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Assassin’s Creed : Une série qui s’essouffle

Publié le 04 août 2014 par Marco Capaldo @PixelPlayr

Assassin's_Creed

En 2007, lors de la sortie du premier Assassin’s Creed, le jeu a créé un véritable engouement auprès des joueurs du monde entier, moi y compris. Mais avec le temps et au fil des épisodes, l’enthousiasme à fini par s’estomper jusqu’à complètement disparaître aujourd’hui. Explications.

Un univers hors du commun

S’il y a bien une chose qui différencie Assassin’s Creed des autres jeux, c’est son univers. L’univers créé par Ubisoft est un modèle du genre, aucun aspect n’a été négligé. La passion et l’implication des développeurs se fait ressentir dans chacune des villes que proposent le jeu et ce dans tous les épisodes. Celles-ci regorgent toutes de détails qui restituent au mieux l’ambiance de l’époque et le joueur prend un malin plaisir à s’y balader comme bon lui semble et à fouiller les moindres recoins pour y découvrir tous les secrets.

À chaque nouvel épisode, Ubisoft nous gratifie d’un nouvel environnement (à l’exception de BrotherHood) toujours aussi travaillé. Le monde étant ouvert, il fait évidemment partie intégrante du gameplay, seconde force du jeu même s’il deviendra, selon moi, le plus gros problème dans les derniers épisodes, j’en parle un peu plus tard.

Nouveau jeu. Nouveau héro. Ancien gameplay

Assassin's Creed

Le saut de l’ange est toujours aussi stylé

Qui dit monde ouvert, dit liberté d’action et c’est exactement ce que nous propose Assassin’s Creed. Les capacités et l’agilité de l’assassin étant tout bonnement exceptionnels, on se retrouvera la plupart du temps à grimper aux bâtiments ou aux arbres dans ACIII, à bondir entre ceux-ci avec une fluidité exemplaire, tout simplement jouissif. Les combats sont eux aussi agréables, le système consistant principalement à contrer ses adversaires en appuyant sur la bonne touche au bon moment et permettant ainsi à l’assassin d’achever son adversaire d’un coup de lame qui se voit sublimée par plusieurs animations très bien réalisées, une sorte de finish move.

Seulement voilà, après plusieurs épisodes, la lassitude m’envahi. Le premier épisode était très répétitif mais a posé les bases. Assassin’s Creed 2 a corrigé les défauts de son aîné pour mon plus grand plaisir. Les développeurs proposent ici des missions beaucoup plus diversifiées et un déplacement de l’assassin encore plus fluide.

Et c’est à partir de ce moment là que ce qui ne devait pas arriver, arriva. Ubisoft a décidé d’annualiser son jeu et nous sort Assassin’s Creed:BrotherHood, un épisode sans aucunes nouveautés, se reposant sur ses acquis et doté d’un scénario qui n’apporte absolument rien à l’histoire. Cependant, par amour pour la série, je décide de laisser le bénéfice du doute à Ubisoft.

Quasiment un an jour pour jour après la sortie de BrotherHood, sort AC:Revelations. Quel nom pour un jeu qui révèle encore moins de choses que son prédécesseur – pourtant il fallait le faire -. Les développeurs ont pourtant tentés d’apporter quelques améliorations au niveau du gameplay comme le crochet ou la possibilité de fabriquer des bombes, mais rien n’y fait,le jeu me plonge encore un peu plus dans l’ennui. Les combats n’ont pas changés d’un iota et les phases de parkour nous renvoie directement à ACII. Une grosse impression de déjà vu. Est-ce un manque d’inspiration de la part des développeurs ou plutôt un rythme de sortie trop rapide? Je suis plutôt d’avis de dire la seconde.

Cependant,en 2012 arrive Assassin’s Creed III, l’épisode le plus travaillé selon Ubisoft. J’attendais ce jeu avec impatience après la déception des 2 précédents opus. Et là, miracle. Hormis un excellent background, le gameplay se voit agrémenter de plusieurs points non négligeable à commencer par l’IA beaucoup plus agressive qui donne lieu à des combats plus dynamiques. Les capacités de l’assassin ont également été revues. Ce dernier est beaucoup plus agile que par le passé et permet des déplacements plus rapides, plus fluides. Mais la plus grosse nouveauté est sans aucun doute les batailles navales. Sous forme de missions secondaires, elles apportent enfin un nouveau souffle à la série et donne lieu à des batailles épiques en compagnie de notre équipage qui exécute nos ordre à la lettre avec une animation sans failles. Ca y est j’y crois, l’assassin est bien de retour.

Les batailles navales sont véritablement épiques

Les batailles navales sont véritablement épiques

Malheureusement, mon bonheur aura été de courte durée et la désillusion continue avec le dernier épisode en date : Assassin’s Creed IV : Black Flag. Le jeu retombe dans ses travers, n’améliorant que très peu de choses et ruine au passage tout espoir qu’il me restait.

C’est fini pour moi

N’ayant même pas eu le courage de terminer BlackFlag, j’ai décidé d’arrêter la série. Je n’ai pas apprécié l’orientation qu’Ubisoft a fait prendre à son jeu qui est pourtant bourré de potentiel. En choisissant de sortir un épisode par an, ils ne laissent pas assez de temps aux développeurs de peaufiner le jeu et surtout d’apporter des nouveautés conséquentes et qui modifie l’expérience de jeu. Peut-être qu’Assassin’s Creed : Unity changera la donne mais il ne fait pas du tout partie de mes priorités. De plus, Ubi n’a apparemment pas changé son fusil d’épaule et continue de sortir des épisodes à la chaîne. La preuve avec la dernière rumeur en date, un nouvel épisode PS3/Xbox360 du nom d’Assassin’s Creed:Rogue serait en développement parallèlement à Unity.


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