré rien ne serait intéressant.

S: Dans le son c’est pareil !

L: On cherche à faire du bien aux gens qui nous écoutent et pas à leur rappeler des moments tristes ou tortures de leur vie, donc on rit aussi.

L: On prend toutes les émotions positives et on les amplifie par notre musique.

S: C’est le groupe de rock qu’on rêvait d’avoir tous à 16ans.

ATD. Vous êtes encore pires que La Femme ! (rires)

F: La Femme aime le surf et nous on aime le skate, question de genre.

L:  Merci. (Rires) Le pire c’est qu’on est sérieux, mais sans se prendre au sérieux.

ATD. Pour revenir a une question moins abstraite, vous êtes satisfaits de votre prestation a l’Open Mic ?

F: Pas tellement, enfin plutôt pas de tout.

L: On a eu plein de problèmes techniques, les retours marchaient pas donc on s’entendait pas.

 ATD. Que s’est-il passé ?

L: Pas de balance ni meme une line check.

F: Pas assez de temps, et du coup tout le monde s’est emmêlés les pinceaux.

L: Enfin c’était chaud sur le premier morceau, après ça allait mieux.

F: Les ingés sons n’avaient pas le temps de bien faire le travail, en vingt minutes c’est pratiquement impossible pour eux.

L: Ouais c’était encore plus un défi pour eux que pour nous je crois.

S: C’est des conditions très speed…

L: Et puis jouer sans s’entendre, c’est assez chaud. (rires)

F: Oui sur scène c’était très inconfortable niveau son.

ATD. C’est le gros défi de l’Open Mic, j’étais vraiment triste pour vous, j’ai même décelé Léo (chanteur) demander aux autres si vous deviez arrêter.

S: Très mauvais moment ce premier morceau. C’est déjà frustrant de jouer si peu…

F: Oui Léo voulait s’arrêter, mais dans le speed on s’est pas compris.

L: Oui c’était vraiment abusé donc à un moment je me suis demandé ça, bien vu !

ATD. D’autres dates prévues pour rattraper le coup ?

F: Chez nous à Pau.

L: Oui il y aura d autres dates, mais pas sur Toulouse pour l’instant !

S: Après on a pleins d’autres projets sur le feu donc on a de quoi faire.

ATD. En parlant de projets, on peut savoir ce qui se trame chez les princes de l’amour (universel) ?

F: Les Albators du Sexe et de L’Amour ! (rire) Oui, des collaborations.

L: On a une collab avec le groupe Acid Washed qui va sortir.

F: Les DJ signés sur Record Makers qui nous ont déjà fait un remix pour  le morceau Tendresse.

L: Et des remix qui vont arriver aussi.

S: De bons échanges avec les gens de chez Tricatel, notamment Jef Barabara pour qui on a fait un remix.

L: On va aussi sortir un autre morceau sur un petit label français d’ici peu aussi.

F: On travaille aussi avec des amis à nous pour nos visuels, photos, etc.

ATD. Funk LeBlanc aussi a remixé votre chanson « L’amour en voilier », ça doit faire plaisir que d’autres artistes donnent un nouveau souffle à vos chansons ?

F: Grave !

S: C’est génial les remix, dans les deux sens !

F: Surtout quand on ne s’y attend pas comme pour le remix de Concorde par Fast Back

S: Funk LeBlanc avait déjà cartonné avec son remix de notre Concorde !

F: Il nous a suivi sur SoundCloud et on a vu qu’il avait posté un remix de Concorde qu’on adore, c’est génial et inattendu !

L: Ouais ça c est vraiment super !

S: C’est le côté génial du net, tu fais tourner et les gens qui kiffent bien, ça fait des rencontres.

F: Oui, plus de 40 000 écoutes, c’est assez dingue !

L: D’ailleurs on aime beaucoup collaborer avec d’autres personnes, que ce soit sur le son ou sur l’image. Ca donne une autre vision de ce qu’on fait et c’est très enrichissant.

F: Le remix a servi pour une émission de jeu vidéo russe, c’est ouf.

ATD. Et vous avez un album en préparation pour laisser à ces génies des platines encore plus de matière pour être remixés ?

F: On a assez de morceaux pour faire un album mais on attend de bien démarcher d’avoir des propositions, on attend surtout les rencontres.

L: En fait on aurait de quoi faire presque deux albums mais vu qu’on discute avec pas mal de labels on attend de voir si ça débouche sur quelque chose.

F: C’est comme une sorte de meeting, et on sait pas si la fille est belle ou même si c’est une fille, faut toujours attendre.

ATD. Vous rayonnez en dehors de France ? Vous avez des retours positifs ?

L: Ouais, on marche super bien au Canada, on est pas mal diffusés en radio là-bas. On a été chroniqué chez Lagasta aussi.

F: On a la chance d’avoir pour l’instant beaucoup de retours positifs à notre petite échelle indépendante.

L: On a eu beaucoup de retours, dont beaucoup de gens qu’on apprécie donc c’est super pour nous et ça motive encore plus.

F: Le remix des Acid Washed de Tendresse les a suivi lors de différentes dates et ça fait plaisir de savoir qu’un de nos morceaux a été joué un peu partout. Les retours de leurs parts ont été positifs aussi. Grâce à Internet et aux réseaux sociaux, on peut être visible plus vite et un peu partout, c’est une chance pour notre génération et les suivantes.

ATD. L’amour 2.0 ?

F: Le nouveau Film de Woody Allen.

ATD. En ésperant que vous serez sur la BO du prochain.

L: Ce serait cool oui !

F: Sortir même de simplement faire de la musique pour aller dans pleins d’autres domaines serait top, en musique de film par exemple…

ATD. Vous tournez en dehors de l’Hexagone ?

F: On aimerait beaucoup.

S: On a du mal à faire des dates sur Paris déjà, entre le taf, la distance…

L: Et puis surtout on préfère faire moins de dates mais bien les choisir, que le lieu nous plaise vraiment et pas juste faire des dates pour faire des dates.

L: On est sélectifs pour se faire vraiment plaisir !

ATD. Ouais je vois, c’est dur de démarcher les salles que vous voulez ou vous attendez qu’on vous programme ?

L: On ne démarche pas trop non pour le moment, on attend.

S: Sur Paris on peut pas y aller comme ça, on a déjà refusé des plans, c’est frustrant.

F: Oui généralement on a la chance d’être appelés.

L: Mais c’est compliqué de démarcher soi-même, ça prend du temps avec le boulot et le taf de musique.

S: En gros il nous faut une structure.

F: Et beaucoup de temps.

ATD. En tout cas c’est dommage cette scoumoune qui vous est tombé dessus. Vous avez d’autres tremplins en perspective ?

S: Non, aucun.

L: Ouais c’est dommage mais pas bien grave.

F: Ils auraient pu nous faire gagner cash, mais bon apparemment c’est pas aussi easy.

L: C’est frustrant de pas avoir pu faire notre spectacle comme on le voulait surtout.

ATD. Au moins, vous avez pu me contaminer avec votre super love !

F: Nous sommes les plus heureux alors.

S: Disons qu’on va surtout essayer de travailler avec les gens qu’on a branché.

L: On a fait de superbes rencontres et c’est ça le but principal !

S: Et vraiment super Across The Days, du coup j’ai découvert, j’aime beaucoup !

ATD Merci de la part de l’équipe! La salle était remplie de blogueurs, journalistes et de pros dans la musique. C’est surtout ça l’envers du décor.

L: C’est toujours intéressant pour nous aussi, même si on a pas pu faire ce qu’on voulait (rires) !

F: Si tu retournes à Lourdes, prie pour nous !


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