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20 YEARS OF MAGASIN 4:: Sham 69 + Contingent + Les Slugs au Magasin 4, Bruxelles, le 10 septembre 2014

Publié le 10 septembre 2014 par Concerts-Review

En ce  pacifique mercredi de septembre, le Magasin 4 a la mauvaise idée de programmer  trois groupes keupons de la pire espèce, Sham 69,  Contingent  et  Les Slugs.

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Résultat des courses, une dizaine de visages tuméfiés, trois seins bleuis à la suite de coups de coude inopportuns, une pommette en sang ( pas la tienne, heureusement), 45 paires de pompes foutues car ayant baigné dans un mélange ignoble de Jupiler, Leffe, Chimay et Cara Pils de chez le Turc, un briquet à 1€50 perdu après une séance de crowdsurfing et tes pavillons esquintés par l'ignominieux RickyBilly...

Punk not dead, l'image est belle, la réalité est moins rose!

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19:40', Les Slugs.

Algoflash Lentilles Anti limaces est un produit innovant et breveté. C'est un produit efficace par sa forme et sa

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formulation attractive pour les limaces, les loches et les escargots....

Tu parles, Charles, t'avais acheté trois camions de cette camelote, rien à faire les Slugs sont indestructibles, ils sont venus déverser leur bave dégueulasse et gluante dans l'entrepôt.

Comme les punks sont tous membres de Gaia et fans inconditionnels de Brigitte Bardot, le trio n'a rien eu à craindre.

Seul un immense hérisson rouge, aux poils durs et piquants, montrait quelques tendances belliqueuses, pour le reste la smala Oï! Oï! Oï! s'est montré bienveillante et a adoré la sérénade proposée par Binam ( alias René Binamé), tall  Geoff et Michel Telecaster.

Comme à Lessines, en février, les mollusques entament leur lambinage ( trois mètres en 24h) par la suite  ' Le Français'/ 'Tout tourne rond',  tout tourne rond, un leurre d'après eux!

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'Ça', ' Le banquier', ' Canada', se succèdent, une bonne dose d'anarchisme franchouillard, d'hymnes punk la petite gayole, invitant les clients au pogo et/ou à la crise de fou rire.

' GPS', un outil pour le FBI précède 'Derouf', ces braves gens doivent bien connaître RickyBilly...c'est pas qu'une andouille, c'est un super casse-couille....

Ils enchaînent sur l'intellectuel in 'Cou d'pougne' dins d'gueue, deux ou trois rigolos ont décidé d'appliquer la recette immédiatement, sauvons nos bières!

Christophe 'Monsieur le professeur', dédié  à tous les bonnets d'âne, suivi par l'imparable 'Zoo d'Anvers' et pour Juliette, 'Binôche', puis 'Karaté Camarade' avec apparition du champion de Belgique ( vétéran) de sumo qui nous fait admirer sa sculpturale anatomie charpentée grâce à l'absorption massive de houblon.

JP n'avait encore rien vu d'aussi beau, il a failli défaillir.

Les zouaves achèvent leur exposé par le zoophile  'Tortue Ninja', le carré blanc s'impose.

Une franche couche de rigolade sans oublier que ces énergumènes savent jouer!

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Contingent.

Ou une page d'histoire du punk belge.( cf. la compil Bloody Belgium avec leur titre 'Violence').

1979, Contingent première mouture: Bob Seytor, feu  Éric Lemaître , Jo Fonthainas et John Baine.

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Les archivistes te rappellent que tonton Bob était dans Chainsaw , Streets et X-Pulsion , Jo et Eric traînant du côté de Trade Mark.

Plus tard  Guy « Molotov » Delcroix remplace John à la basse.

Un EP, et un passage au Golf Drouot.

1980 entrée de Daniel Wang à la batterie, un gars que t'as déjà croisé dans pas mal de formations.

1981, le chant du cygne.

Résurrection en 2007, Bob Seytor (chant) - Eric Lemaître (guitare) - John Bain (basse) - Daniel Wang (batterie). 

Coup du sort, Eric Lemaître décède en 2012, des bandes existaient prêtes à se retrouver sur une plaque, elle sortira et Contingent poursuit sa route avec désormais  James Neligan ( Nervous Shakes, The Droogies e.a.) à la guitare.

Ces rescapés ont donné un concert d'anthologie ( dédié à leur pote Eric) au Magasin 4.

En une quarantaine de minutes, l'armada nous  a asséné 21 titres coup de poing dans ta gueule, joués à une vitesse défiant l'imagination avec, un déploiement d'énergie inconnu pour tous ceux qui font semblant de travailler dans la fonction publique.

'Destinée fragile', 'Bruxelles' et 'Brutale agression' en fondu enchaîné.

Le chant te rappelle vaguement celui de Jean-Louis Aubert du temps de Téléphone, les parties scandées évoquant en toi les incroyables X-Ray Spex.

Pas de repos pour les braves, une seconde suite homérique, 'La fille de ma concierge' ( plus nerveuse que celle du Père Noël), 'Pas craquer', 'Electric Guerilla' nous permettent d'admirer les interventions cinglantes de James, tandis que Bobske s'époumone et que la rythmique mène un train d'enfer. 

