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Le chardonneret : un roman qui nous fait piaffer de bonheur!!

Par Filou49 @blog_bazart
13 mai 2014

chardonneretComme je l'ai déjà dit une ou deux fois j'ai tendance à me garder les petits livres de moins de 200 pages à chroniquer, alors que je refile presque systématiquement à Michel les gros pavés...l'exemple le plus frappant est sans hésiter ce Chardonneret, le livre évenement de la dernière rentrée, écrite par une auteur qui ne publie qu'une fois tous les 10 ans, Donna Tart... j'avais pourtant lu le maitre des illusions et le petit copain ,qui étaient tout aussi consistants que ce roman de 800 pages, mais à l'époque j'avais je pense une vie moins remplie...

Bref, vous le voyer, toutes les excuses sont bonnes pour m'être déchargé de ma mission, mais visiblement à en croire sa chronique ci dessous, Michel ne m'en a pas voulu un seul instant :

Amsterdam quelques jours avant Noel, Théo 27 ans seul dans une chambre d’hôtel lit les journaux, en première pages les photos d’une scène de crime .Théo l’américain de la chambre 27 se souvient de tout. Il a 13ans lorsque sa mère meurt dans l’explosion d’un musée New-Yorkais alors que lui, survit miraculeusement. Dans ce désordre indescriptible il vole le minuscule tableau  d’un maitre hollandais du XVII e siècle « Le chardonneret » et un vieillard mourant dans les gravats lui confie une bague ,son destin est scellé à ce moment-là : « ma mère est morte lorsque j’étais enfant ;et bien que tout ce m’est arrivé depuis lors soit ma faute, à moi seul, toujours est-il que lorsque je l’ai perdue, j’ai perdu tout repère qui aurait pu me conduire vers un endroit plus heureux, vers une vie moins solitaire ou plus agréable. »

En trois pages Donna Tartt attrape son lecteur par le col et ne le lâche plus. Nous suivons la vie de Théo au plus près, nous saurons tout de ses peurs, de ses doutes, de ses espoirs, nous sommes à l’intérieur de lui et nous regardons le monde par ses yeux .Et l’Amérique de ce début de siècle c’est une famille de la très grande bourgeoisie New-Yorkaise qui le recueille, des WASP (white anglo-saxon protestant) pur jus, immense appartement sur Park Avenue, maison dans les Hampton, mais c’est aussi une villa vide aux portes du désert à la sortie de Las Vegas où son père,beauf et looser magnifique l’invite pour essayer de renouer des liens et lui piquer du fric si possible.

Du WASP au White Trash en passant par une boutique d’antiquaire dans Greenwich Village, véritable havre de paix dans le chaos d’une vie, Donna Tartt nous donne une description minutieuse de son pays. Son livre est une somme de tout ce qui fait la littérature Américaine moderne de Tom Wolf à Hubert SelbyJunior,de John Irving à Jonathan Fraser.Tellement de choses sont dites sur les sentiments qui lient les Hommes entre eux ; famille, couple, fratrie, amis, Donna Tartt décortique, dissèque, philosophe et laisse le lecteur admiratif devant tant de talent et de savoir-faire.

« Le chardonneret » a obtenu le prix Pulitzer, vérifiez, ce prix ne couronne  que de grands romans. Si vous ne lisez qu’un livre par an, pas de perte de temps choisissez le Pulitzer.


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