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Une semaine, un disque I Anna Aaron – Neuro

Publié le 01 juillet 2014 par Generationnelles @generationnelle

Ahlala, en voilà une colle : la pochette du deuxième album d’Anna Aaron! Elle donne envie, au choix, de revoir Hyperflux ,de jouer au paintball ou d’être figurant dans Matrix. Bref, de s’adonner à quelque chose d’assez surnaturel et très, très,.. trop? » produit ». Et pourtant à l’écoute, on touche à l’Eden. 

Dès les premières notes de « Case », le piano laisse planer sa douce mélodie, et on est un peu en lévitation aussi.Pourtant « Stellarling » remet les pendules à l’heure. C’est aussi ça Neuro, c’est un changement de tout instant. Neuro comme une planète? Là, on est plutôt loin de l’espace, mais assez perché, plus solaire que lunaire. Car si le clavier est là, c’est plutôt une lutte à bras le corps que la chanteuse entreprend, un peu comme une Tori Amos ou une Fiona Apple sans accent.

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Tant de bonnes références pour la chanteuse suisse? Oui car c’est un album pour pleurer un bon coup, lyrique à souhait mais c’est ultra joli.
Et puis, c’est le séisme avec « Girl ». Du rythme électro donnant des allures de fêtes ou l’envie de se battre comme Beyoncé dans Survivor. A la Nicki Minaj? Non, plus du Tune Yards, au fond, et le tempo bien assuré par le batteur des Cure. Comme quoi, la New Wave est sacrément dansante … parfois !  Rock, limite électro, souvent pop, le temps est au décalage horaire avec Neuro car « Linda » s’essaie à l’acoustique qui prend très vite de l’ampleur, ça résonne de partout et ça emporte mais jusqu’à où?

Certains morceaux sont sacrément plus conceptuels; comme « Labyrith », assez tonitruant et d’autres totalement allumés par leurs noms : « Sutekina », « Neurohunger », « Simstim ». En même temps, rien de plus normal car l’inspiration première de la jeune fille a été « Neuromancer » de William Gibson, ouvrage culte de la littérature de science-fiction de 1984, grand influenceur d’internet. Et ce ne sont pas « Heathen », rêve utopiste ou « Totemheart », réelle conversation  d’extra -terrestres qui feront dire le contraire. Ok, ça devient hyper bizarre et presque une comédie musicale mais Starmania, c’est aussi aussi étrange parfois?

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C’est donc un album concept. Mais même sans idéologie, ça se passe bien, on est bercé par des refrains influencés par la pop culture, « Take a chance of me » en tête. C’est lent mais on danse. C’est abstrait mais ça touche. Ce n’est pas la définition de l’album parfait ça?


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