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Chelsea Wolfe - Mongolito au Brass, Forest, le 13 août 2014

Publié le 13 août 2014 par Concerts-Review

Les deux organisateurs (  Buzz On Your Lips et  Cheap Satanism Records) insistent: This concert is SOLD OUT!

19:30', une vingtaine de sans ticket sur l'Avenue Van Volxem espère toujours acquérir un passe-droit.

Au bar avec fotoman JP: une Zinne bir et une eau à bulles, une heure à patienter, une Zinne bir ne va pas suffire!

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20:30' Mongolito.

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Marc De Backer, non pas celui qui claironne "ik ben  Nationaal mandataris, Provinciaal Voorzitter Oost-Vlaanderen;

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Algemeen secretaris FVOV en fervent duivenliefhebber", a enfilé son camouflage sombre, son galurin et son ghostface mask, s'est assis, a ramassé une de ses guitares et commencé à triturer ses loop pedals, il n'a pas touché  à la bouteille de pinard que reluquait avec envie un assoiffé du premier rang.

Sur l'écran les habituels visuals des glorieuses thirties.

Une intro/impro alternant climats sombres, angoissants, mouvements lyriques, drones répétitifs et envolées de wah wah.

Après 'Acedia', le Bruxellois a sorti une seconde oeuvre au titre axiomatique ' Le Maudit'.

Si pour toi le summum c'est Stromae, on te déconseille Mongolito, dont l'univers se rapproche de celui d'un Fritz Lang ou d'un Charles Baudelaire.

Le voyage aux pays des zombies se poursuit with a new song se fondant dans 'Idea'.

Le format chanson n'existe pas pendant un concert de Marc D B, pas question de balancer une petite rengaine de 3' avec refrain et mélodie reprise en singalong, les broderies hypnotiques se suivent sans pause, pas besoin d'applaudir, il a déjà entamé l'arabesque suivante.

Le seul temps mort, et encore, il a lancé les loops, viendra avec le changement d'instrument.

' 10000 midnights ago', des beats soutenus, une guitare plaintive, un chant lugubre, ça rigole pas .

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'Macabrissima' sera encore plus diabolique!

L'ex Ten Thousand Women Man a dû s'enfiler quelques pastilles pas catholiques en composant cette oeuvre hallucinante.

La guitare gémit, grince, hurle avant un râle final.

' Forest Fire', bordel, les pompiers font la grève.

Dark ambient stuff sur fond de wah wah hendrixienne.

Un trip d'une trentaine de minutes qui ne laisse personne indifférent.

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Chelsea Wolfe

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21:30', pile, les trois musiciens (  Ben Chisholm , bass and keys - le formidable Dylan Fujioka, drums et Ezra Buchla, violin)  de la Californienne, qui ne répond pas vraiment aux critères California Girls, bronzées, sportives, souriantes, poitrines rebondies, se pointent pour confectionner une longue et lancinante intro, après une accélération brusque, Chelsea Wolfe montre le bout du nez, grande, sombre,  gothic look, un teint blafard, elle tend la main vers un brave gars qui doit l'aider à gravir la marche la menant sur le podium, sur lequel trône deux pieds de micro, elle entame le dramatique 'Movie Screen', une plage de l'album 'Apokalypsis' à la pochette effrayante (Chelsea en Greek figure with whited-out eyes).

Du trip hop sinistre décoré de vocalises hantées, transformées en chambre d'écho.

Un sacré début de concert ayant d'emblée subjugué les spectateurs.

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Un roulement de tambour amorce le psych folk enivrant  'Feral Love' , Chelsea, comme la pythie, scrute le plafond de la cave semblant vouloir déchiffrer d'indéchiffrables augures.

L'artiste saisit une guitare pour une seconde pièce issue du dernier album, 'Pain is Beauty',   'Kings' .

'We hit a wall', bourré d'effets de voix sur fond sonore rappelant  à la fois certains Echo and the Bunnymen ou les soundtracks de films d'horreur, s'immisce sournoisement dans ton cerveau.

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A deux mètres de toi, entre deux clichés, la tête de Xavier Marquis oscille aux rythmes des beats fascinants.

Un timide thank you, Chelsea n'est guère loquace et se montre adepte de la politique de la distance, le quatuor lance le mystérieux et tourmenté  'Mer'.

Après le gig, Catherine la Grande, ayant abandonné le garage pour un soir,  associe le chant de Miss Wolfe à celui de Marissa Nadler, on ne lui donne pas tort, en ajoutant que pour certains morceaux on pense à PJ Harvey ou à Scout Niblett.

La visionnaire enchaîne sur une lente et mélodieuse ballade,   'Tracks' ( Tall Bodies).

'Demons', titre explicite,  sera accidenté, une voix énervée, une guitare acérée, le morceau le plus noisy du set, il est suivi par une valse portée par un violon subtil sur lequel le soprano de la madame cabriole en douceur,   'House of Metal'.

Le set, toujours aussi magnétique, se poursuit avec 'Sick' et son chant hiératique, profond, déchiré par un jeu de batterie vif.

Formidable Dylan Fujioka!

'Reins', malgré ses ooh ooh ooh cajoleurs et son démarrage serein,  a tout d'une marche martiale tourmentée.

Retour de la guitare pour l'angoissant blues/ psych folk 'Moses',  définitivement conçu dans un moule PJ Harvey.

This is our last song, Brussels, le vicié et oppressant  'Pale on Pale' explosant en grondement tellurique.

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Chelsea Wolfe consent à revenir pour un encore interprété solo , le minimaliste lament 'Lone'!

'Pain is Beauty' se nomme l'album, son credo!

photos: JP DANIELS


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