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Alfredo Alcón a rejoint San Martín et Güemes, Tita Merello, Mercedes Sosa et Roberto Arlt... [Actu]

Publié le 12 avril 2014 par Jyj9icx6
Alfredo Alcón a rejoint San Martín et Güemes, Tita Merello, Mercedes Sosa et Roberto Arlt... [Actu] C'est une immense figure de l'art dramatique argentin qui vient de disparaître à l'âge de quatre-vingt quatre ans. Alfredo Alcón aura brillé dans toutes les disciplines de son art, sur la scène, au grand écran et à la télévision. Ce matin, l'Argentine ressemble un peu à la France quand elle fit ses adieux à Jean-Louis Barrault...
Au cours de sa longue carrière, il aura travaillé avec la crème des artistes argentins. Il aura incarné tous les grands personnages du répertoire classique depuis Shakespeare jusqu'à Samuel Beckett en passant par Eugène O'Neil, Federico García Lorca et Alfred de Musset. El Santo de la Espada, film complet (1970)
Au cinéma, il a incarné certains des plus grands héros nationaux, comme José de San Martín en 1970 dans un film devenu un classique d'entre les classiques, El Santo de la Espada, tiré de la biographie romancée publiée en 1930 par Ricardo Rojas. Il a aussi été le caudillo fédéral de Salta, Martín Güemes, le seul héros de l'indépendance à être mort les armes à la main, et le gaucho épique Martín Fierro, sorte d'Ulysse de l'Argentine. Alfredo Alcón a rejoint San Martín et Güemes, Tita Merello, Mercedes Sosa et Roberto Arlt... [Actu]
L'année dernière, il était à nouveau sur la scène, au Teatro San Martín, pour interpréter Fin de partie de Beckett, avec le rôle de Hamm. Ce qui a inspiré à Página/12 sa une ce matin.
Il était né dans la Province de Buenos Aires, à Ciudadela, le 3 mars 1930. Il avait passé son enfance dans le quartier de Liniers à Buenos Aires, ce qui en faisait un Portègne d'adoption. Au sortir du conservatoire d'art dramatique, il a travaillé à la radio, comme acteur de pièces radiophoniques, avant de monter sur scène puis d'accéder aussi au cinéma, dont il sut éviter les pièges. Artiste exigeant pour lui-même, sa carrière suivit une ligne de crête exceptionnelle. Il sut aussi protéger sa vie privée et son intimité, dans un monde pourtant fort impudique. Sa personnalité réelle est donc aussi mystérieuse que sa carrière est brillante. Alfredo Alcón a rejoint San Martín et Güemes, Tita Merello, Mercedes Sosa et Roberto Arlt... [Actu]
Il est décédé hier matin, chez lui, dans le quartier de San Nicolás, où il était revenu après plusieurs mois d'hospitalisation dans une clinique du nord de la ville. Il est veillé dans la Salle des Pas Perdus du Congrès de la Nation à Buenos Aires. La levée du corps aura lieu vers 10h30 aujourd'hui, heure de Buenos Aires, et il sera conduit au cimetière de la Characita par Avenida Corrientes. A 10h45, il est prévu que le cortège fasse halte devant la façade du Teatro San Martín. Une très belle façon de lui rendre un ultime hommage.
Toute la presse l'a mis à la une ce matin. Alfredo Alcón a rejoint San Martín et Güemes, Tita Merello, Mercedes Sosa et Roberto Arlt... [Actu]
La tenue du Festival ABM où je donne cet après-midi une causerie ne me laisse pas le loisir d'en dire plus mais je vous laisse regarder l'acteur dans deux de ses films en costumes les plus universellement connus dans son pays, El Santo de la Espada (1970) et La Maffia (1972), ci dessous. La Maffia (1972)
Pour aller plus loin : lire l'article principal de Página/12 lire l'article principal de Clarín lire l'article principal de La Nación accéder au dossier du supplément people de La Nación, Personajes lire l'article de La Prensa lire la dépêche de Télam. Je vous invite à lire aussi l'article que Leonardo Liberman, journaliste de Radio Nacional, lui a consacré hier dans son blog culturel.

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