Magazine Cinéma

Wendigo

Publié le 12 mai 2014 par Olivier Walmacq

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genre: horreur, épouvante 

Année: 1978
Durée: 1h30

l'histoire: Un voyage de luxe pour chasser et photographier dans le nord ouest des USA tourne à l'horreur après le crash de l'avion des participants. Il faut survivre dans ce pays sauvage où veille "Wendigo" le vent sauvage de cette contrée qui refuse d'être explorée... le pilote disparait... le guide indien... disparait... le photographe trop curieux est tué... Restera-t-il un seul survivant ?  

La critique d'Alice In Oliver:

Il faut bien le reconnaître: même si Naveton Cinéma se démarque par sa médiocrité absolue, le blog vous propose de nombreuses inepties et des films totalement improbables. A cette longue liste de fumisteries en tout genre, vient également s'ajouter Wendigo, réalisé par Rodger Darbonne en 1978.
Wendigo est une production horrifique canadienne. On pourrait le considérer comme une sorte de remake d'Eaux Sauvages. Pourtant, les deux films ne racontent pas du tout la même histoire. Toujours est-il que Wendigo se démarque par des doublages français probablement écrits sous amphétamine.

Indéniablement, le métier de doubleur doit être un job difficile. Il semblerait que parfois, les doubleurs se laissent aller à leurs propres délires. C'est probablement ce qui s'est produit lors de la finalisation (en version française) de Wendigo. Premièrement, il y a cette jaquette horrible qui annonce déjà la couleur (moisie en l'occurrence) puisqu'on y voit un crâne dessiné en gros plan sur une pochette complètement nazebroque. Reste à savoir si le film est du même acabit.
Clairement, la réponse est oui.

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Avant toute chose, il est nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Car oui, entre le rythme poussif du film et le fait qu'il ne se passe strictement rien (mais alors rien du tout !) pendant presque toute la durée de la pellicule (soit une heure et demie de bobine environ), Wendigo tente laborieusement de nous raconter quelque chose. Attention, SPOILERS !
Un voyage de luxe pour chasser et photographier dans le nord ouest des USA tourne à l'horreur après le crash de l'avion des participants. Il faut survivre dans ce pays sauvage où veille "Wendigo" le vent sauvage de cette contrée qui refuse d'être explorée...

Le pilote disparait... Le guide indien... disparait... Le photographe trop curieux est tué... Restera-t-il un seul survivant ? Souvenez-vous, dans Eaux Sauvages, la question essentielle consistait à se demander: qu'est-ce que le karma ? Dans Wendigo, la question est tout simplement la suivante: qu'est-ce que le fameux "Wendigo" ? Un tel nom laisse place à de nombreux débats: est-ce un cannibal, un croquemitaine ou le retour d'un fantôme vengeur ?
Même pas ! Le Wendigo est tout simplement un vent noir venu de nulle part mais qui peut exploser et se transformer en boule de feu à tout moment !

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Oui, je sais, vous voilà probablement saisis de cette sensation de terreur qui donne la chair de poule à n'importe quel nanardeur. Ensuite, comment ne pas présenter les principaux personnages qui se retrouvent à discuter longuement sur cette île démoniaque ?
Tout d'abord, il y a Billy l'indien, qui ne parle quasiment jamais et qui en prend pour son matricule: "Ta gueule sale peau rouge de mes deux !", "Tu es fou de la tête ! Tu n'apprendras jamais rien fou de peau rouge !", "espèce de merdeux !" ou encore: "Y a des choses que j'aime bien avec toi Billy. Tu économises ta salive. Quand tu as quelque chose à dire, tu le dis ! La conversation sociale, ce n'est pas ça, c'est la rencontre des esprits. Billy, tu es loyal dans le sens réaliste. J'aime ça et je suis prêt à écouter tout ce que tu as à dire. Bon sang Billy, t'écouter parler c'est aussi bon que d'être seul".

Viennent également s'ajouter Connie, Erik et De Faggots. Car Wendigo nous raconte aussi une partie de chasse: "Faisons des sandwitchs, mangeons et l'élan pensera qu'il est en sécurité". Nous avons également le droit à des dialogues érotiques, tout du moins un peu "olé-olé": "Ca peut-être drôle sur un lit de camp. Rapelle-toi quand on l'a fait sur la table de la cuisine !".
Et comment ne pas évoquer le cas des marshmallows ?
- Ah, ces marshmallows sont trop chauds !
- Oui, faites attention à ne pas manger le feu !

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Et clairement, je n'en finirais pas de citer des dialogues farfelus et absurdes de ce genre. Certes, sur le baromètre du nanar, Wendigo ne se hisse pas à la hauteur d'Eaux Sauvages, que j'ai déjà cité. Toutefois, Wendigo reste un grand moment de n'importe nawak.
Sur le fond, Wendigo se veut être une expérience filmique à part entière racontant la disparition de pecnos sur une île démoniaque. Pourtant, sur la forme, Wendigo ne ressemble strictement à rien et tente laborieusement de compenser ses nombreux vides par des dialogues idiots (pour être gentil) et des situations totalement absurdes. Bref, du très lourd dans son genre !

Note: impossible de noter un machin pareil !
note nanardeuse: 17.5/20


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