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LA CRISE en France (Balthazar, épisode 14)

Publié le 04 août 2014 par Dubruel

Indignation de Balthazar N° 1/4

Je rue dans les brancards !

Je n’aime pas les boss peinards.

Ceux qui disent : « À quoi bon réagir,

C’est la crise. Laissons pourrir.

Pourquoi entamer une reconversion,

Une diversification,

Une adaptation ?

Le personnel, on s’en balance.

Vive la haute finance ! »

Voir les sociétés boire la tasse,

Moi, ça m’agace.

Y en a marre !

Point barres.

La France était une grande nation.

Elle est devenue un état-croupion.

Faut prendre la dimension

De la tragique situation.

Si je gouvernais,

Je refondrais la fiscalité,

Et j’en finirais avec le déficit abyssal

De la Sécurité Sociale.

Dans le temps,

(Mais c’était avant),

Un patron avait trois objectifs :

Le bien-être de ses effectifs,

L’excellence de sa gestion

Et des résultats d’exception.

Sinon, direction la sortie.

Pas de cadeau.

Aucun merci.

Sa carrière tombait à l’eau.

Quand un patron faisait

Capoter

Sa société,

Il s’éclipsait.

Aujourd’hui, il n’est puni,

Débarqué, châtié,

Que s’il a commis

Un délit d’initié !

Le big chief s’en fiche.

Dans trois mois, il rebondira.

L’infâme recommencera

Sans état d’âme.

Aujourd’hui, on est reconnu shérif

Quand on sait licencier,

Délocaliser,

Enrichir ses actionnaires,

Et devenir soi-même milliardaire.

Le patron, alors,

On l’honore.

On le décore.

S’il faute, c’est pas sa faute.

S’il saute,

Ce sera en parachute

Rempli d’or !

Douce sera sa chute.

Honte

Aux pontes

Bidons !

Les parachutes dorés

Me donnent des boutons,

Me mettent en colère,

Me fichent la diarrhée.

Je déclare la guerre

À ces parachutistes

Dont la réussite

Se solde par une déconfiture

Dont ils n’ont cure.

Ils s’en foutent royalement.

Ils ont, en suisse,

Placé leur fric en Suisse

Et vont passer du bon temps.

Il est grand

temps

LA CRISEQu’ les patrons pigent :

Les entreprises

Ne sont pas des marchandises

Qui s’achètent, se vendent,

Et se commandent

N’importe comment.

Faut changer la mentalité

Des businessmen,

Des grossiums,

Et autres grippe-sous.

Une société est avant tout

Une communauté

De femmes et d’hommes.

Voilà la vérité,

La priorité.


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