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Economie et prostitution, toute une réflexion (1/2)

Publié le 07 avril 2014 par Edelit @TransacEDHEC

Depuis quelques années la prostitution n’est plus seulement abordée moralement, sociologiquement ou politiquement. Les économistes commencent à s’emparer du sujet et y apportent un nouvel éclairage.

A leur manière essayons de nous poser quelques questions provocantes et de leur apporter des éléments de réponse dégagés de toute morale, baignant dans l’abstraction économique la plus totale – en partie responsable de certains errements de notre temps.

Une fois qu’on lui eût passé les menottes aux poignets, après avoir perdu une présidentielle, terni définitivement son image et réglé le coût des différentes procédures chiffrées à plus de 10 millions de dollars ; DSK, brillant économiste, a dû se dire que cette histoire était décidément une bien mauvaise affaire. S’il voulait en effet seulement avoir des relations sexuelles avec une jeune femme, il ne lui en aurait coûté que quelques milliers d’euros au maximum.

La question s’amène dès lors d’elle-même : si, comme DSK, un individu moyen de sexe masculin hétérosexuel ne désire avoir que des relations sexuelles avec un individu moyen de sexe féminin, a-t-il économiquement intérêt à avoir recours aux services d’une prostituée ?

Selon la gamme, la prestation délivrée par une prostituée sera facturée en moyenne environ 20 à 2000 €. Le coût d’opportunité de la négociation sera quasi-nul tandis que celui de la transaction proprement dite variera de 20 minutes à 2 heures. Notons tout de suite que ce dernier ne sera pas pris en compte dans la comparaison puisqu’il est semblable dans les 2 cas.

Le cas hors prostitution est plus compliqué à étudier du fait de la variété des situations et de diverses complications.

Premier problème, dans un cadre occidentalo-centré il n’est pas si courant de n’avoir que des relations sexuelles avec le partenaire, souvent une phase d’échange prélude voire postlude à l’acte et peut même l’éradiquer. Pour simplifier, ce temps d’échange sera considéré comme étant celui de la négociation. Il varie de façon importante.

Second problème, le coût brut n’est pas explicite et est lui aussi fort variable. Il peut être nul mais aussi monter très haut notamment à la faveur de divers cadeaux (verres, bouteille, restaurants, bijoux, vêtements…).

Troisième problème, ici la situation n’est pas certaine. C’est-à-dire que nous rentrons dans un cadre d’analyse probabilistique qui peut être modélisé par le principe de loterie : lorsqu’une femme est abordée par un homme, il n’est pas sûr que son ticket soit gagnant.

Nous sommes bien en peine de résoudre aisément les différents problèmes qui nous sont posés. Dès lors nous proposons un cadre d’analyse ô combien réducteur mais qui aura la vertu de permettre une première lecture.

S.F.


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