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Baby Blood

Publié le 24 juin 2014 par Olivier Walmacq

baby blood

genre: horreur, gore (interdit aux - 16 ans)
année: 1989
durée: 1h30

l'histoire: La jeune maitresse du directeur d'un cirque itinérant s'ennuie et attend qu'il lui arrive quelque chose dans la vie. Cela ne tarde guère car une drôle de chose s'insinue dans son ventre. Yanka est enceinte d'un petit être très exigeant qui parle, qui a faim et soif de sang !    

la critique d'Alice In Oliver:

Les films d'horreur français sont suffisamment rares pour susciter (ou non) l'intérêt. C'est par exemple le cas de Baby Blood, réalisé par Alain Robak en 1989. Au niveau de la distribution, ce long-métrage réunit Emmanuelle Escourrou, François Frappier, Rémy Roubakha, Christian Sinniger, Jean-François Gallotte, Jean-Yves Lafesse et Alain Chabat.
A noter également l'apparition de Jacques Audiard en décapité. Au moment de sa sortie au cinéma, Baby Blood provoquera une petite polémique. En effet, le film est jugé trop gore par la censure et écope d'une interdiction au moins de 16 ans.

Le long-métrage sera également présenté hors compétition au festival international du film fantastique d'Avoriaz, mais décrochera tout de même le prix du jury, cas unique dans l'histoire du festival. Pour l'anecdote, Baby Blood connaîtra même une suite, bien des années plus tard, avec Lady Blood, cette fois-ci réalisé par Jean-Marc Vincent en 2009.
Pour le reste, Baby Blood possède de solides références. Au niveau de la tonalité, le film d'Alain Robak n'est pas sans rappeler La Féline, surtout le remake de Paul Schrader sorti en 1992. 

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Mais Baby Blood semble également influencer par le cinéma horrifique de Roman Polanski (on pense aussi et surtout à Rosemary's Baby) et par certains films de Jean Rollin traitant du vampirisme. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario.
Attention, SPOILERS ! Yanka, 23 ans, est la jeune maîtresse du directeur d'un cirque itinérant, un homme colérique et brutal. Un jour, un léopard en provenance d'Afrique est accueilli comme nouveau pensionnaire au sein de la ménagerie. La nuit même, l'animal est retrouvé dans sa cage en un tas informe de chair sanguinolente.

Alors qu'une battue s'organise pour retrouver le responsable du forfait, une mystérieuse forme de vie qui habitait les entrailles du fauve s'introduit dans le corps de Yanka au cours de la nuit. Le lendemain, la jeune femme se trouve enceinte d'un être sanguinaire qui la pousse au meurtre pour assouvir son insatiable soif de sang humain. Baby Blood est souvent considéré comme le tout premier film gore français. Ce qui est évidemment erroné.
En effet, nous avons déjà cité le cinéma de Jean Rollin qui, encore une fois, semble avoir grandement inspiré Baby Blood.

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Le scénario se focalise presque uniquement sur son héroïne principale, donc Yanka, poursuivie par une terrible malédiction, et condamnée à nourrir son rejeton en manque d'hémoglobine. Pire encore, ces deux-là entretiennent une relation télépathique et profondément morbide.
A partir de là, Baby Blood fonctionne comme une comédie très noire sur les rapports humains, et plus précisément entre les rapports entre les hommes et les femmes. En résumé, les fantasmes, le désir et le sexe ne sont jamais très loin. Pourtant, difficile réellement de savoir ce que le film tente (sur le fond) de nous raconter. Non, Baby Blood n'est pas un mauvais film, loin de là.
En effet, ce long-métrage gore possède une ambiance assez unique et franchement étrange. Hélas, certaines séquences sanguinaires frisent parfois le ridicule. C'est par exemple le cas lorsque Alain Chabat se fait égorger. Toutefois, le film bénificie de l'excellente performance d'Emmanuelle Escourrou, à la fois cruelle, sadique, attachante et sensuelle.

note: 10.5/20


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