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Blood Diner

Publié le 27 juin 2014 par Olivier Walmacq

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genre: horreur, gore (interdit aux - 16 ans)
année: 1987
durée: 1h30

l'histoire: Deux frères cannibales tuent des jeunes femmes et gardent des parties de leurs corps afin de ramener à la vie une déesse égyptienne.    

la critique d'Alice In Oliver:

Il ne faut pas l'oublier: Blood Feast, réalisé par Herschell Gordon Lewis en 1963, est considéré comme le tout premier film gore de l'histoire du cinéma. Il inspirera évidemment de nombreux avatars et plusieurs générations de cinéastes. C'est par exemple le cas de Jackie Kong avec Blood Diner, sorti en 1987. Certes, ce film d'horreur n'a aucune prétention, si ce n'est de s'afficher parmi les gros nanars des années 1980. Le long-métrage le revendique clairement et apparaît comme une séquelle du fameux Blood Feast, auquel il rend largement hommage.
On se situe donc dans le cinéma bis et plus précisément dans la grosse série B qui tâche et qui pique les yeux !

Inutile de mentionner les acteurs, ce sont tous de parfaits inconnus ! Et sincèrement, on se fout un peu de la qualité de l'interprétation. Blood Diner est une véritable rareté. Le film n'a pas bénéficié d'une sortie au cinéma, mais sortira discrètement en vidéo et trouvera son public parmi les amateurs de trash et de comédies noires et délicieusement potaches.
Pourtant, aujourd'hui, Blood Diner est devenu quasiment introuvable en vidéo. D'ailleurs, à ma connaissance, le film n'est même pas sorti sous le format dvd. La vhs s'achète à prix d'or sur certains sites internet.

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Blood Diner fait donc office de petite série B devenue culte pour les amateurs du genre. Pourtant, le scénario est de facture classique et se résume en une seule petite ligne, en écrivant au marqueur sur un timbre-poste. Attention, SPOILERS ! 
Deux frères cannibales tuent des jeunes femmes et gardent des parties de leurs corps afin de ramener à la vie une déesse égyptienne. Blood Diner mélange plusieurs genres: le gore, la magie, la sorcellerie et la comédie bon enfant. En résumé, Blood Diner a le mérite de ne jamais se prendre au sérieux. Contre toute attente, les séquences de carnage sont plutôt soft dans l'ensemble. 

Ce qui est assez décevant tout de même tant le film a du mal à exploiter son sujet. Au regard de sa réputation, Blood Diner se révèle donc un peu décevant. En gros, ne vous attendez pas à sursauter de votre siège ou à avoir quelques frayeurs.
Ensuite, cette série B a bien soufffert du poids des années. Les effets spéciaux et les maquillages sont volontairement foireux. Visiblement, le réalisateur, Jackie Kong, s'est fait plaisir en ayant recours à de nombreux mannequins en mousse pour les séquences de meurtres. Toutefois, dans son genre, Blood Diner fait office de véritable plaisir coupable. 

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Jackie Kong multiplie les gags potaches et salaces et ne nous refuse rien ! En résumé, si vous aimez les nichons, les femmes à poil, les blondasses dans le pure style des années 1980, et les séquences de danse et d'aérobic, vous devriez être en terrain conquis !
En gros, vive le gore, la nudité et le mauvais goût ! Tout un programme ! Oui, Blood Diner est bel et bien un nanar volontaire et souvent amusant, même si pour ma part, je le trouve assez surestimé. Dans l'ensemble, le film est assez répétitif et on aurait aimé davantage de séquences sanglantes. Sur ce dernier point, Blood Diner se révèle moins généreux que le fameux Blood Feast, que j'ai déjà cité. Pour les amateurs, le film est disponible en entier et en version originale non sous-titrée sur YouTube.

note: 08/20 (c'est généreux mais...)
note nanardeuse: 14.5/20


extrait "Blood Diner" (attention images gores) par le_canard_vexe


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