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Skip The Use - Patti Smith au Brussels Summer Festival, Bruxelles, le 8 août 2014

Publié le 08 août 2014 par Concerts-Review

Le billet de JPROCK :
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Chaque année au mois d’août le Brussels Summer Festival prend ses quartiers pour dix jours Place des Palais, Place du Musée et sur l’esplanade du Mont des Arts.
En quelques années, le plus grand festival urbain d’Europe est devenu un incontournable rendez-vous de l’amateur de rock tous genres confondus.
Cette année la première journée du festival nous propose de l’electro au Mont des Arts, Lewis Watson, Mathilde Renault et Catfish au Magic Mirrors , et une très belle affiche à la Place des Palais avec The Feather, Skip the Use, M, et celle vers qui tous les regards se tournent, l’icône vivante de toute une génération, Madame Patti Smith.
Je ne vous parlerai pas de The Feather vu que je ne les ai pas vus, et lorsque je pénètre sur le site de la Place des Palais c’est Skip the Use qui foule les planches de la grande scène.
Même si leur rock-punk-funk n’est pas vraiment ma tasse de thé, il faut reconnaitre aux nordistes un talent certain à mettre l’ambiance servi en cela par le charisme évident de leur chanteur Mat Bastard qui se démène comme un beau diable et harangue la foule..
Il faut dire que des singles comme « Ghost" et "Give me Your Life" sont fédérateurs et le jeune public présent se régale.

 

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Place maintenant à celle que nous attendons tous,  Patti Smith.
Patti et moi c’est une vieille histoire d’amour.
En 1976, le 14 mai je suis dans la salle au Paul Emile Janson pour vivre un concert de légende organisé par la Commission culturelle ULB, le cercle de journalisme et Caroline Import Music.

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Ce soir là Patti démarre son histoire d’amour avec la Belgique et se découvre un public inconditionnel et fidèle. A combien de personnes n’ai-je pas fait découvrir Horses, l’album intemporel, le chef d’oeuvre absolu, le Graal d’une new wave en marche qui allait révolutionner le rock ?
Un an plus tard retour au Cirque Royal en octobre 1977, puis en mars 1978, le plancher du Cirque ne résiste pas à la tempête de nos pogos et s’effondre sous nos pieds. Historique et inoubliable.
Flanquée d’un band du tonnerre de dieu composé du légendaire Lenny kaye, d’ Ivan Kral , de Jay Dee Daugherty et de Richard Sohl , Patti est alors au zénith de sa créativité et de son engagement. Et cet enthousiasme ne faiblira jamais.
Ensuite ce sera Forest National le 18 septembre. 1978, l’apothéose, et depuis j’ai dû la voir en concert plus d’une dizaine de fois .
Femme de convictions, poétesse , peintre, photographe , cette grande dame n’a jamais déçu, et c’est pour cela qu’on l’aime. Dans la joie comme dans la tristesse Patti fait partie de nos vies, il y a toujours un texte, une chanson qui nous éclaire lorsque le ciel est sombre.
Pacifiste convaincue, activiste du bon sens , Patti est devenue une icône, et lorsqu’une icône vous donne rendez-vous on ne rate pas un tel moment moment de grâce.
Coiffée d’un bonnet trop grand pour elle et fringuée pour quatre sous, cheveux grisonnants et air dégingandé, Patti monte sur scène sous les acclamations du public sur le coup de 20h45.

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A sa gauche le fidèle Lenny Kaye ( les compils Nuggets, c’est lui !) lance "Dancing Barefoot" bien vite suivi par le reggae cultissimme "Redondo Beach" .
Une bouffée de nostalgie nous gagne, on est replongé dans la fin des 70’s et ça fait du bien.
Patti rayonne sur cette immense scène, on la sent prendre un réel plaisir et lorsqu’elle entame "Pissing in the River" on sait que ce qui va suivre va être exceptionnel.
Elle rend ensuite un bel hommage à l’homme de sa vie Fred « Sonic " Smith , ex MC5 (décédé il y’a vingt ans déjà) lorsqu’elle entame "Because The Night » repris en choeur par le public.
Suivent alors « Horses", l’inévitable « Gloria » qui fait monter la température et puis « Banga" écrit pour son chien et dont les aboiements gutturaux partagés avec le public constitue un bon moment de rigolade.
« Utilisez votre voix ! Défendez notre monde ! Protégez notre terre contre ceux qui la détruisent ! « harangue t’elle avant d’entonner "People have the Power » devant une foule qui ne se tient plus.
Il ne manque alors plus qu’un « Rock n Roll Niger « de derrière les fagots pour clôturer en beauté un concert grand messe de quatre vingt minutes qui n’a laissé personne indifférent.
Du grand art, une grande dame…
Patti we love you !

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Texte et photos : JPROCK
Setlist Patti Smith :
Dancing Barefoot.
Redondo Beach.
Fuji-san.
Ghost Dance.
My Blakean Year.
Beneath The Southern Cross.
Pissing In the River.
Because The Night.
Horses.
Gloria.
Banga.
Babelogue-People Have The Power.
Rock´n'Roll Nigger.


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