'Rupture' comment prendre définitivement congé en moins de 2',...fais pas chier, bébé! 

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' Nuit blanche' - 'Histoire de coeur'- puis un truc trouvé dans une poubelle près de l' archevêché ' Poupée Plastique' annoncent le bestial ' Police Control'.

Cent poings levés et autant de gosiers hurlent police control, y avait même un gendarme dans le tas!

Un petit message politico-social, imagerie Charles Baudelaire en prime, ' Leader Dealer', déclenche un pogo hystérique, à deux pas de ta cachette, ça cogne sévère, une petite blonde pas hideuse se montre à la hauteur.

Qui voilà, la même allumée que la semaine précédente déclarant sa flamme au beau bob, 'Bob, je t'aime'.

Encore, réplique le petit Robert, avant de se débarrasser d'une partie de ses fringues et de poursuivre topless, 'Agresseur du silence', 'Violence', 'Visage mort', 'Alternative' et ' Homme sauvage'.

C'est pas beau la jalousie, 'Sale tueur', puis James dédie la suivante à Eddie Cochran, 'Le fonctionnaire'.

La sueur lui dégouline jusqu'aux talons, il vient de perdre 2589 g, Bob n'en a cure, il éructe les deux dernières, 'Vivons très vite' et le désespéré 'Tout seul ce soir' .

Tous au bar!

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Sham 69

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Bel imbroglio que ces pionniers du Oi!, les avatars des Animals, c'est du pipi de chat à côté du bordel entourant l'étiquette Sham 69.

Quel Sham était au Magasin 4, celui de Jimmy Pursey ( le singer) qui semble avoir enregistré le nom alors qu'il avait été sacqué  en 2006, il a a repris le collier en 2011 ou celui des anciens / nouveaux membres du punk band de Hersham. 

Il s'agissait bien de la seconde hypothèse, le Magasin 4 annonce le line-up suivant: le costaud Tim V aux vocals ( engagé en 2007 pour remplacer le fantasque James) - Neil Harris ( guitar), un membre fondateur, revenu en 2012 - Al

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Campbell à la basse ( depuis 2009) et Ian Whitewood aux drums ( embarqué en 1986).

On nous avait prédit un second guitariste...pas vu!

Pour ajouter une note au mystère, on te dira que n'étant pas flic, on n'est pas sûr à 100% de l'identité des turbulents punks vus sur scène.

Un dubitatif questionne: vous n'avez pas vu un bête ersatz, un boys band, de pâles copies, des karaoke muppets ... on le rassure, le Sham 69 formule Tim V secoue tout sur son passage, la flamme et la rage y sont.

Une intro lyrique, les durs se pointent, Tim, du type grosse gueule, amorce 'We gotta fight' , un accent cockney pure souche et déjà une fameuse claque.

Les morceaux suivants dégageront la même énergie, 'What have we got' ou  'Hey little rich boy', du Claude François Oi!.

Le plaisantin nous salue, good evening, Brussels sprouts, vu sa carrure personne ne lui a rétorqué, hello, rosbif de mes deux!

It's Wednesday night, fuck work tomorrow, comme la salle était remplie de 89% de chômeurs, on a ri.

'Western Culture' , nous les occidentaux sommes des civilisés, euh, derrière toi, ils sont trente à se taper dessus.

Réaction du chef, 'They don't understand' puis 'I don't wanna' 

Keske tu veux pas, petit?

Work in a factory... Joue, au foot, alors!

Tous sur les barricades, 'Ulster'

Fuck politicians, un slogan qui marche toujours en 2014, pour introduire 'Tell us the truth'.

'Rip Off', Dieter Van Zeebroek, un audacieux, escalade le podium pour faire le singe, on va envoyer la photo à sa maman.

'Loudmouth' sera scandé par tout le bon peuple qui ne va pas s'assagir avec ce qui suit 'Sweeney Todd', 'Family Life' ou 'That's Life'.

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Il tient à nous encourager, this is not a fucking Cat Stevens show, bande de lopettes, avant d'embrayer sur 'Shout' et 'Borstal Breakout'.

Martine passe son bikini pour une séance de crowdsurfing, Albert veut s'essayer au stagediving, il est con, le liquide spongieux à nos pieds fait 3 cm de profondeur, il s'en fout, le maître-nageur a beau lui dire, fais pas ça connard, il l'a fait.

Il ne s'est pas noyé!

Sur scène les insulaires poursuivent leur croisade, celui qui est arrivé trop tard 'Security Guard' , pour les fans de West Ham, 'Sing when you're winning', 'Hurry up, Harry' et 'Q and A' pendant lequel tu te diriges vers le bar où t'entends 'Cockney kids are innocent' et 'Angels with dirty faces'.

Thank you, goodnight, Brussels!

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Gros chahut et retour vite fait pour éviter l'émeute, deux gosses ( 8 et 10 ans) invités sur scène pour celle que tout le monde attendait, 'If the kids are united'.

Tu sens le tabac, elle a constaté en t'entendant rentrer!

photos: JP DANIELS


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