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Chronique Nocturne : transe, eargasm et Chet Faker

Publié le 30 avril 2014 par Swann

Je n’avais pas vraiment prévu d’écrire sur Chet Faker. Je voulais garder l’album de ce garçon pour moi. Mon petit plaisir à moi. Et puis, j’avais aussi un peu la flemme. Je confesse. Faute avouée blablabla, laisse-moi te parler de ce barbu d’Australien. Son album, je l’écoute en boucle. Un shoot chaque jour, plusieurs fois par demi-journée même. Une espèce de drogue auditive qui apaise instinctivement et qui réchauffe même le plus gelé des cœurs. Il y a dans cet album quelque chose de follement excitant, de sensuel, d’érotique presque. Je te vois déjà venir "t’as pas fini d’écouter avec tes hormones?"

Je t’arrête immédiatement.

Même si Nicolas Murphy a la dégaine du graphiste hipster, qu’il combine barbe christique et cheveux coupés court, il ne s’agit pas de ça. La beauté de cet Australien réside dans sa musique électronique. Et uniquement dedans.

Chet Faker

En vrai, je n’ai aucune affinité pour la musique électronique, je suis même assez hermétique à ce genre musical. En général, je trouve ça froid. Je m’excuse auprès de tous les fans d’éléctro. Avec celle de Chet Faker, c’est différent. Il y a quelque chose de rond. De chaud. De torride. La faute à ce souffle soul, cette voix suave et traînante, ce chant nonchalant et cette musique qui groove comme de la musique black. D’ailleurs "Chet Faker" est un hommage à Chet Baker, icône du jazz et génial trompettiste. Comme son idole, l’Australien a le goût de la mélodie entêtante. Planante comme une drogue sans les effets tragiques sur ta santé physique et mentale. Il y a ce chant hanté qui se multiplie en écho. Des basses et des synthés qui font des va et vient, des notes de piano qui apaisent, un saxophone présent et lointain à la fois. Juste ce qu’il faut.

L’alchimiste réussit à mettre ce qu’il faut dans ses chansons. Tout est parfaitement dosé tout en restant sobre et épuré, rien n’est en trop. "Built on Glass", c’est le nom de ce concentré d’érotisme musical. Eargasm assuré. A écouter sans modération.

Mon top 3 : La plus eargasmique : To Me

La plus lancinante : Release Your Problem

La plus mystique: Gold


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