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Portrait Indien by Beendhi : Nourjehan Viney, auteure des Contes du Roi Vikram

Par Beena

Un nouveau concept inspiré du célèbre « portrait chinois » pour vous faire découvrir chaque semaine de façon originale, des écrivains, journalistes, designers, photographes, chefs cuisiniers ou simples voyageurs.

Ce qu’ils ont en commun ? Leur passion pour l’Inde !

A travers ces portraits uniques et originaux, l’Inde vous dévoile un nouveau visage.

Si vous aussi, vous avez envie de tenter l’expérience, n’hésitez pas à nous contacter, nous aurons le plaisir de publier votre portrait.

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C’est Nourjehan Viney qui partage son portrait indien à l’occasion de cette 3ème session ! Née en France de parents indiens issus du Tamil Nadu. Elle a été bercée  par les contes et légendes d’Inde transmis par son père qui assuraient un lien avec son pays et sa culture d’origine. Elle travaille dans la communication depuis une quinzaine d’année et a publié de nombreux articles en lien ou non avec le monde indien. Elle est par ailleurs, l’auteure du livre : Les Contes du Roi Vikram édité dans la collection Babel chez Actes Sud en septembre 2011.

  • Si tu étais une ville indienne ? Mysore. J’aime ses allées bordées de palais. Une ville qui sent bon (on y cultive myriades de fleurs pour les industries de parfums et d’encens) et qui   m’a inspirée pour planter le décor d’Ujjein-la-Belle dans « Les Contes du Roi Vikram ».
  • Si tu étais un monument indien ? Le site de Sravanabelagola aux environs de Mysore. On accède par 612 marches, à ce temple dédié à Bahubali, fondateur du jaïnisme. La statue haute de 17 mètres date du Xème siècle. Pour ma part, je m’y suis sentie en paix, un peu comme lorsque Bojarajan monte sur le promontoire du vieillard, toujours dans les « Les Contes du Roi Vikram ».
  • Si tu étais une divinité hindoue ? J’aime beaucoup Brahma, le démiurge. Il est à l’origine du monde.
  • Si tu étais un de tes contes ? « La découverte du trône Kanagasimmanasam ». Ce trône , avec ses belles statues qui interpelent Bojarajan et qui racontent l’épopée de l’empereur Vikrammadittan, m’a fait rêver, enfant. J’avais envie de les monter à vive allure ou bien de prendre les marches quatre par quatre mais dans cet endroit ensorcelé, on devine d’instinct que c’est impossible.
  • Si tu étais un plat ou une boisson indien(ne) ? Le Iddyapam. Lorsque j’étais à Chennai, je guettai de bon matin, le vendeur de Iddyapam. Ce sont des vermicelles longues et fines à base de riz qui n’ont pas forcément de goût mais qui absorbent parfaitement le parfum et la délicieuse consistance d’un curry. Le résultat est savoureux.
  • Si tu étais une épice indienne ? Le curcuma pour ses nombreuses vertus médicinales. Pour sa couleur également. A la base des currys, je le retrouve dans tous les plats que j’aime.
  • Si tu étais un parfum indien ? L’ambre. Mon père importait de l’encens. Cela m’a donné le goût des parfums capiteux.
  • Si tu étais un instrument de musique ? Je ne sais pas si on peut appeler cela un instrument de musique mais j’aime les petites clochettes qui ornent les pieds des danseuses.
  • Si tu étais une chanson ou un poème ? « Qui es-tu, lecteur, toi qui dans cent ans, liras mes vers ? Je ne puis t’envoyer une seule fleur de cette couronne printannière, ni un seul rayon d’or de ce lointain nuage. Ouvre tes portes et regarde au loin. Dans ton jardin en fleurs, cueille les souvenirs fanés d’il y a cent ans. Puisses-tu sentir, dans la joie de ton cœur, la joie vivante qui, un matin de Printemps, chanta, lançant sa voix joyeuse par delà cent années ». C’est de Tagore dans « Le Jardinier d’amour » et c’est sa joie à lui, que l’on ressent en le lisant.
  • Si tu étais une devise/un proverbe ? « L’encre la plus pâle vaut mieux que la meilleure des mémoires » de Lao Tseu. C’est tellement vrai ! L’écrit transcende le temps.
  • Si tu étais un personnage célèbre ? Tobie Nathan. J’ai une grande admiration pour celui a tant écouté et aidé ceux que l’on ne savait pas écouter, faute de savoir décrypter leurs codes. J’aurai adoré suivre ses cours pour devenir ethnopsychiatre.
  • Si tu étais un animal ? Un colibri. Un petit oiseau vif d’une grande beauté qui symbolise un mouvement allant dans le sens de l’homme (cf : http://www.colibris-lemouvement.org/)
  • Si tu étais une plante/fleur ? Le lys blanc. Ses pétales déployées rappellent les ailes d’un cygne et son parfum m’est irrésistible.
  • Si tu étais une saison ? Le Printemps car la nature renaît et il devient possible de mettre ses manteaux, ses pulls et ses écharpes tout au fond de l’armoire.
  • Ta prochaine envie indienne ? J’ai envie d’aller à Ranikhet car l’écrivaine Anuradha Roy m’en a beaucoup parlé. C’est une ville qui se situe au pied de l’Himalaya. Elle m’a décrit la mentalité des gens de ce pays, de la beauté de cet enclave protégé, privilégié. Et l’Himalaya, magnifiquement déssiné par Jiro Tanigushi dans son cycle « le sommet des dieux » me donne envie d’y faire quelques randonnées.
  • Au terme de ce portrait, pour toi, l’Inde c’est quoi ? L’Inde est un sous-continent, une fédération, une caverne d’Ali Baba, d’immenses sourires, des dodelinements de tête pour donner son accord, des saris de toutes les couleurs, la route de la soie, un développement économique rapide, un goût de l’obstination, une patrie qui a connu la liberté par la « non-violence », ce qui prouve que malgré toutes les différences et avec une volonté invincible comme le dirait Gandhi, tout est possible. Même changer les mentalités et devenir libre. C’est ça l’optimisme à l’indienne.

Pour en savoir plus sur Nourjehan : c’est ici !

Et pour lire les chroniques de Nourjehan : c’est là !

Crédit photo : Roald Cassez


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