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Parlons musique...

Par Mademoizela
Je n'aime pas les "on dit", les "parait-il". Je me méfie des a priori, des préjugés. J'aime bien me faire une idée personnelle des choses sinon je ne m'avance pas.
Quand j'étais au lycée, Alizée sortait son premier single Moi... Lolita. Même si nous avions le même âge, je n'ai jamais aimé cette fille. Je trouvais les chansons trop enfantines. Je ne voulais pas que colle à ma peau de lycéenne révoltée en quête d'engagement politique cette image de "petite fille" que véhiculait alors Alizée. Quand elle a sorti Parler tout bas, je me suis ravisée intérieurement, sans jamais avouer que j'adorais cette chanson et surtout le clip.
Et puis il y a eu quelques années plus tard:  A contre-courant, que j'appréciais beaucoup et que j'écoutais en cachette. Être étudiante, en première année de fac, et écouter Alizée...je trouvais cela très réducteur.
J'ai vieilli et je n'ai plus eu honte d'apprécier Alizée, notamment avec son album Psychédélices. Bye bye l'image enfantine d'Alizée. L'album est vraiment sublime. J'ai assumé en l'achetant et en le recommandant. Comme quoi tout change! Il y a une tendance électro-glamour ou électro-chic. L'album suit le fil rouge de la version modernisée de la Juliette Shakespearienne mais aussi des autres héroïnes amoureuses appartenant aux légendes ou aux contes de fées. C'est très féminin en somme sans être gnan-gnan.
Après, il y eu un album assez pop électro: Une enfant du siècle. Un peu moins ma tasse de thé mais c'est quand même un album de qualité où Alizée s'est délestée des enfantillages des deux premiers albums.

Depuis un an, j'écoute beaucoup sur Deezer son album "5" qui est une vraie merveille. Echec commercial cuisant pourtant, c'est vraiment un condensé de jolies chansons sans fioritures, très authentique avec une voix très ronde, entre le son et le murmure. (Je n'arrive pas bien à décrire.) C'est très agréable à l'oreille. C'est suave et classe. J'adore cet album. Il passe en boucle. J'adore.   A cause de l'automneMon chevalier
Et puis il y a eu Blonde. Quand tu sais que c'est LE compositeur, le meilleur de ces deux dernières décennies, le Génialissime Pascal, le Merveilleux Obispo qui conçoit l'album, tu te dis que ça va forcément être génial.
Hélas
J'ai été déçue. Pascal Obispo n'était pas à 100% ou je ne sais pas ce qu'il a voulu faire mais c'est une catastrophe!
Je peux lui reconnaître qu'il a merveilleusement mis en valeur la voix d'Alizée qui ne "chuchote" plus mais qui chante plus distinctement.
Cependant, les paroles ne sont pas très percutantes, la musique un peu pop-électro-acidulé ne sert pas Alizée du tout.
Tout ce que je n'aimais pas chez Alizée au départ, je le retrouve sur cet album. Un univers adolescent, très léger, trop peut-être,superficiel, pas vraiment en osmose avec l'image de la trentenaire qu'elle est devenue.
Petite digressionL'album typique de la trentaine féminine pour moi, c'est celui d'Elisa Tovati avec Je ne mâche pas les mots, mais pas du tout ce Blonde qui en est à des années-lumière.

Fin de la petite digression
On reconnait la patte Obispo mais c'est noyé sous un je-ne-sais-quoi de commercial, de tube bon marché.
Ça peut fonctionner...si on n'attache aucune importance aux paroles parce que voilà: les mélodies sont très accrocheuses, très racoleuses.
Obispo connait son boulot: il sait ce qui marche.
Alizée méritait mieux, ou du moins elle méritait autre chose.
Plus de bye bye a peut-être attiré mon attention plus que les autres chansons. Mais sans plus et cela ne reste une chanson sur les 12!


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