Magazine Cinéma

American College

Publié le 24 mars 2014 par Olivier Walmacq

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Genre: Comédie

Année: 1978

Durée: 1h45

L'Histoire: Au College Faber deux fraternités se livrent une guerre sans merci. Omega regroupe les élèves les plus brillants et les plus riches du campus. Ils sont aussi à la botte de Dean Warmer le directeur de l'établissement scolaire qui se sert d'eux pour espionner et si possible faire virer ceux de la fraternité Delta. Cette dernière est une véritable honte aux yeux du directeur, elle regroupe les cancres. Ceux-ci passent le plus clair de leur temps a boire, fumer, faire la fête et draguer. L'affrontement des deux groupes d'étudiant atteindra son paroxysme durant le final au cours duquel, après avoir été virés du campus, les membres de Delta pour se venger sèmeront la panique durant le défiler annuel!

La critique de Nicos31:

A l'origine de la naissance du projet "American College", la menace de démission de l'auteur Douglas Kenney qui, marre du rythme du show "National Lampoon" dont il était l'un des principaux scénaristes, a envie de nouveauté. Pour le retenir le producteur Matty Simmons lui fit miroiter la possibilité de faire un film. C'est alors qu'Harold Ramis entra en scène, ce dernier développa un scénario du nom de "Laser orgy Girls" mettant en scène les années de lycée du tueur en série Charles Manson. Bien que trouvant le script amusant, Ivan Reitman (co-producteur) et Simmons trouvèrent malgré tout le texte trop bizarre (sexe effréné, drogue, musique,...) et savaient parfaitement qu'un tel projet serait accueilli de façon très négative par les studios. 

Ramis et Kenney furent alors rejoint par Chris Miller, autre scénariste originaire du "Lampoon's Show" et auteur de bon nombres d'histoires amusantes mettant en scène des étudiants. Les trois hommes se mirent au travail et décidèrent de sélectionner leurs meilleurs souvenirs de leurs années de fac et de s'en servirent comme matière de base au développement du projet. 

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Une fois le scénario bouclé, la production chercha un réalisateur pour la mettre en image. Un tel projet demandait un metteur en scène qui comprenait l'essence du sujet et qui saurait en tirer le meilleur parti. Le choix se porta sur "John Landis" lequel venait d'acquérir une certaine notoriété grâce à son "Hamburger Film Sandwich", un film indépendant dont l'humour parlait à la production. Dès la première lecture, Landis se rendit compte du potentiel du projet et fut aux yeux des producteurs celui qui pourrait les aider à l'améliorer.

Vint ensuite le choix du casting. L'un des premiers acteurs recrutés fut John Belushi pour le rôle de "Bluto". Ami proche des trois scénaristes, Belushi voyait en "American College" le parfait tremplin pour faire décoller sa carrière. Force est de constater que son intuition a vu juste car le succès du film et la qualité de sa performance lui valurent d'être bien perçu par Hollywood. Il trouvait ici en la personne de Bluto un rôle fait sur mesure pour lui. Il est le type même de l'étudiant médiocre, trichant aux examens, buvant comme un trou, urinant par terre et mangeant comme un cochon. Rien que la scène de la cafétéria durant laquelle il avale d'une seule bouchée un hamburger et crache un oeuf sur les membres de la fraternité Omega, est représentative de la personnalité du personnage.

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Pour entourer Belushi, Landis recruta une gamme hétéroclite de comédiens tels que Tim Matheson ("Fletch", "1941",...), Tom Hulce (Amadeus), Bruce McGill ("Collateral","Ali", "Cliffhanger",...) Karen Allen ("Starman", "Indiana Jones: Les aventuriers de l'arche perdue"...) , Peter Riegert, Kevin Bacon,... Les studios quant à eux ne furent en aucun cas satisfaits du casting, trouvant les choix du réalisateur exécrables. Pour y parvenir, Landis devait convaincre une star de rejoindre le projet. La star en question fut Donald Sutherland, lequel se lia d'amitié avec le réalisateur quelques années plus tôt sur le tournage de "De l'or pour les braves" sur lequel Landis était assistant de production. Sutherland n'apparaît que très peu dans le film mais sa présence au casting offrit une certaine légitimité au projet.

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Les plus jeunes s'adonnèrent à de nombreuses recherches après que la production ait obtenu l'autorisation de tourner sur un vrai campus. Certains d'entre eux, dont Tim Matheson et Bruce McGill, allèrent jusqu'à s'inviter à deux fêtes organisées dans deux fraternités différentes. Alors qu'ils furent accueillis à bras ouvert par ceux d'Omega, ceux de Delta firent preuve d'hostilité à leur égard. Une bagarre éclata durant laquelle un grand nombre d'étudiants se jetèrent avec fureur sur les comédiens, lesquels en sortiront avec quelques bosses et égratignures.

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Cet expérience leur aura sûrement servi, en parti du moins, à la création de leurs personnages respectifs. Tous semblent s'en donner à coeur joie et l'alchimie qui lie chacun d'entre eux est indéniable. On sent un véritable sentiment d'amitié entre eux et au vu des nombreux souvenirs de l'équipe du film, le tournage s'est déroulé sous le signe de la bonne humeur. Du point de vue de la mise en scène il n'y a rien à redire, Landis nous fait découvrir les prémisses de ce que sera son cinéma dans les années à venir et qui atteindra des sommets avec le cultissime "Blues Brothers". Le scénario tient brillamment la route, les gags fusent à une vitesse effrénée, le tout porté par une bande originale et tonitruante.

"American College" est un film méconnu et qui mérite d'être redécouvert par tout à chacun. Une comédie à la fois intelligente et délirante qui m'a particulièrement transporté. Culte !

Note: 16.5/20


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