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La mémoire est une chienne indocile - Elliot PERLMAN

Par Wakinasimba

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Robert Laffont, 10 janvier 2013, 585 pages

Résumé de l'éditeur :

Récemment libéré de prison, Lamont Williams entame une période probatoire au service d'entretien du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center à New York. Le succès de cette réinsertion est crucial pour lui : c'est son unique espoir de retrouver un jour sa petite fille, dont sa malchance récurrente avec la justice lui a fait perdre la trace.

Quelques kilomètres plus loin, uptown, Adam Zignelik, professeur d'histoire à Columbia, subit simultanément l'effondrement de sa carrière (il est sur le point d'être renvoyé de l'Université de Columbia) et de son couple (Diana, l'amour de sa vie, le quitte).

Alors qu'il est en pleine dépression, il découvre, oubliés dans la poussière d'un sous-sol depuis des décennies, des enregistrements inconnus, d'une portée historique considérable : les tout premiers témoignages sonores de survivants de l'Holocauste ; ces voix que le monde entier doit entendre pourraient à la fois sauver sa carrière et son couple...

Pendant ce temps, à l'hôpital, Lamont noue une improbable amitié avec un vieux patient juif polonais, lui-même rescapé des camps... 

Il est des vies tellement éloignées de la nôtre que jamais on n'aurait imaginé les croiser, des liens dont on n'aurait jamais pensé qu'on les tisserait. Et puis, un jour, on croise ces vies, on tisse ces liens, l'histoire se transmet qu'on ne peut plus oublier et l'on en est transformé à jamais...

Mon avis :

Comment vous parler de ce roman ?

D'abord, je l'ai trouvé long à démarrer. On suit deux personnages totalement différents, mais dont on sent que le point commun se situe dans la Lutte pour les Droits Civiques des afro-américains.

Le style y est pour beaucoup : la narration se répète, sur le mode oral, où il nous arrive de réitérer une même information plusieurs fois dans la même conversation.

Puis le récit prend son souffle et l'auteur trouve le point de jonction de ces deux vies : la Shoah.

A partir de ce moment, l'auteur nous plonge dans des récits de vies qui nous emmènent en Pologne avant et pendant la seconde guerre mondiale, et nous entraîne au coeur d'Aushcwitz et de sa machine de mort. Tout en suivant les vies des deux personnages principaux de nos jours.

Mais je ne veux pas non plus vous en dire trop.

Un roman-fleuve sur l'importance de la mémoire et de la parole.

Une lecture enrichissante.

L'image que je retiendrai :

Celle de la menorah en argent qu'offre M. Mandelbrot à celui qui a su l'écouter et si bien retenir l'histoire de sa vie.

Une citation :

"Tant de corps, inertes, entassés à la hâte, une colline de corps, une petite montagne - des individus, des êtres, encore tout dernièrement. C'est ici la fin, songea-t-il, la fin de toutes les calomnies, raciales ou religieuses, de toutes les raileries (...)" (p.373)


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