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Les Années 50, exposition au musée Galliera

Publié le 08 septembre 2014 par Mpbernet

galliera-poster

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Nostalgie de mon enfance ou tribut rendu à ma cousine Line Pellegrino, première main « tailleur » chez Jacques Fath en ces années d'après-guerre ? Toute ma garde robe de femme active est restée marquée par la recherche inconsciente de ce style élégant des années 50 qui fait l'objet d'une exposition extraordinaire au musée Galliéra jusqu'au 2 novembre.

Lanvin Castillo

tailleurs

Dior imprimé sur chaîne

bar

robes du soir

Taille de guêpe, buste magnifié ou épaules menues, jupe corolle à mi-mollets, bouillonnement de dentelles, drapés de velours de soie... La France reconquiert sa prééminence mondiale – après celle du XVIIIème siècle sous Madame de Pompadour – dès les dernières minutes du défilé de Christian Dior. C'est Carmel Snow, la directrice de Harper’s Bazaar, qui répond alors à un reporteur de la BBC en sortant du défilé : « Que Dieu veuille secourir ceux qui ont acheté avant de voir la collection de Christian Dior ! Il est génial ! Il a tout changé. C’est le New Look ».

Comme toujours superbement présentées, plus de 100 tenues nous replongent dans cette époque marquée par la reconstruction, la reprise économique, l'espoir dans un monde meilleur, la richesse inouïe des femmes privilégiées qui n'ont pas d'autre horizon que de partir le matin en tailleur de lainage pour faire leur shopping, puis enfilent une robe d'après-midi, avant de se préparer pour un cocktail ou, plus cérémonieusement, pour revětir une robe de soirée.

Un immense fossé culturel nous sépare d'elles … Cependant, les codes vestimentaires, les principes mêmes de l'élégance actuelles ont été forgés pendant ces 10 ans qui séparent la première collection de Christian Dior de l'arrivée du jeune Yves Saint-Laurent.

Les magazines de mode (Elle, l'Officiel ...) relayés par les revues destinées aux couturières comme Modes & Travaux, le Petit Echo de la Mode, les articles de Presse, les films – notamment américains avec Audrey Hepburn – tout a bercé mon enfance, comme celle de toutes les petites filles du baby boom.

Les noms de ces couturiers n'ont pas tous survécu mais figurent au panthéon de cet art aujourd'hui reconnu : Jacques Fath, Cristobal Balenciaga, Schiaparelli, Lanvin-Castillo, Jacques Heim, Coco Chanel, Grès, Pierre Balmain, Hubert de Givenchy, Maggy Rouff, Jean Dessès ... avant que Pierre Cardin et André Courrèges ne dynamitent tout en 1964.

Depuis le célèbre tailleur « Bar » en shantung ivoire pour la jaquette très inspirée du style masculin de la redingote, jupe corolle en lainage noir, jusqu'à la robe en mousseline de soie noire plissée-piquée de tous petits plis juste lâches au bas de la jupe de Chanel, toute l'évolution est là.

Ce qui réconforte, c'est le public de cette merveilleuse exposition : de jeunes couples, des petites filles vivement intéressées, des maris … on ne peut qu'apprécier cette façon d'étudier l'histoire à travers la fantastique imagination des couturiers, leur utilisation de textiles dont on a aujourd'hui oublié jusqu'au nom …

Bref, un plaisir dans un froissement de soie !

robes somptueuses

(fermé le lundi !)


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