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Baby Blues avant bébé, c’est possible ?

Publié le 07 juillet 2014 par Encoreunblogdemere

Au fil de mes recherches sur le net, je suis tombée sur une étude qui parlait de la dépression pendant la grossesse, faisant un peu voler en éclats le mythe de la future mère épanouie. Je vous avais déjà parlé de mes angoisses de femme enceinte et de ma peur de perdre bébé , je connaissais aussi les effets dévastateurs des hormones (naturelles ou non) sur mon humeur et j’ai justement du mal à supporter de ne pas le contrôler.

Pour faire bref, l’étude en question venait du Royaume Uni où des chercheurs ont constaté que le baby blues avant bébé était plus fréquent qu’on ne le pensait. Parfois même plus fréquent que le Baby Blues tout court… Le pic de déprime prénatale étant atteint en fin de grossesse, vers la 32ème semaine.

L’article ne parlait pas des causes de cette dépression prénatale, mais on peut imaginer que le cocktail hormones + fatigue + angoisse du terme y est pour beaucoup. Et c’est encore pire pour les futures mamans ayant un terrain dépressif ou anxieux. Je crois d’ailleurs faire partie de la deuxième catégorie, avec en tête de liste cette obsession du contrôle, en particulier au niveau des émotions.

Je n’ai jamais été vraiment épanouie lors de mes grossesses, entre angoisse de la fausse couche, fatigue, nausées et vomissements, vertiges… Et ces hormones qui me rendent chèvre depuis quelques jours. Si, au début de ma grossesse, je pleurais souvent, parce que les 3 premiers mois ne sont pas roses et que c’était une période très anxiogène pour moi, le deuxième trimestre a marqué une pause et j’ai presque apprécié pleinement d’être enceinte.

Et voilà qu’à moins d’un mois du terme, je me retrouve avec des sautes d’humeur et surtout, cette envie de rien qui a débarqué d’on ne sait où… Depuis quelques matins, je me lève sans en avoir envie, rien ne me met vraiment en joie, ou presque. Heureusement, ce n’est pas tous les jours et c’est lié à la fatigue et aux mauvaises nuits enceinte. Qu’on se le dise : quand je ne dors pas comme il faut, je suis invivable ! (Pauvre monsieur)

Des sentiments mélangés que j’ai du mal à identifier, ce qui ne me rassure pas : peur de dépasser le terme, peur d’accoucher et d’avoir un nouveau bébé, hâte que tout se termine et de retrouver mon corps (un peu, pas tout de suite je le sais bien) que je ne reconnais plus… Et puis je suis convaincue d’être hyper sensible aux bouleversements hormonaux. Il n’y a qu’à voir le début de dépression apathique que j’ai fait en prenant un inducteur d’ovulation (alors que Miniloute est arrivée toute seule, comme sa soeur). Des hormones qui doivent être en folie à quelques semaines/jours de l’accouchement…

Et ce ras le bol de ne rien pouvoir faire par moi même, d’être épuisée à chaque mouvement, de devoir « délaisser » Liloute avant la séparation tant redoutée… Tout se mêle et m’inquiète encore plus : je déteste déprimer et j’ai toujours peur de basculer dans la « maladie » alors qu’il me suffit souvent de me reposer ou prendre l’air pour que tout aille mieux. Mais dans ces moments là, la grossesse me pèse (à tous les niveaux !) et je n’ai aucun mal à croire que nous serions effectivement nombreuses à éprouver un gros spleen en fin de grossesse.

Alors, ce Baby Blues avant bébé, hasard ou réalité ? Pour moi, en ce moment, il semble bien réel et me confirme ce que je savais déjà : la grossesse, très peu pour moi ! Un comble quand on sait à quel point on a attendu chacune d’entre elles…


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