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Kelis ‘ FOOD

Publié le 02 avril 2014 par Heepro @heepro

Kelis {FOOD}Après plusieurs albums produits par The Neptunes (dont fait partie le plus que jamais intouchable Pharell Williams) puis par une horde de « grands noms » tels Raphael Saadiq, André 3000, Cee-Lo Green, Will.i.am, Benny Benassi, Boys Noize ou encore David Guetta, la chanteuse Kelis a décidé de continuer sur cette voie dorée pour son sixième album.
Ainsi, en plus d’être dorénavant signée sur le label indé anglais Ninja Tune, davantage reconnu pour fourmiller d’artistes à tendance électronique, la New-yorkaise est produite par un autre artiste de la mégalopole américaine : un certain Dave Sitek.
Ce dernier a travaillé avec toute une ribambelle d’artistes et groupes issus de divers horizons, dont les Yeah Yeah Yeahs, Beady Eye, CSS, Santigold, Scarlett Johansson ou les Liars, mais il est également et surtout membre du groupe TV On The Radio.
Avec tout cela à leur actif, et une pochette simple et efficace, que j’adore, tout est donc réuni pour que FOOD soit une réussite. Et, à quelques jours de sa sortie officielle, je peux déjà vous confirmer que c’est bien le cas.
La voix de Kelis ne change pas, c’est-à-dire qu’elle demeure d’une émotion intacte, en plus d’être immédiatement reconnaissable. La production mais aussi la participation à l’écriture et à la composition des différents morceaux de Sitek se marient à merveille avec le style sincère, presque cru, de Kelis, qui donne définitivement revenir de nulle part. Comme si elle était en train de s’ouvrir de nouvelles portes, quinze ans après son éclosion sur Kaleidoscope. J’en veux pour preuve des titres comme « Change » ou « Runner », sublimes illustrations de la nouvelle Kelis (à mes yeux, bien sûr).
La reprise « Bless the telephone » devient même carrément introspective, avec sa guitare acoustique et la voix de Sitek en arrière-plan.
Difficile de s’arrêter en cours de route : « Biscuits ’n’ gravy » ne relâche pas l’impression de (re)découvrir une artiste pourtant déjà très affirmée.
Autres mentions spéciales : le final « Dreamer », « Forever be » et « Rumble » qui ont tout des gros tubes en puissance, ou encore l’énergique « Fish fry ».
Jusqu’à il y a quelques semaines, Kelis était restée pour moi encrée en 1999 avec un album très haut en couleur et dégageant une personnalité artistique bouillonnante énorme. Avec FOOD, Kelis me fait vibrer comme je ne l’aurais même pas imaginé, et me réconcilie du coup avec Dave Sitek car je ne cerne toujours pas le groupe TV On The Radio et surtout je restais sur une déception de taille dans sa discographie : Mosquito des YYYs…



(in heepro.wordpress.com, le 02/04/2014)


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