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Le Ciel absolu

Publié le 29 juin 2014 par Joseleroy

Le dernier numéro de la revue du 3eme millénaire est arrivé.

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N° 112   -   Eté 2014

Thème :   L'Éveil et après ?

Sommaire

3e millénaire : Le fil d'Ariane
Anne-Gaëlle : Voir et désillusion
Yolande : La Réalisation du Silence
Denis Marie : Le Ciel absolu
Dayana : Clarification
Gérard : Tout commence
Sahaj Neel : L'”enlèvement” tantrique dans l’espace non duel
Lionel Cruzille : “L'éveil est le début du chemin”
Isabelle Padovani : Actualisation de l'“Éveil initial”
E. Salim Michael : Connaître un instant d'éveil, et le rendre permanent
Betty : La machine à rêver est cassée
Patrice Bailly : Vers la relation sans distance
Document :
Marianna Caplan : Déguisement spirituel
Étude :
Phillip Charles Lucas : Les gourous de l'Advaita moderne non traditionnel et leurs critiques par l'Advaita moderne traditionnel
Témoins d’Éveil :
Alexandre Kimpe : Expériences d'éveil
Janick : Le chemin vers la réalisation
BD :
Anna Guégan : Super Siddhis
Approches de la Méditation :
Dayana : Petit guide pour la présence
Portfolio :
Frédéric Dupont : Photographies
Sukhi Barber : Série Désillusion

La revue dirigée par Philippe Muller est toujours aussi intéressante et d'excellente qualité.

J'ai aimé l'article d'Alex Kimpe qu'on peut d'ailleurs trouver sur son blog

"Expériences d’éveil

Première expérience

Février 2012.Un soir, après plusieurs heures de méditation, une prise de conscience radicale a eu lieu. Étonné de ne jamais l’avoir remarqué auparavant, j’ai réalisé qu’absolument tout ce que je connaissais, expérimentais ou percevais était un rêve qui se déroulait à la périphérie de la conscience. Toute ma vie avait été une vague et cette vague se souvenait maintenant de ce qu’elle était : l’océan. Étrangement, je me sentais trahi. Ce fut un choc brutal !

Le moi, synonyme d’inconscience, s’était accaparé chaque petite parcelle de ce que j’appelais alors « ma vie » : je travaille, je regarde, je médite, je respire, j’aime, je dors, etc. Cette découverte fut d’une intensité si bouleversante qu’une panique presque insupportable surgit. Je comprenais que mon corps, ma vie, la relation avec ma femme, la spiritualité, la terre, le cosmos, Dieu… absolument tout était conçu par le moi pour me garder emprisonné dans un état de sommeil profond. Réalisant que Dieu aussi était un leurre je me suis effondré. J’avais tout inventé, rien de ce que je vivais n’était vrai. Je mourais et Dieu mourait avec moi.

Il n’y avait plus aucun espoir, j’étais totalement seul, abandonné de tout. J’ai commencé à prier : « s’il vous plait, s’il existe quelque chose de vrai, venez à mon secours ». Mon cœur battait la chamade et je transpirais à grosses gouttes. L’intensité parvint à son comble et je sus intuitivement « soit je m’éveille de ce cauchemar, soit je deviens fou ». À cet instant précis je sentis une expansion fulgurante, une sorte d’explosion. Malgré la terreur incommensurable qui survint, j’ai pu me laisser aller au processus. Au même moment, le moi prit la fuite. En essayant de trouver refuge partout et en tout sans y arriver, il s’est finalement dissout.

Le lendemain matin, j’avais l’impression d’être un nouveau-né voyant le monde pour la première fois. J’étais incapable de nommer les choses. Malgré cela il m’était possible de fonctionner plus ou moins normalement. Je me sentais un peu confus, mais assez vite le brouillard s’est dissipé. En entrant en contact avec d’abord ma compagne, puis mes proches, mes collègues et mes amis, je me suis aperçu, à ma grande surprise, que pratiquement plus aucune réaction égotique ne survenait.

Ce fut le début d’une période d’extase, accompagnée souvent par des rires incontrôlables. J’allais faire de longues promenades dans la forêt pour savourer ce nouveau trésor. Chaque fois qu’un souvenir de moi surgissait, je le reconnaissais de suite comme étant illusoire. Cela me remplissait de bonheur. Il me suffisait de regarder mes mains pour m’effondrer de joie. Il m’était devenu impossible de les considérer comme étant miennes. Même le mot « main » était de trop. Lorsqu’une pensée tentait de me convaincre de son existence, je voyais instantanément l’absurdité de la chose. Absolument tout était un mystère que je n’avais pas besoin de résoudre. J’étais l’inconnaissable, j’étais le tout. Alexandre avait disparu. Intuitivement je savais qu’une transformation radicale était survenue. Je sus que j’étais libre, aussi incroyable que cela puisse paraitre." Alex Kimpe

Il y a aussi un article de Denis Marie :

"L'éveil correspond précisément au réveil dt notre personnage. Réalisant la primauté de notre Nature, il n'y a plus la nécessité d'exister à travers un jeu, de lui superposer un quelconque rôle. C'esl dans la fraîcheur de notre ouverture et grâce à notre honnêteté que le mensonge tombe, qu'il se trouve démasqué. A cet instant, nous nous retrou­vons au niveau du Ciel absolu qui embrasse tout. Le Ciel absolu est immobile, il n'est pas dans les histoires. Il n'en a jamais eu. Malgré tout, en lui, apparaissent et se succèdent des événements, des climats et toutes sortes de formes. Nous retrouvant dans cette vue propre au Ciel, nous constatons que cette Nature porte en elle toutes les manifestations qui s'élèvent. Nous n'avons pas le Ciel ou bien les surgissements relatifs. Ce n'est pas l'un ou l'autre.

Il n'y a pas d'alternance. Toutes les formes appartiennent au Ciel. Elles font partie de lui. À aucun moment, elles ne remettent en question la Nature ou l'espace dans lequel elles apparaissent." Denis Marie

On trouvera un bel article de Philippe Charles Lucas sur la différence entre le néo-advaita (Tony Parsons, Wayne Liquorman...) et l'advaita traditionnel (Dennis Waite, James Swartz...) dont je parlerai une autre fois.

jlr


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