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Teufelsberg/Montagne du diable

Par Khatmars
Il existe des lieux au nom à donner des frissons dans le dos, surtout à 24 heures de la nuit de Walpurgis, (la nuit des sorcières), nuit toujours célébrée ici à Berlin par des fêtes de tout genre pour tous les goûts. Cette nuit-là, en tout cas, il faut danser, autour d'un feu ou sous une boule à facettes mais il en va de son bonheur et de sa chance pour le reste de l'année.
Mais la montagne du diable est surtout connue à Berlin pour avoir abrité le centre d'espionnage américain de la guerre froide. Des coupoles blanches immenses,  de différentes tailles, installées à différentes hauteurs captaient sans doute tout ce qui s'échangeaient comme informations de l'Allemagne de l'Est à la Russie. (J'imagine, hein…)
Cette colline (soyons raisonnable 80 mètres c'est un peu léger pour une montagne) est tout de même le résultat de l'accumulation d'une partie des gravats issus de la destruction de la ville…
Dessous, se trouvait l'école militaire nazie construite par Speer. Comme un blockhaus, indestructible, il a été décidé de la recouvrir de cette colline artificielle où pullulent maintenant les sangliers.
La chute du mur, les nouvelles technologies, le coût de cette entreprise d'écoute à grande échelle, le réchauffement des relations est-ouest, voilà autant de raisons de son abandon.
Depuis, un promoteur mal inspiré l'a racheté pour y faire des appartements de luxe avec vue sur Berlin. A voir à l'entrée ce qui reste du panneau vantant ce projet livrable pour 2002, on peut dire que celui-ci  est tombé à l'eau depuis un certain temps…
Teufelsberg/Montagne du diableCe fut un beau projet…
Depuis, le terrain, les ruines des bâtiments sont toujours privés et gérés comme une petite entreprise. On peut les louer pour des tournages, séances photos, événements, projets ou juste s'y balader… Bonnes chaussures et lampe de poche recommandées
Petite visite en images :
Teufelsberg/Montagne du diableLes bâtiments à l'entrée
Comme tout lieu abandonné et surtout à Berlin, il est devenu un centre d'art à ciel presque ouvert. Chaque mur est recouvert d'une fresque, d'un graph, d'une trace laissée par un artiste de passage.
Teufelsberg/Montagne du diableAu deuxième niveau du bâtiment principal
Teufelsberg/Montagne du diable Fresque - la ville la nuit
Teufelsberg/Montagne du diable Fresque en extérieur
Teufelsberg/Montagne du diableFresque en extérieur
Teufelsberg/Montagne du diableTeufelsberg/Montagne du diable
Teufelsberg/Montagne du diableUn des très nombreux couloirs d'un autre bâtiment 
Teufelsberg/Montagne du diableUne ouverture vers le chaos
Teufelsberg/Montagne du diable Un des murs extérieurs et leurs graffitis
Teufelsberg/Montagne du diableUne des coupoles , la n°1 pour moi
Teufelsberg/Montagne du diable Intérieur de la coupole                                       
Teufelsberg/Montagne du diableTeufelsberg/Montagne du diable                                                                                          Vue sur la tour et la coupole la plus haute                                             Vue sur la coupole n°2
Teufelsberg/Montagne du diableCoupole n° 3
Teufelsberg/Montagne du diableDétails - Au loin Berlin
Teufelsberg/Montagne du diable Intérieur de la coupole
Teufelsberg/Montagne du diableDétails de la tour de Pise…
Dorénavant, il n'est plus possible d'y accéder seuls. Le terrain étant privé et gardé, il faut s'acquitter de 7 euros pour avoir le droit d'y entrer. Vous y serez aussi obligatoirement  guidé. Pour ma part j'ai échappé au guide et au 7 euros parce que j'étais en répétition pour une performance qui aura lieu le 17 mai prochain ici-même. Alors j'en ai profité pour me faufiler partout…
Pour les explorateurs, il y a sûrement moyen de passer par un trou dans la clôture, mais le site est surveillé jour et nuit.
Pour  en savoir plus : 
Sur l'histoire du site lui-même via Wikipedia
Sur les projets artistiques  et les performances du 17 mai 2014  Ce sera aussi 7 euros l'entrée ce jour-là
Sur le lieu et les activités possibles   (en allemand)
Pour s'y rendre : S-bahn Heerstrasse puis à pied ou à vélo jusqu'au sommet via une piste goudronnée. En sortant de la station, demandez votre chemin, tout le monde le connaît.

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