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Histoire de la beauté : les blogueuses d’antan

Par Marine @Rmlhistoire

Aujourd’hui Internet, je réveille ton coté blogueuse beauté le plus sombre. On s’intéresse à la beauté et à la mode depuis y’a longtemps jusqu’à presque maintenant (C’est important les bornes chronologiques en Histoire). J’aurais vraiment aimé pouvoir parler des hommes, des femmes, et des enfants. Mais pour ça, j’aurais eu besoin d’un siècle de travail et puis y’a pas grand chose sur les hommes. Je suis assez égalitariste comme personne, mais dans l’histoire, une femme doit être belle et travailler son apparence, alors qu’un homme l’important c’est qu’il ait de gros bras et de grosses cuisses pour pouvoir faire la grosse guerre. Du coup, on ne connait que très vaguement les critères de beauté du mâle, mais on a quelques indices !

Paléolithique

Nous sommes entre 3 millions et 12 000 ans avant notre ère. Y’a longtemps donc, tellement qu’on a du mal à imaginer que ça existe, mais ça existe, on a retrouvé des petites statuettes d’ivoire, d’os et de pierre à l’allure féminine.

Histoire de la beauté, les blogueuses d’antan -De la paléolithique à la Renaissance-

 Grosses fesses et gros nichons. Les visages sont sans traits, parce que bon, une meuf c’est une meuf. Tant qu’elle sent l’œstrogène, c’est cool. On dit que la Venus est associée à la fertilité. 

La Grèce antique

On a hérité de nombreuses statues datant du VIIème et Vème siècles avant notre ère, véritables représentations de l’idéal féminin et masculin ! Les hommes, ni vieux ni jeunes, sont nus et bien foutus, les femmes ont le même physique, musclées, gros dos, mais elles portent des tuniques. L’idéal est un corps harmonieux que seul le sport peut apporter.

En dehors des sculptures, des représentations de femmes nous apprennent qu’elles pouvaient parfois porter de la terre rouge sur les lèvres, du safran sur les paupières et du noir pour foncer les cils et les sourcils. Et puis à cette époque, le maquillage c’était sain et pas testé sur des petits animaux mignons.

Moyen-age 

Au Moyen-Age, le maquillage est strictly forbiden quoi. Dieu t’a donné un corps, le transformer c’est rejeter Dieu, ok ? La femme porte des vêtements amples, et le mieux c’est qu’elle soit jeune, large d’épaule avec des petits seins. Si elle est blonde c’est un petit plus. A cette époque, la vierge Marie est représentée sans féminité, j’veux dire que si on connait pas très très bien l’histoire de Jésus Christ, on peut croire que c’est son père qui le tient dans ses bras.

Histoire de la beauté, les blogueuses d’antan -De la paléolithique à la Renaissance-

Seule la couleur rouge est tolérée, car c’est la couleur de la pudeur. Maintenant c’est la passion, comme quoi les codes, ça change. Le petit délire des femmes au Moyen-Age, c’est de s’épiler le front avec un mélange de chaux vive et de sulfure naturel d’arsenic. Et puis, pour que vraiment les cheveux ne repoussent pas, elles appliquaient du sang de chauve-souris ou de grenouille. Soit disant ça marchait. En revanche, ça n’avait rien à voir avec la tonsure intégrale, comme le pauvre Mérovée, ou encore Chilpéric III qui en ont fait les frais. Avoir le crane rasé, ça craint. S’épiler le front, ça c’est cool.

Renaissance

On rebouleverse les codes à partir du XVIème siècle, on fait importer les fards d’Orient, on met du noir sur les yeux, les cils et les sourcils, du vermillon sur la bouche, les ongles et les joues. Les cheveux sont longs, oui, même sur le front. Les cheveux clairs sont à la mode, pour se blondir, les meufs font leur petite mixture home-made, avec du safran et du citron. Et hop au soleil, par contre, il faut une visière pour ne pas faire bronzer le visage, sinon, ça craint. Le teint doit être très pale.

Histoire de la beauté, les blogueuses d’antan -De la paléolithique à la Renaissance-

A cette époque, les femmes sont représentées avec un visage symétrique, un long cou, des épaules tombantes et des nichons qui commencent à être bien bien serrés dans un corset. Un peu comme Gabrielle d’Estrée, la maîtresse d’Henri IV, qu’on a l’habitude de voir prenant son bain avec sa soeur. On ne représente que le haut du corps, ce qui est visible, à quoi bon donner de l’importance à une jambe fine ou épaisse puisqu’elle est cachée sous le jupon ! Et puis par la suite, on s’ouvre un peu, j’veux dire, c’est toujours cool d’imaginer la cuisse, c’est excitant, alors on la dessine, large, du bon gras !

En ce qui concerne le mâle, il doit être viril, et fort. Il travaille et il fait la guerre, il n’a pas le temps de s’épiler les cuisses. Liébault écrit en 1582, « Les hommes ont le corps robuste fait de puissance, le menton et la grande partie des joues garnis de poils, la peau rude est espaisse parce que les mœurs et conditions de l’homme sont accompagnées de gravité, de sévérité, audace et maturité ». Par contre la meuf, elle qui reste à la maison à attendre son cher et tendre, c’est « la modestie, l’humilité et la chasteté » qui doit la caractériser… « Jamais femme effrontée ne peut être belle et seule la contention, celle des chairs et de l’esprit, différencie la paysanne « grosse garce fessue… » aux formes lourdes de la « femme gresle » et «raffinée ».

Les hommes aiment le gras, mais le gras muet de la cour, pas celui qui sent le fumier en fait.

En fin de semaine, je vous propose de découvrir la seconde partie de cette histoire de la beauté du XVIIIème à nos jours !


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