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SANTÉ / INTERNATIONAL > Virus "Ebola" : peur sur le monde

Publié le 31 juillet 2014 par Fab @fabrice_gil

Photo ©NBCnews / Reuters

L’inquiétude face à l’épidémie d’Ebola commence à gagner le monde. Les autorités britanniques se sont alarmées mercredi de cette "menace" tandis que Hong Kong annonce de possibles mesures de quarantaine. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, estime que la France "a les moyens de faire face à Ebola" même si une "extrême vigilance s'impose".
L’organisation Médecins sans frontières a averti que le virus, qui a provoqué la mort de 670 personnes en Afrique de l’Ouest depuis le début de l’année, était "hors de contrôle" avec un "réel risque de voir de nouveaux pays touchés". La maladie frappe la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone, et a causé la mort d’un nigérien, passager arrivé à Lagos par avion de Monrovia via Lomé. Ce fait a conduit deux compagnies aériennes africaines, Arik et ASKY, à interrompre leurs liaisons avec le Liberia et la Sierra Leone. Au Liberia, où le virus à tué 129 personnes sur 249 cas déclaré, la présidente Ellen Sirleaf Johnson a annoncé la fermeture de toutes les écoles "sans exception" pour tenter d’enrayer l’épidémie. Elle a également indiqué que son pays allait débloquer cinq millions de dollars (€3,7 millions) comme "première contribution" dans la lutte régionale contre Ebola. La situation a conduit l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) à consulter l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au cours d’une téléconférence mardi, sans donner lieu toutefois à la prise de mesures immédiates. A Londres, une réunion interministérielle de crise a été convoquée à propos de cette épidémie que "le Premier ministre (David Cameron) considère comme une menace très sérieuse", a expliqué le chef de la diplomatie Philip Hammond. Le ministre des Affaires étrangères s’est toutefois voulu rassurant après la réunion en jugeant "très peu probable" la possibilité qu’Ebola se propage au Royaume-Uni. "Je voudrais souligner qu’en ce qui concerne le Royaume-Uni, la question porte sur la possibilité que quelqu’un ayant contracté la maladie en Afrique tombe malade ici", a-t’il déclaré. Quant à une "propagation de la maladie au Royaume-Uni, nous avons des procédures de contrôle de l’infection qui rendent (cette hypothèse) très peu probable", a-t’il assuré, ajoutant que l’"approche la plus logique était de fournir de l’aide "pour traiter la maladie à la source". Une personne au Royaume-Uni, soupçonnée d’avoir contracté la maladie, a subi des tests révélés négatifs.
Les autorités britanniques ont averti les agents de contrôle aux frontières et le personnel des aéroports sur les symptômes de cette maladie, et appelé les médecins à la vigilance, la période d’incubation de la maladie pouvant aller jusqu’à une vingtaine de jours. Des recommandations d’hygiène sont données aux voyageurs dans la région affectée par Ebola sur le site du Foreign Office, comme le font également plusieurs autres pays européens depuis quelques mois.A Bruxelles, une source a assuré que l’UE était équipée pour dépister et traiter les malades contaminés par le virus Ebola, jugeant "infime" la probabilité que l’épidémie touche les Etats membres. Cette même source estime que le système pour "dépister et contenir rapidement l’épidémie" fonctionne, citant l’exemple du cas suspect signalé à Valence en Espagne ; cas révélé négatif au final. La Commission européenne a pour sa part annoncé une aide supplémentaire de €2 millions pour tenter de contenir l’épidémie, portant son assistance à 3,9 millions au total.A Hong Kong, ville densément peuplée de sept millions d’habitants précédemment affectée par des épidémies comme le SRAS, les autorités sanitaires ont annoncé qu’elles mettraient en quarantaine tout voyageur en provenance de Guinée, Sierra Leone et Liberia ayant des symptômes de fièvre, par mesure de précaution. La France se "mobilise depuis le début de la crise" pour apporter aux pays concernés "un soutien technique et une expertise pour juguler l’épidémie". Le ministère français des Affaires étrangères a notamment précisé soutenir "un projet de laboratoire mobile" permettant "un diagnostic au plus près des foyers actifs et dans de bonnes conditions de sécurité". Le virus Ebolase manifeste notamment par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Il se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d’animaux infectés. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90%. A ce jour, il n’existe aucun vaccin homologué.FG

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