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Une heure, une vie; Jeanne Benameur

Par Sylvielectures
Une heure, une vie; Jeanne BenameurBon, je n'ai toujours pas lu "Les demeurées" :(
et ce titre n'est pas encore dans ma PAL, mais je suis tombée au hasard des rayons sur ce petit roman là, dans une collection de livres pour adolescents, et je l'ai trouvé bien écrit.
Il traite d'un sujet très présent dans la littérature pour la jeunesse, à savoir, la séparation ou le divorce des parents.
Ici, pas de drame, pas de larmes, ni de colères, pas de vainqueurs ni de vaincus, d'abandonnés ou de trahis... Les parents se séparent dans le calme, le respect, la bonne humeur, à l'amiable, sans cris, ni haine, presque comme si de rien n'était... D'ailleurs, ils le répètent à leur fille, "rien ne changera pour toi"...
Et c'est le monde de l'adolescente qui vacille, elle semble seule à affronter ce tsunami qui dévaste sa vie sans que personne ne s'en rende compte. Alors, elle doute d'elle même, elle se perd... A qui dire cette peine immense que ce bouleversement suscite en elle, s'il n'y a vraiment pas lieu de paniquer, de pleurer, d'être triste...
L'enfant ne comprend plus rien. En plus, elle n'a rien vu venir, elle n'a jamais remarqué que ses parents ne s'entendaient plus. Elle se pose des questions sur l'amour, le couple, la vérité des sentiments, leur pérennité...
Elle est folle de rage mais se tait et ne pleure pas.
Jusqu'au jour où pendant le trajet en train qui l'amène chez son père, elle se met à raconter un drame qu'elle invente et qui lui font lâcher ses larmes devant ses voisins de compartiment médusés...
En descendant du train, elle se sent mieux. Alors, elle recommencera à chaque trajet et le lecteur rira des mélodrames qui sortent de sa bouche pleine de sanglots. Mais bientôt un jeune homme compréhensif l'abordera...
J'ai bien aimé ce roman court et facile à lire qui met en scène les douleurs d'une adolescente face à la séparation de ses parents. Le mensonge prend pied dans sa vie de manière très originale et semble lui sauver la mise pour passer un cap difficile.
Ce récit met bien en évidence que les souffrances doivent trouver un chemin pour se dire, et que ça leur est parfois fort difficile.
Les parents semblent tellement vouloir "bien divorcer" qu'ils n'ont pas prévu que ça pouvait être un évènement douloureux pour leur fille, et de ce fait, elle est perdue, seule face à sa peine, sans personne qui soit capable de la reconnaître et de l'entendre.
Les mots de l'auteur sont justes et nous glissons sans peine dans la tête de cette jeune fille égarée.
Deux critiques sur Ricochet,
Pascale Arguedas en parle sur Calou, l'ivre de lecture,
Bellesahi nous le conseille vivement,
Elfique a été touchée.

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