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Motor Killer

Publié le 29 juin 2014 par Olivier Walmacq

motor killer

genre: horreur, slasher (interdit aux - 12 ans)
année: 1989
durée: 1h30

l'histoire: Une jolie femme tombe en panne d'automobile sur une route isolée, en plein désert. Près d'une station-service désertée, où elle espère trouver de l'aide, elle se retrouve en face d'Arthur, un évadé des services psychiatriques, qui vient d'assassiner le pompiste avec une rare violence. La jeune femme parvient à s'échapper. Arthur est arrêté, puis réincarcéré. Tout semble aller dans le meilleur des mondes, quand Arthur s'évade à nouveau.  

la critique d'Alice In Oliver:

Ah... Les psychopathes "dézingués du bulbe" (je viens d'inventer l'expression) et le cinéma... Une grande histoire d'amour, pour le meilleur et surtout pour le pire ! En l'occurrence, Motor Killer, réalisé par Paul Winters en 1989, appartient à la seconde catégorie.
Le titre original de Motor Killer est The Freeway Maniac, mais ce nanar horrifique est connu sous plusieurs noms: Breakdown, Folie Meurtrière et Terreur sur l'Autoroute. L'affiche du film a le mérite de prévenir: "50% détraqué, 50% obsédé, 100% destroy". Oui, nous avons bien affaire à un détraqué mental.

En revanche, pour ce qui est de l'obsédé, pas vraiment... Oui, notre serial killer massacre bien quelques "grognasses", mais sans plus. Ce n'est pas vraiment un maniaque attiré par "Mademoiselle Foufoune" (pareil, je viens d'inventer l'expression). 
Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! Une jolie femme tombe en panne d'automobile sur une route isolée, en plein désert. Près d'une station-service désertée, où elle espère trouver de l'aide, elle se retrouve en face d'Arthur, un évadé des services psychiatriques, qui vient d'assassiner le pompiste avec une rare violence.

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La jeune femme parvient à s'échapper. Arthur est arrêté, puis réincarcéré. Tout semble aller dans le meilleur des mondes, quand Arthur s'évade à nouveau. Premier constat, le réalisateur de Motor Killer, donc Paul Winters, semble bouffer à tous les rateliers.
En résumé, Motor Killer mélange plusieurs styles: on pense évidemment à Duel de Steven Spielberg, le road movie fauché, Halloween la nuit des masques de John Carpenter mais aussi à Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper. Hélas, et vous vous en doutez, la comparaison s'arrête bien là !

Dès les premières secondes, Motor Killer a le mérite d'afficher sa nanardise. Alors qu'il n'était encore qu'un très jeune gosse, Arthur massacre ses parents (une séquence pompée sur le même Halloween que j'ai déjà cité). Direction l'hôpital psychiatrique.
Arthur a donc grandi dans une chambre d'isolement. Personne ne connaît véritablement ses intentions et le psychopathe semble avoir sombré dans un certain mutisme... Oui, nous sommes toujours dans le scénario d'Halloween... Pourtant, dès l'ouverture de sa porte de chambre, Arthur se réveille et massacre tout le monde.

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Il s'en prend alors à une blondasse dans une station-service. S'ensuivent alors toute une série de péripéties complètement nazebroques. Durant son voyage initiatique... Non, je déconne... Durant ses aventures, Arthur s'en prend à un chauffeur routier et massacre une bande d'étudiants au volant de son camion. A partir de là, Motor Killer devient une sorte de road movie vulgaire et routinier, qui n'est pas sans rappeler... Pardon... Sans photocopier le film Duel.
Pourtant, très vite, Motor Killer prend une toute autre direction. Arthur a le malheur de trouver une tronçonneuse...

Je vous laisse alors deviner la nouvelle direction du film... Oui, Motor Killer s'apparente à une copie avariée de Massacre à la Tronçonneuse. A partir de là, on peut logiquement s'attendre à un film d'horreur sanglant, mais pas du tout !
Certes, les séquences de tueurie sont nombreuses, mais faute de budget, le réalisateur doit composer avec les moyens du bord, soit la totalité d'un SMIC albanais. En vérité, le scénario du film se résume à une course poursuite sans grand intérêt entre le maniaque de service et une étudiante "blondasse", certes très jolie, mais aussi d'une grande insignifiance. Bref, dans son genre, Motor Killer tient toutes ses promesses en matière de nanardise. 

note: je passe...
note nanardeuse: 16.5/20


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