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Exposition de Gaëlle Largillière et Guillaume Flageul « Tristesse et Beauté » à Arles

Publié le 05 avril 2014 par Philippe Cadu

Gaëlle LargillièreExposition de Gaëlle Largillière et Guillaume Flageul « Tristesse et Beauté »  à Arleshttp://galeriejosephantoninarles.blogspot.fr/

Du 12 avril au 9 mai 2014

Vernissage samedi 12 avril 18h30, avec une installation autour des oeuvres vidéos de Gaëlle Largillière

la galerie joseph antonin présente Tristesse et Beauté pendant le week-end Arles contemporain

Une sélection de photographies, vidéo et collages. Gaëlle Largillière présentera deux séries photographiques Burrial in a slippery land et Nature spreads its fluids, the women are moaning. And men have Daddy under their hats… ainsi que deux vidéos (I love all you deads, The country where it was always now). Guillaume Flageul, peintre, présentera un extrait de ses collages réalisés entre 1993 et aujourd’hui.

Exposition de Gaëlle Largillière et Guillaume Flageul « Tristesse et Beauté »  à Arles
 » L’exposition Tristesse et Beauté interroge la place nécessaire de la mélancolie et du deuil dans la création actuelle, de même que le sens de la beauté et de la tristesse qui en découlent. Au travers de deux démarches artistiques singulières et complémentaires, celle de Gaëlle Largillière et de Guillaume Flageul, la galerie engage un dialogue entre deux univers qui traitent de l’échec du réalisme documentaire, de l’impasse de la soi-disant objectivité et de son pendant le formalisme esthétique qui neutralise et enjolive l’apparence, en tentant une voie d’expression du réel, de son tragique absolu, par l’accomplissement d’une dimension du sacré sans aucune part (pour autant) de transcendance. Cette voie où le sentiment et l’expérimentation des procédés de captation de la réalité se rejoignent, entremêlant la pure fiction à ce que le réel a de plus tenace, de plus opaque ou résistant, s’apparente à une forme de quête secrète, sauvage, désespérée, envoutante et presque mystique, de la grâce.

Ecartelée entre le réalisme abrupt, radical, de sa vision et la tendresse profonde, sincère, qui la rattache à ce qu’elle filme, Gaëlle Largillière nous fait basculer dans une réalité à la fois proche et étrangère, dans un monde à la fois allégorique et brutal où la plus grande pureté côtoie la plus grande désolation. Filmant les Balkans, une terre faite de boucheries, de sang et de drame, Gaëlle Largillière s’approche également dans la vidéo I love all your deads au plus près du tranchant de la beauté, en apprivoisant la sensualité primitive et si douce des traits du visage d’une jeune fille rom, habillée dans une robe de princesse et comme sortie tout droit d’un tableau symboliste, faisant d’une marche pénible une danse ancestrale au sommet d’une montagne aride.

Les collages de Guillaume Flageul, peintre, réalisés depuis les années 90 sont un moyen de conjuguer méditation et mélancolie, conceptualisme et rêverie plastique. Qu »il s’agisse de paysages lointains, appartenant à une réalité elle-même lointaine, effacée de la terre ou exhumée au travers de visions surréelles, le peintre se promène dans des contrées à mi-chemin entre récits d’autrefois (Godard) et instants purs d’une émotion qui ne peut se traduire autrement que par l’image. Emotion devant un monde qui sombre ou qui renaît sans cesse, à la fois toujours mort, en deuil et renaissant de sa chaleur humaine, de sa vitalité ensorcelante telle une enfance toujours devant et derrière nous… »

Galerie joseph antonin, 40 rue Emile Barrère (Hauture) :http://galeriejosephantoninarles.blogspot.fr/
La galerie est ouverte le samedi et dimanche durant le week-end d’Arles contemporain de 14h à 18h. Hors week-end : du mercredi au samedi 15h-18h.

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