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The scottish question part II

Publié le 17 septembre 2014 par Pomdepin @pom2pin

Résumé de l’épisode précédent: tout va bien entre les écossais et les anglais, sauf qu’ils boudent. Ils ne se parlent même pas. On peut presque dire qu’ils s’ignorent. Et voilà que les français s’en mêlent, en 1513.

Déjà, c’est gentil de tout nous mettre sur le dos comme ça. Je croyais que les écossais et les anglais n’étaient jamais d’accord, mais quand il s’agit d’accuser les français de se mêler de ce qui ne les regardent pas, tout de suite, ils se réconcilient. Cela dit, qu’est-ce qui a bien pu prendre aux français d’aller se mêler des histoires écossaises aussi? Un amour du tartan? Une envie subite de saumon? Ou plus simplement, à l’instar d’un supporter de rugby de base, le désir de s’allier avec n’importe qui du moment qu’ils sont contre les anglais. James IV, ses soldats écossais et leur petits correspondants français (je n’ai pas bien suivi, ça fait un peu échange linguistique, non?) se prennent alors une pâtée monstrueuse contre les anglais à la Bataille de Flodden. Même ce malheureux James y passe.

Là-dessus, le pape, à qui on ne demandait rien pourtant, décide qu’il veut jouer aussi et pond des tas d’encycliques. Ça n’arrange rien: les écossais protestants s’allient avec les anglais réformés, les anglais catholiques sympathisent avec leurs coreligionnaires écossais, c’est un bazar pas possible. Du coup, Mary, la reine d’Ecosse les laisse se dépatouiller entre eux et part se reposer chez François Premier, en France. On la comprend. Mais la pauvre fille est tête en l’air, elle y perd aussitôt son mari (le petit François II, mais je ne vais pas commencer à massacrer l’histoire de France aussi, je suis déjà débordée avec l’histoire britannique). Du coup, Mary rentre chez elle, et se dispute avec sa cousine, Lizzie plus connue sous le nom d’Elisabeth. Ce sont des choses qui arrivent dans les meilleurs familles. Elisabeth a un sale caractère, ça ne la fait pas rire. Elle décapite Mary d’un mouvement d’humeur, en 1587. Quand je vous disais que Mary était tête en l’air (je sais, c’est nul et vous sentiez la blague arrivée depuis 10 lignes, je m’amuse d’un rien).

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Après toute cette agitation débridée, qui n’est rien de plus qu’une sombre dispute familiale, on décide de souffler un peu. C’est une chance, je n’en peux plus. En 1603, James VI d’Ecosse devient aussi James I d’Angleterre (en gros, ça nous fait du James VII, non?), un seul roi pour tout le monde et ça va bien comme ça….ahaha…c’était juste pour rire, à partir de maintenant, ça va encore plus se compliquer! C’est la guerre civile de partout, j’en ai parlé ici et là aussi. Ça se dispute dans tous les sens entre anglais et écossais, entre anglais tous seuls, entre écossais tous seuls…c’est épuisant. Même les irlandais participent aussi, dans la joie et la bonne humeur, et les français y mettent leur grain de sel. En résumé de 1638 et la mort de Cromwell en 1658, tout ce petit monde passe son temps à s’entretuer joyeusement, sans soucis de nationalité, n’importe quel passant, écossais, anglais ou javanais a le droit de se faire déchiqueter.

Après toutes ces émotions, une fois débarrassées Cromwell, les choses se calment un peu…il y a bien deux ou trois petites échauffourées, de vagues disputes de temps en temps, mais rien de bien méchant. On continue avec un seul roi pour les deux pays et voilà. Les écossais ont toujours le vague espoir de mettre un Stuart écossais sur le trône des Hanovre (déjà des allemands, ça doit faire plaisir à Lizzie II alias Elisabeth Saxe-Coburg und Gotha). Mais les anglais aiment bien que tout soit carré. En 1707, ils décident de sortir le best seller de l’été : the act of union qui proclame un seul pays, un seul roi et un seul parlement. C’est beaucoup plus simple comme ça, mais ça contrarie les écossais. James Stuart se revolte en 1708, avec, vous allez rire, l’aide des français. Et c’est reparti pour un tour, on se massacre encore, jusqu’en 1746 et la bataille de Culloden. Les écossais et les français y sont encore une fois ridicules et se calment pour un bon bout de temps, à charge de revanche lors du prochain tournois des 6 nations (c’est du rugby). C’est gentil de faire une pause, je suis épuisée.

Après tout ça, les relations anglo-écossaises perdent en intérêt, il y a de vagues révoltes sporadiques, apparemment l’élevage intensif des moutons et l’arrivée des machines à vapeur y sont pour quelque chose. Je ne sais pas trop, peut être que la vapeur dérange la coiffure des moutons, ou que la laine bouche les tuyaux….bref, après des débuts pétaradants, ça se traine en longueur. On va voir dès vendredi comment ça finit!

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