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Nouvelles salles du Louvre consacrées aux objets d’art du XVIIIe siècle

Par Richard Le Menn

Le%20Bas%20de%20Montargis grand%20angle650 Objets d'art du XVIIIe siècle et lambris de l’hôtel Le Bas de Montargis. Paris, 1705, 1707, compléments modernes. « Artisans de la Société pour les bâtiments du roi (Jules Degoullons et associés). Bois sculpté, peint et doré, glace. Versement des Domaines, 1898. Paris, musée du Louvre © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Olivier Ouadah. »

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À gauche : « Lambris du cabinet de l’appartement sur cour de l’hôtel Dangé. Paris, vers 1750, compléments modernes. Bois sculpté, peint et doré, huiles sur panneau de bois, huiles sur toile, glace. H. sous corniche 470 cm. Versement des Domaines, 1898. Paris, musée du Louvre © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Olivier Ouadah. »

Depuis le 6 juin sont ouvertes au Louvre de nouvelles salles des objets d'art de la période couvrant le règne de Louis XIV et le XVIIIe siècle. « Le musée du Louvre abrite l’un des ensembles les plus riches et les plus complets jamais réunis dans une collection publique, témoignage éclatant du savoir-faire français du XVIIIe siècle. »

« Les collections XVIIIe du département des Objets d’art offrent un large panorama de la décoration intérieure, de la production des grandes manufactures, de l'artisanat et du commerce d'art, principalement français, du règne de Louis XIV à la Révolution. Elles sont constituées de boiseries et de décors peints, de tapisseries et de tapis, de meubles d'ébénisterie et de menuiserie, de bronzes d'ameublement, de marbres et pierres dures, d’orfèvrerie et de bijouterie, d’instruments scientifiques, de faïences et porcelaines européennes, de laques et porcelaines d'importation. L'origine principalement royale et princière de ces collections leur confère un caractère particulièrement remarquable, en comparaison de celles des autres musées d’arts décoratifs, en Europe et aux États-Unis.

Les arts somptuaires des règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI n’ont pourtant acquis droit de cité au musée du Louvre que tardivement, à l’occasion de deux moments-clés. En 1870, lors du sauvetage in extremis de meubles et d’objets historiques retirés du palais des Tuileries et du château de Saint-Cloud avant qu’ils ne soient la proie des flammes. Puis, en 1901, lors d’un versement par le Mobilier national d’un grand nombre de chefs-d’œuvre de l’ébénisterie et de la tapisserie parisienne provenant des demeures royales et impériales.

La générosité de très grands amateurs, tels qu’Isaac de Camondo ou Basile de Schlichting, à l’origine de legs fastueux, respectivement en 1911 et 1914, a ensuite contribué à enrichir la collection au cours du XXe siècle, le musée se portant également acquéreur de pièces remarquables venant de demeures disparues ou modifiées au XIXe siècle. »

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Salle du Louvre. © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP.

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Commodes de style rocaille. À gauche : « Commode et encoignure de la chambre bleue de Madame de Mailly au château de Choisy. Paris, 1742. Mathieu Criaerd. Bâti de chêne, placage de bois fruitier, laque occidentale dite « vernis Martin », garniture de bronze argenté, dessus de marbre bleu turquin. H. 85 cm ; L. 132 cm ; P. 63,5 cm. Dation en paiement de droits de mutation, 1990. Paris, musée du Louvre © Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Thierry Ollivier. »
À droite : « Commode « aux palmes et fleurs ». Paris, vers 1740. Charles Cressent. Bâti de bois résineux et de noyer, placage d’amarante et de satiné, garniture de bronze doré. H. 90,5 cm ; L. 149 cm ; P. 67 cm. Don de George Ortiz et Ricardo (dit Jaime) Ortiz-Patiño, 1982. Paris, musée du Louvre © 2012 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Thierry Ollivier. »

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Psyché réveillant Amour (Eros). « Une des quatre pièces des Tentures de François Boucher, tissées pour la chambre de la duchesse de Bourbon à l’hôtel de Lassay. Paris, vers 1775. D’après François Boucher et Maurice Jacques. Manufacture royale des Gobelins, atelier de Jacques Neilson. Tapisserie de basse lisse, laine, soie. H. 440 cm ; L. 300 cm. Versement du Mobilier national, 1901. Paris, musée du Louvre © RMN-GP (musée du Louvre) / Daniel Arnaudet. »

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« Complément à la tenture des Mois grotesques : Apollon. Paris, 1696-1697. D’après Noël Coypel Manufacture royale des Gobelins, atelier de Dominique et Jean de La Croix. Tapisserie de basse lisse, laine et soie. H. 280 cm ; L. 221 cm. Versement du Mobilier national, 1901. Paris, musée du Louvre © RMN-GP (musée du Louvre) / Droits Réservés. »

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Service en argent de « George III d’Angleterre et de Hanovre. Paris, 1778 -1785. Robert-Joseph Auguste. Argent fondu et ciselé. Paris, musée du Louvre © 2011 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Harry Bréjat. »

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« Grand buffet de plats de faïence de Rouen, les plus belles ornées de motifs à l’ « ocre niellé », Rouen, vers 1700-1725. Paris, musée du Louvre. © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Olivier Ouadah. »

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« Aiguière et son bassin de cristal de roche de la duchesse de Mazarin, puis de la reine Marie-Antoinette. Aiguière : Paris, 1738-1744. Bassin : Paris, 1731-1732, Jean Écosse. Cristal de roche, or fondu et ciselé. Aiguière : H. 21 cm ; L. 14 cm ; D. 10,5 cm. Bassin : H. 6 cm ; L. 24,3 cm ; P. 19,5 cm. Anciennes collections de la Couronne. Paris, musée du Louvre © RMN-GP (musée du Louvre) / Martine Beck-Coppola. »

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Tabatière d’après une composition de François Boucher. « Paris, musée du Louvre © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Olivier Ouadah.»


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