Magazine Cinéma

Black Ninja

Publié le 08 septembre 2014 par Olivier Walmacq

blackninja

genre: arts martiaux, action
année: 1987
durée: 1h25

l'histoire: Deux policiers partent a la recherche d'un dangereux trafiquant de drogue.  

la critique d'Alice In Oliver:

Pour tout "nanar man" et amateur de fumisteries cinématographiques, le cas de Godfrey Ho mérite qu'on s'y attarde. L'air de rien, Godfrey Ho appartient probablement au top 5 des pires réalisateurs de toute l'histoire du cinéma. Visiblement, le cinéaste souffre d'une pathologie rare: l'obsession des ninjas ! Il suffit de prendre sa filmographie pour s'en convaincre: Le Tigre contre Ninja, Ninja Fury, Ninja Terminator, Challenge the Ninja, Ninja Squad, Flic ou Ninja ou encore Cobra Vs. Ninja, pour ne citer que ces exemples. Vient également s'ajouter Black Ninja, sorti en 1987.
Autant le préciser tout de suite: vous risquez donc de lire souvent le mot "ninja" au cours de cette chronique !

En même temps, la passion de Godfrey Ho pour les ninjas n'a rien de très surprenante. Le bonhomme a été biberonné par les films de la Shaw Brothers dans ses jeunes années. C'est ce qu'il exprime... pardon, c'est ce qu'il tente d'exprimer à travers ses séries Z complètement fauchées.
Black Ninja n'échappe évidemment pas à la règle. Godfrey Ho est aussi le véritable spécialiste de la formule "deux en un", qui consiste à refourguer deux films sur la même pellicule. Encore une fois, Black Ninja est victime de cette même formule. Par là, comprenez que le long-métrage comprend un film européen et un autre film asiatique, les deux bobines n'entrenant aucun rapport.

black05

Mais peu importe, les fans de Godfrey Ho seront en terrain connu et quasiment conquis ! Vous aimez les ninjas ? Vous voulez bouffer du ninja ce soir dans votre assiette ? Alors, ce nanar d'action et gavé de bastons complètement débiles devrait satisfaire vos ardeurs.
Avec Black Ninja, Godfrey Ho nous propose tout simplement une overdose de ninjas ! Un ninja par ci, une bande de ninjas par là, des ninjas noirs, des ninjas blancs, des ninjas jaunes et même des ninjas rouges ! Et ma foi, si vous n'en avez pas encore eu assez, Godfrey Ho rajoute même encore quelques ninjas, juste histoire de.

Mais Black Ninja ne se résume pas seulement à des ninjas (oui je sais, vous en avez marre de lire le mot ninja, mais je vous avais prévenus...). Black Ninja reste avant tout la réunion de bras cassés et d'acteurs habitués à sévir dans ce genre de friandise.
Au niveau de la distribution, on retrouve donc Richard Harrison, un acteur que l'on retrouve souvent dans les films de Godfrey Ho, Alphonse Beni, Pierre Tremblay et Stuart Smith. Le scénario fait partie des abonnés absents et brille surtout par son non-sens. Attention, SPOILERS ! Deux policiers d'Interpol, Alvin et Gordon, ninjas à leurs moments perdus, sont à la poursuite de deux trafiquants de drogue qui ont par ailleurs tué la femme d'Alphonse.

black07

Bon, encore une fois, le scénario, on s'en fout. On est chez Godfrey Ho quoi... Sans que l'on comprenne réellement pourquoi, le long-métrage est régulièrement entrecoupé par des séquences provenant d'un autre film asiatique, lui aussi tourné par Godfrey Ho.
Que les choses soient claires: les deux films n'entretiennent aucun rapport. De ce fait, Black Ninja se révèle difficile à suivre. Les scènes de bastons sont tellement nombreuses et risibles que l'on ne sait plus très bien qui se bat contre qui et pourquoi. Ensuite, Godfrey Ho inclut également de la magie dans son film. En résumé, nos deux héros ninjas sont capables de passer d'un citoyen tout à fait normal à un ninja affublé d'un costume totalement ridicule dans la seconde qui suit.
Richard Harrison reste malgré tout la "star" (c'est vraiment un terme à mettre entre guillemets) du film. On assistera même à un de ses entraînements durant lequel l'acteur coupe une pastèque avec son sabre et avec un sérieux à toute épreuve ! Fous rires garantis !
Et clairement, je n'en finirais pas de citer des séquences complètement nazebroques de ce genre. A réserver à un public averti tout de même, le risque étant de faire une overdose de ninjas !

note: je passe...
note nanardeuse: 16.5/20


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Olivier Walmacq 11545 partages Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines