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BSF (jour 9): Flesh & Fell, Bollock Brothers, Eddie & the Hot Rods au Magic Mirrors, Bruxelles, le 16 août 2014

Publié le 16 août 2014 par Concerts-Review

Le billet de JPROCK :
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J’attendais beaucoup de cette soirée du 16/08 au  Magic Mirrors , pensez -vous à la même affiche le BSF annonce les Bollock Brothers et Eddie and The Hot Rods !
Excusez du peu !
Et name of a dog ( nom d’un chien en français, oui je sais c’est nul !) je n’ai pas été déçu.
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On démarre d’abord dans la bonne humeur avec Flesh and Fell et sa sympathique chanteuse Laurence Castelain dont le naturel et l’humour font mouche auprès du public. Autour d’elle on retrouve Pierre Goudesone aka Goudi, un personnage, et Laurent Stelleman impliqué aussi dans bien d’autre nombreux projets.
Electro groove, basse ronflante et riffs ravageurs, le trio nous a bien chauffé avec son rock teinté mid-eighties avant l’arrivée des pieds nickelés du punk rock, les Bollock Brothers.

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En 2007 j’ai eu la chance de suivre les Bollock Brothers (avec Titi qui était alors leur manager) lors de deux dates en Belgique à Liège au Soundstation et à Bruxelles au DNA. Et ce ne fut pas triste ! Je garde d’ailleurs
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un souvenir ému de « Big Mark » Humphries décédé en mars 2008.
Emmené par le charismatique et imprévisible Jock McDonald, le band met rapidement une grosse ambiance dans un Magic Mirrors déjà bien rempli.
Tout au long d’un set bien envoyé on retrouve tous les hits du groupe de « Four Horsemen of the Apocalypse « à « Harley David Son of a Bitch » en passant par « Where is my Girl » , « Cyber Polaroid « , « Woke Up this morning and found myself dead » , « Jesus lived six years longer than Kurt Cobain « ( il fallait y penser !) , « Count Dracula , where are your trousers ? » , « Passion « , « Horror Movies » ,
« Beast is calling » , « Faith Healer », et bien sûr le « Pretty Vacant » des Sex Pistols.
On assiste à une grosse fiesta on stage avec une jeune et jolie invitée Elodie Lesaffre qui partage quelques duos avec Jock dont le fils, Killien , se mêle aussi à la fête en venant interpréter un titre.
Bref, du Bollock Brothers pur jus , mon seul regret est de n’avoir pas pu aller saluer Jock backstage où se trouvait déjà mon pote Titi (tu m’as pas prévenu lâcheur !) car il n’était pas question de manquer une mesure du show de Eddie and the Hot Rods.
Car là les amis on s’est pris une énorme baffe dans la tronche, une de ses mandales qui vous retourne mais qu’on veut bien prendre même à cinquante berges tant on a du respect pour celui qui vous la donne !

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En 1977 Eddie and The Hot Rods avaient enflammé le Théâtre 140 pendant deux soirs et le concert du 3 février et son ambiance de feu est resté à tout jamais gravé dans ma mémoire.


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Ce soir, 37 ans plus tard, Barrie Masters et son band ont remis ça en transformant le Magic Mirrors en un brûlot incandescent . Il fallait voir cette salle entière se déchaîner et pogoter comme au temps de sa jeunesse, car dans le public jeunes et vétérans se mélangent autour de l’icône pub rock et font la fête together.
Les traits marqués par le temps, mais l’énergie intacte, Barrie arpente la scène et chante comme si sa vie en dépend tandis que les guitares rugissent et la section rythmique explose tout.
Tout d’un coup mon collègue chroniqueur Michel se trouve balancé sur scène surpris par le mouvement de foule qui
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accompagne l’intro de « High Society « . A voir sa tête, on est tous mort de rire et déchaînés. Je regarde derrière moi, ça danse , ça chante et ça saute de partout.
Un mec m’apostrophe tout en pogotant et me dis : » Putain mec j’ai plus dansé comme ça depuis trente ans ! « Oui mon gars, je te comprends car moi aussi je suis monté sur ressort et je danse les yeux humides et le coeur en fête comme dans ces moments de joie intense que nous procurent les grands concerts de rock .
C’est pour des moments pareils qu’on vit la passion du rock , et même quant on a plus de trois mille concerts au compteur.
Putain le trip ! Raaaaaaah !
Tous les hits défilent sans aucun temps mort, de "Get out of Denver" en ouverture en passant par « Teenage Depression » , « Quit this Town » , « Telephone Girl » , « Better Late Than Never » , « Life on the Line » , « Why Should I care » , « The Kids are Allringht » , » Love Love Love » , « Hard Drivin Man » et « Bad Time Again ».
J’arrête de prendre des photos et je planque mon appareil à l’abri dans mon sac tandis que « Do Anything You wanna Do « est repris en choeur par une foule déchainée. Les musiciens sont au top, le bassiste monte sur les retours face à la foule, tandis que les guitaristes s’opposent en duel à coup de solos incendiaires.
La sécurité ne sait plus où donner de la tête, ça bouge beaucoup mais c’est bon enfant et on s’amuse.
Le groupe balance « Gloria » dans une version plus speedée que l’originale . Barrie en t-shirt rayé et les poignets
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flanqués de ses éternels foulards noués, balance ses bras et bondit d’un bout à l’autre des planches. Les mains se tendent, les poumons se vident au rythme des paroles chantées à l’unisson, chacun perd la notion du temps.
On est de retour en 1977 et qu’est ce que c’est bon !
« Born to be Wiiiiild » chante Barrie . Ouais mec , c’est ça ouiiii !
Mes pieds ne touchent plus le sol pendant un court instant alors que « Get out on Denver » porte l’estocade.
Le groupe salue la foule, les festivaliers l’ovationne et Barrie remercie son public.
Punaise quel concert de malade !
Eddie and the Hot Rods ne font pas du rock, Eddieand the Hot Rods SONT le rock !
Et que tous ceux qui ont raté ça s’en mordent les doigts jusqu’au sang, car c’est ce qu’ils méritent !
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Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.


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