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Le 18 septembre, Attache-moi ! d’Almodovar, à l’Institut Lumière

Publié le 07 septembre 2014 par Journal Cinéphile Lyonnais @journalcinephil

En attendant, la venue de Pedro Almodovar, pendant le Festival Lumière, l’institut Lumière propose un premier voyage dans l’univers d’Almodovar avec Attache-moi ! le  jeudi 18 septembre à 21h00, et  La Mauvaise éducation le jeudi 25 septembre.

La projection d’Attache moi ! s’effectuera en présence de Thierry Frémaux, directeur de l’Institut Lumière et du festival Lumière.

Retrouver toutes les informations concernant ces deux séances sur http://www.institut-lumiere.asso.fr/
Suivez l’actualité du festival sur www.festival-lumiere.org

Attache-moi-1

Attache-moi !
Réalisé par Pedro Almodóvar
Avec Victoria Abril, Antonio Banderas, Francisco Rabal
Espagne, 1990, 1h40
Date de sortie : 20  juin 1990

SYNOPSIS :

Ricki, jeune homme amoureux de l’indifférente Marina, l’enlève, puis la séquestre pour lui démontrer son amour et provoquer chez elle, ce dont il est sûr, un sentiment amoureux vis-à-vis de lui.

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A PROPOS DU FILM

Attache-moi ! est probablement le film le plus lumineux, positif et joyeux de Almodovar. Comme La Loi du désir trois ans plus tôt, il se passe dans le milieu du cinéma et la trame narrative n’est pas très éloignée : étranger au monde du cinéma, Antonio Banderas parvient cependant ici à forcer l’amour de l’être aimé.

Attache-moi !, contrairement à La Loi du désir comporte un grand nombre de citations et de références : "Dans Attache-moi !, j’ai intégré dans le décor l’affiche de L’invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel (1956), un film que j’aime beaucoup parce que, pour moi, ces Body Snatchers étaient en quelque sorte une métaphore de l’héroïne, quelque chose qui vous vole votre corps."  Pedro Almodovar, Conversations avec Frédéric Strauss, éditions Cahiers du Cinéma, 1994

Le court extrait de La nuit des morts vivants (George Romero, 1968), que regarde Marina Osorio à la télévision la dernière fois que Ricki l’attache sur son lit, joue un rôle aussi métaphorique que celui que vient de décrire Almodovar. Le sens en est seulement un peu plus positif : l’actrice était une morte vivante avant que Ricki ne la force à l’aimer.

Dans Attache-moi !, même la musique est référentielle et ludique. Composée par Ennio Morricone, elle « singe » celle de Bernard Hermann dans les films d’Hitchcock lorsque Ricki s’apprête à pénétrer en force dans l’appartement de Marina Osorio et dans les autres moments de suspens du film.


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