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Shearwater - Jesca Hoop à la Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 29 avril 2014

Publié le 29 avril 2014 par Concerts-Review

Le dernier album de Shearwater, 'Fellow Travelers' ( Sub Pop 2013) est particulier, il contient, à l'exception de 'A wake for the Minotaur' , uniquement des reprises de groupes avec lesquels les Texans ont  tourné.

Le Fellow Travelers' Tour fait escale à Bruxelles, la Rotonde sera quasi full!

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Pour cette tournée, le support est confié à Jesca Hoop qui fait d'ailleurs partie du liveband du musicien-ornithologue, Jonathan Meiburg.

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La Californienne, accessoirement ex-nounou pour les gosses de Tom Waits, présente une discographie comptant 8 plaques ( une demo, des full Cd's,  des Ep's), la dernière 'Undress' est sortie en février.

Tu peux ranger les objets sur l'étagère freak folk.

Elle paraît grande lorsqu'elle se pointe vêtue d'une longue robe noire, généreusement décolletée, un tricot vert lui cache les épaules, un béret orange ajoutant une touche fantaisiste à son allure de jeune fille sérieuse...être élevée par des Mormons, ça marque!

Une guitare plus décorative que vitale et  6/7 titres chantés d'un timbre intéressant, passant du haut perché au profond, du childish à la Cyndi Lauper au grave, son passé de choriste au sein du Santa Rosa Chamber Choir lui a appris à modeler sa voix.

Un nouveau titre ( 'Rock of ages') pour entamer le récital, sombre, inquiétant, orné de vocalises élastiques... c'est clair, on va pas assister à une fantaisie légère.

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' Whispering light', une incantation fascinante enregistrée sur 'Hunting my dress' précède une anecdote biographique.

Jesca s'est allongée sur le divan du bon Sigismond pour nous narrer sa triste enfance et l'histoire de son petit frère Benjamin qu'on croyait disparu avant d'entamer 'Hospital' (win your love).

Nous aurons droit à une version, peut-être énervée, mais à des lieues de celle-ci plus poppy gravée sur 'The house that Jack built'.

 'Pegasi, pas encore enregistré, sera tout aussi sombre... I will break under the weight...cette réplique  va à nouveau la conduire chez le psy.

You asked for another new one, elle nous balance un morceau au background biblique dans la veine Joan Osborne en moins catchy ( 'Jesus/ the Devil' ?).

L'indie folk classique 'Hunting my dress' met un terme à un set, si pas transcendant, du moins pas insipide .

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Shearwater

 

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L'ancien Okkervil River,  Jonathan Meiburg ( vocals, guitar, keys), est désormais Shearwater.

En tournée il est flanqué de quelques musiciens pas cons, il a embrigadé Jesca Hoop qui se charge essentiellement des secondes voix, elle tambourine ou pianote en sourdine - aux drums, le producer Danny Reisch ( The Lemurs, Belaire) - à la basse, Abram Shook  et Lucas Oswald à la guitare, claviers, percussions, backings( Hospital Ships,Old Canes, Minus Story...).

La rêverie atmosphérique 'Hidden Lakes' ouvre, Fred le Zamp te parle de Talk Talk, le rapprochement n'est pas sans fondements.

'Animal Life' sonne comme du folk anglais ayant reçu un traitement épique.

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'Breaking the yearlings' son drumming galopant , sa cavalcade de claviers et son chant hanté, aurait pu se trouver au répertoire d'un groupe d'epic rock, style  Horslips.

An old song, prône l'ornithologue, 'Leviathan, bound' conserve le côté théâtral et péremptoire de la précédente.

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'Home life' est autobiographique, il décrit la vue que j'avais,  étant gosse, de ma fenêtre à Baltimore et les sentiments que ce paysage faisait naître en moi.

Romantisme, pas mort!

Un roulement de tambour amorce ' Insolence' qui progresse crescendo vers une apothéose impressionnante.

Shearwater poursuit avec un premier rock, carré et salvateur, ' Immaculate'.

'Rooks' est dédié à tous les oiseaux d'Europe.

Les dindes, aussi, questionne Aurélien en contemplant sa moitié!

Première plage issue de  'Fellow Travelers', 'I Luv The Valley Oh!' de Xiu Xiu qui reçoit un traitement homérique...en filigrane des représentations de Ulysse, Poséidon, Calypso, Télémaque et Rocky Balboa!

 David Thomas Broughton est un ami, pendant un temps je l'ai perdu de vue, il était parti en Corée, j'ai enregistré des chants d'oiseaux dans les Falklands pour les incorporer à l'adaptation de son titre 'Ambiguity'.

Une plage énigmatique et ensorcelante.

Assise à même le sol, Miss Hoop vocalise telle une pythie habitée par l'esprit d'un dieu antique.

'Castaways' sera suivi de 'Landscape at speed' orné d'un délire percussif, le band poursuit with  a song about a nosebleed, me suis blessé en descendant une rivière, j'en ai fait ' You as you were', une dernière plage rayonnante et baroque.

65' appréciées!

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Bis, au nombre de quatre!

'A wake for the Minotaur', une ballade mythologique jouée en trio, sans les drums et la basse - le sec et dansant 'Natural One' ( Folk Implosion) - 'The Snow Leopard' qu'il dédie à Peter Matthiessen, écrivain et naturaliste que personne ne connaissait dans la salle et, enfin, 'Tomorrow' de Clinic.

Un set généreux, chaleureusement applaudi, Jonathan Meiburg revient seul, ému et souriant, il nous offre un blues hanté comme pousse-café, 'Hail, Mary'.

File au merch.


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