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[Critique] La Planète des Singes : L’Affrontement de Matt Reeves

Publié le 04 août 2014 par Mikaelson @breaking_fr

Après un premier volet plus que satisfaisant, la suite du remake de La Planètes de Singes est annoncé. Exit Rupert Wyatt (le réalisateur du 1er volet), ici, c’est le réalisateur de l’excellent "Cloverfield", Matt Reeves qui est aux commandes du film. Mais Rupert Wyatt n’est pas le seul a être aussi zapper, James Franco lui aussi n’est pas revenu pour cette suite mais le talentueux Andy Serkis qui joue Cesar en motion capture est lui de retour pour ce 2e volet.

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Synopsis :

Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s’est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

Critique :

Après un premier opus plus que satisfaisant, on attendait beaucoup de La Planète des Singes : L’Affrontement. Annoncé comme le blockbuster phare de l’été 2014, ce nouvel opus peine à convaincre malgré de bonnes idées et une puissance certaine. Suite logique du premier opus, ce second volet nous plonge dans un futur où la race humaine a été pratiquement décimée par un virus mortel et dont les seuls survivants sont à présent immunisés au virus. La particularité et la bonne idée de L’Affrontement est nous présenter un film à étages non pas uniquement centré sur les humains mais également sur les singes ayant établi une armée non loin du campement humain.

Ce mélange des protagonistes est le véritable tour de force du film et permet un brouillage des valeurs d’identification habituellement porté par ce type de films, brouillage car il n’est aisé à aucun moment de définir qui est le bon ou le mauvais de l’histoire, brouillage car à aucun moment il n’est aisé de définir qui parmi ces deux races très proches lequel est le plus humain ou le plus singe. Prouesse technique et véritable volonté narrative, cette confusion est l’essence même du film et lui donne un véritable relief.

C’est dans cette dualité du propos que se construit le film dans une ambiance de guerre froide où les deux camps vont s’observer, se rencontrer pour finalement et inévitablement s’affronter jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le matériau de base avait tout pour plaire pourtant le processus d’identification à un singe fonctionne pas très bien et cette si bonne idée aurait pu être construite de manière subtile elle n’échappe pas à un manque scénaristique très manichéen et à des longueurs sous forme de dialogues ne réussissant ni à donner du corps au film, ni à servir les personnages. Derrière cette prétendue façade de blockbuster « intelligent » et « darwinien » se cache un film assez creux que la technique seule ne peut hélas combler. Cette sensation est confirmée par une mise en scène trop léchée et trop axée spectacle pour convaincre que nous regardons autre chose qu’un énième blockbuster.

Malgré ça, la motion capture, le talent d’Andy Serkis, les effets spéciaux extraordinaires et les très bonnes scènes d’action viennent pourtant combler ces lacunes de fond jusqu’à un climax saisissant et furieusement divertissant à la portée universelle et d’une intensité ahurissante pour nous faire oublier les défauts du film.

Note :

3,5/5

Critique écrite par Raphaël A.



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