Magazine Culture

L’écrivain de la famille, Grégoire Delacourt

Par Erika @PE_Erika

L’écrivain de la famille, Grégoire Delacourt

Le résumé

À sept ans, Edouard écrit son premier poème. Trois rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l’écrivain de la famille. Mais à neuf, il découvre le sens de « déchéance ». Les mots ne lui viennent plus. 
Les années passent. Il assiste à la lente décomposition de sa famille et court toujours derrière l’amour que son poème, autrefois, suscita. Il écrit, écrit mais le destin que les autres vous choisissent n’est jamais tout à fait le bon. Edouard n’a pas de talent. Sauf dans la publicité où les mots futiles valent de l’or. Pas pour ce grand roman qu’il s’est juré d’écrire. 
N’ayant pas su trouver les mots qu’on attendait de lui, Edouard, l’écrivain de la famille, vit dans l’échec et le dégoût de soi. Alors quand la beauté de sa mère se fane, quand son frère-oiseau meurt tragiquement, quand le cœur de sa sœur devient pierre et que son père disparaît dans ses silences, il prend la plume pour écrire l’histoire de ceux qu’il aime. 
Mais surtout pour en changer la fin.

Mon avis

Ce livre, je l’ai acheté au Salon du Livre, lorsque j’ai vu qu’après l’effervescence sur le stand du Livre de Poche, Grégoire Delacourt avait peu de monde sur le stand JC Lattès. Après avoir convaincue une personne de lire La liste de mes envies devant l’auteur, j’ai été convaincue que j’allais adorer ce livre qu’il était en train de me signer. Grégoire Delacourt est, comme tous les auteurs que j’ai rencontré sur le Salon, quelqu’un de très abordable, sympathique et il ne manque pas d’humour. Si lui m’a bien fait rire sur le stand, son livre moins…

On suit Edouard, de son enfance à la pension, en passant par ses débuts professionnels, sa carrière et son mariage à la perte de certains de ses proches, aux désillusions, aux déceptions et aux rares moments de pur bonheur … Edouard est un jeune garçon qui parce qu’il fait quelques rimes, il a la rime facile, est catalogué comme le futur écrivain de la famille. Une étiquette qui sera lourde à porter pour l’homme qu’il deviendra. Contrairement aux espérances de sa famille et de sa colocataire/femme, ce n’est pas en écrivant un roman qu’il gagnera sa vie, mais en devenant publicitaire. Il échouera à écrire son premier roman, qu’on lui conseille de réécrire. Tout ce qu’il entreprend semble voué à l’échec, tout comme le fut le couple de ses parents, et la vie de sa famille … Il est dégoutté de tout, de lui, du monde mais il finira par se remettre à écrire mais pas pour lui, pour son père qui pense qu’écrire guérit.

C’est dur d’assister comme ça à la descente aux enfers de son père, voir sa mère se faner pour à nouveau éclore puis faner encore … la vie de sa sœur n’est pas meilleure que les leurs … Par contre si il y en a bien une qui fait ses choix au dépend des autres pour arriver à ce qu’elle pense être son bonheur, sa vie de rêve c’est bien cette ***** de Monique. Cette femme qui n’aura de cesse de faire faire à Edouard des choix "mauvais" pour lui et mais bons pour elle … Qu’est-ce que j’ai pu la détester … Qu’est-ce que j’avais envie de la gifler, de la faire atterrir … C’est de loin là personne que j’ai le plus détesté, méprisé dans ce livre.

C’est un roman vraiment touchant, parfois dur, triste … J’ai vraiment été touchée par Edouard, j’avais envie de le secouer pour le remettre sur la bonne voie, j’avais envie de lui hurler que c’était pas le bon choix … Heureusement il fini par faire le bon choix, écrire pour son père. Contrairement à ce qu’il pensait, écrire ne tue pas, écrire guérit.



Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Erika 245 partages Voir son profil
Voir son blog

Magazines