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GUSTAVE KERVERN : Etonnant au côté de Catherine Deneuve dans le film « Dans la cour » de Pierre Salvadori

Par Misteremma @misteremma
GUSTAVE KERVERN : Etonnant au côté de Catherine Deneuve dans le film « Dans la cour » de Pierre Salvadori

Hier matin, jeune stagiaire que je suis, errant dans les bureaux où mon nez collé sur l’écran cherchant de jolies trouvailles, eu une excellente surprise quand Misteremma m’annonça qu’on allait voir deux avant-premières : Dans la Cour de Pierre Salvadori et Les Gazelles de Mona Achache.

Mon enthousiaste ne s’est qu’agrandi dès les premières images diffusées.
Dans la Cour raconte l’histoire d’Antoine qui est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d’errance, il se fait embaucher comme gardien d’immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l’immeuble s’effondrait… Tout doucement, Antoine se prend d’amitié pour cette femme qu’il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

On comprend très vite qu’on est fasse à un mec assez paumé qui a vraisemblablement quelques soucis dont ses insomnies répétées qu’il « soigne » à coup de rails de cocaïne. Admettons, l’automédication pardi !
Sauf que, pas de bol, il a tendance à n’attirer que des névrosés : de sa conseillère de Pôle Emploi légèrement stressée, à sa future employeuse, Mathilde, prise de panique incontrôlable, en passant par l’un de ses locataires aussi drogués que lui ou encore le voisin du troisième complètement maniaquo-dépendant. Pas facile d’être forcément enjoué par la vie.

Mais l’alchimie maladroite et inattendue qui se crée entre Antoine et Mathilde est le genre de duo dont Salvadori raffole : Lui, empli de solitude et de déprime, elle, totalement décalée. On pense alors à Audrey Tatou qui joue Mélanie essayant de sauver sa mère (très maladroitement), Nathalie Baye, d’une profonde dépression dans « Vrais mensonges ».

Quiprocoquo, situations cocasses, la patte de l’artiste est là : c’est à partir de situations invraisemblables et déroutantes qu’il déclenche le rire.
On est face à un sentiment assez mitigé, entre le plaisir de voir la route que prennent ses deux âmes brisées et le malaise constant qui est installé.
Est-ce qu’Antoine, joué par un Gustave Kerven sublime, arrivera à se soigner par la détresse de ses camarades ou alors se laissera-t-il glissé, inexorablement, dans les abîmes de la dépression ? Il reste en équilibre, sur ce fil, tout au long de l’histoire.

Un film au visuel bouleversant, aux acteurs au jeu juste (quoiqu’une Catherine Deneuve légèrement dans l’excessivité) et à la mélodie qui trouble.
Dommage que le rythme soit lent, très lent. Le début s’installe doucement, au rythme d’Antoine qui essaye de changer de vie. Une comédie tragique qui ne nous laisse pas indifférente.

Et voici la bande d’annonce :

Fiche technique : 
Sortie : 23 avril 2014
Durée : 1h37
Année de production : 2014
Genre : Comédie dramatique
Origine : France
Réalisateur : Pierre Salvadori
Acteurs :  Catherine Deneuve, Gustave Kervern, Féodor Atkine

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