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Néonomicon : Alan Moore adapte l'effroi de Lovecraft avec brio.

Par Hectorvadair @hectorvadair
Néonomicon : Alan Moore adapte l'effroi de Lovecraft avec brio.La rentrée, c'est maintenant !
Et si cette parution n'est plus vraiment une "nouveauté", sa lecture a confirmé la première impression positive : bien glauque et tracé au cordeau. Elle méritait donc une chronique.
Neonomicon
Alan Moore, Anthony Johnston/Jacen Burrows
Urban indies, Oct 2013
Une adaptation de mythe de Chtulu de Lovecraft, par l'un des scénaristes les plus doué de sa génération, passionné d'ésotérisme au passage, cela faisait peu de doute quant à une grande probabilité de réussite.
Brooklyn en 2004 : l'agent fédéral Sax enquête sur une série de meurtres particulièrement sauvages, typique de serial killer. Mais aucun lien entre les victimes.. à part une drogue, dont l'origine  tend à provenir d'un club branché : le club Zonthique.
Celui-ci s'y rend et prend RDV avec un nommé Johnny Carcosa, puis le suit dans sa résidence. Testant la fameuse drogue, il fait la douloureuse expérience psychotique d'une aliénation vers un univers parallèle lui faisant perdre son identité. Il prend alors part aux crimes odieux qu'il dénonçait, avant d'être arrêté et interné.

Néonomicon : Alan Moore adapte l'effroi de Lovecraft avec brio.

Un des comics VO, façon EC comcis


Essayant de comprendre ce qui a pu lui arriver, les agents Gordon Lemper et Merril Brears (un grand black et une belle blonde) remontent la piste jusqu'à Johnny Carcosa, puis une boutique spécialisée de Salem (Massachusetts) : "Chuchotis dans les ténèbres". Grimés en amateurs de sex-toys et de littérature occulte, ils s'y rendent, sans savoir vraiment dans quel pétrin ils mettent les pieds. La pauvre Merril va subir l'innommable…
 A ce stade du récit, déjà bien bizarre et angoissant, le scénariste nous plonge dans une ambiance mêlée d’érotisme et de suspens, avant de basculer dans quelques pages pornographiques et d'épouvante, frappant en plein visage le lecteur, ne lui laissant aucun répit ...avant le final, dans la grande tradition des récits Lovecraftiens.
Une complète réussite, dérangeante à souhait, soutenue par le dessin agréable et efficace de Jacen Burrows, et un indispensable pour les amateurs d'horreur et d'épouvante.

8,5/10
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