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CINEMA : "It follows" (2014), alors ça suit ?!? / so does it follow?!?

Par Bullesdeculture @bullesdeculture
Il y a des films qui ne sont pas prévus pour une sortie en salles françaises. Et puis Cannes arrive et remet tout en cause... C'est ce qu'on souhaite à It follows qui a fait le buzz auprès du public cannois au dernier festival. Il serait alors dommage de le laisser dans les cartons plus longtemps tant il est le coup de cœur de l'année.
Vous sentez une teinte d’angoisse à l’idée d’être traqué quand vous lisez dans la rue « Souriez, vous êtes filmé » ? Vous allez avoir une crise cardiaque devant le dernier film de David Robert Mitchell, It follows (2014).
There are films that are not intended to be released in French theaters. Then Cannes arrives and changes everything... This is what we want for the film It follows which made the buzz in the audience of the the last Cannes Film Festival. It would be a shame to leave this film in box as long as it's our "coup de cœur" of the year.
You feel a tinge of anxiety about being tracked when you read in the street "Smile, you're being watched" ? You're going to have a heart attack with the last film by David Robert Mitchell, It follows (2014).
More in English >>(Translation in progress, come bubble later)
En français « ça suit », le pitch est d’une simplicité décomplexante, ce qui rend l’oeuvre superbement efficace. Jay (Maika Monroe) est une adolescente de 19 ans dont le quotidien est rythmé par l’école, les garçons et les weekends au bord du lac. Un jour, elle couche avec un inconnu qui lui refile lors du rapport sexuel une malédiction. Quelque chose de démoniaque la suivra partout où elle va. Peu importe où elle se trouve, « Ça » marchera toujours d’un pas tranquille vers elle. Il n’y a que deux choix possibles : soit elle se fait rattraper, dans ce cas Jay meure et la malédiction remonte à celui qui l’a transmise ; soit elle couche avec une autre personne pour la lui transférer.
Sans débauche de moyens, on ne peut qu’être qu’admiratif du travail effectué sur le scénario : l’objectif du protagoniste est clair, les arcs narratifs sont rythmés, les personnages emportent l’empathie. Loin d’un Paranormal Activity sans véritable assise qualitative, on revient à un cinéma de genre façon David Lynch qui n’appelle pas à la simplicité pour faire sursauter le spectateur. En effet, pas de morts vivants qui surgissent subitement, il est filmé une angoisse existentielle qui s’étend sur la longueur. La malédiction marche lentement. On la voit venir de loin. Aussi, la peur n’est pas soudaine mais grandit à mesure que l’on voit le « ça » s’approcher de Jay.
La musique a un rôle prépondérant dans cette ambiance. Très électrique et assourdissante, elle installe le malaise. De même, les lumières et les décors donnent l’impression que les protagonistes évoluent dans une ville fantôme. On ajoute une façon de tourner très originale avec des cadres soignés et des ralentis inédits en matière de film d’horreur.
Enfin, la thématique de la transmission de la malédiction via le rapport sexuel laisse penser à une allégorie du SIDA. Mais loin du message habituel de prévention, il y a dans le récit cette volonté de sacrifices et d’amours : couchons ensemble, donne-moi ta malédiction car je t’aime.
Une très belle surprise pour cette oeuvre qui rentre dans le palmarès des meilleurs films de l’année.
Antoine Corte
Note : Aucune sortie en salles prévue pour le moment en France. Ni aucune bande annonce disponible en ligne.


En savoir plus : http://www.imdb.com/title/tt3235888/


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