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3 questions (et plus) à Para One

Publié le 26 mai 2014 par Chroniquemusicale @chronikmusicale

Para OneAvec la sortie de son nouvel album Club, Para One confirme qu’il est une figure incontournable de la scène électronique française. Partagé entre différentes interviews, il a accepté de répondre à quelques-unes de mes questions.

Club est une version remodelée de ton album précédent, Passion. Comment as-tu fait pour décomposer puis recomposer des morceaux qui avaient déjà une identité assez forte comme Lean On Me ou When The Night ?

J’ai d’abord tout cassé avant de reconstruire. A chaque fois je me suis attaché à conserver ce qui faisait l’identité, l’intérêt le plus direct des morceaux, en les réduisant à leur essence. J’avais des briques de son que je pouvais replacer dans un autre ordre. C’est un exercice assez jouissif, d’une certaine manière, d’avoir une deuxième approche sur la même idée.

Avec Club, tu ne fais pas dans la dentelle avec des gros beats dansants. Penses-tu instinctivement à l’aspect live quand tu composes ou cela vient-il après ?

En faisant Passion, je n’ai pas voulu y penser. J’ai presque conçu l’album comme une cassette, quelque chose qu’on écoute chez soi ou dans sa voiture. Je ne cherchais pas à faire le son qui claque le plus dans un club. Mais quand j’ai traduit les morceaux pour le live, c’était l’inverse : il fallait que ça sonne, que ça soit parfois violent, plus brut. J’aime ces deux énergies et les deux disques sont les deux volets d’une même idée.

Tu es devenu une figure emblématique de la scène électronique français dans la lignée des Etienne de Crécy, Busy P, Cassius ou encore Laurent Garnier. Comment l’expliques-tu et comment expliquer cette montée en puissance depuis quelques années ?

Ce n’est pas à moi de le dire, ni de l’analyser ! Je suis flatté de ces comparaisons… J’ai conscience d’être plutôt enraciné aujourd’hui et c’est une position très agréable. Disons que je me suis battu longtemps pour imposer ma vision, et sans jamais faire de concessions. Peut-être que cette constance finit par payer.

A la sortie de Passion, tu avais déclaré que Blawan était le DJ qui t’impressionnait le plus à ce moment-là. Qu’en est-il aujourd’hui ?

J’ai dit ça ponctuellement à l’époque mais ça se renouvelle tout le temps, car en fait je suis toujours impressionné par de nouveaux artistes en permanence. En tous cas dans ce contexte club, j’essaie de rester connecté à la nouveauté, d’être curieux des nouvelles scènes.

Je laisse toujours un espace dédié aux artistes, tu peux conclure de la manière dont tu le désires (anecdotes, promo, recommandations musicales, …).

J’en profite donc pour ajouter que j’ai composé la musique du film de Céline Sciamma, Bande De Filles, dont je suis très fier ! Le film est très beau et il sort après l’été, ainsi que la BO.

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