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Khaled Hosseini – Les cerfs-volants de Kaboul

Par Yvantilleuil

Khaled Hosseini - Les cerfs-volants de KaboulCe premier roman de Khaled Hosseini raconte l’histoire d’amitié entre Amir, fils d’un riche commerçant, et Hassan, un jeune serviteur qui lui voue une admiration et une dévotion sans failles. Deux enfants de rangs différents, l’un Pachtoun, l’autre Hazara, qui ont pourtant grandi ensemble et partagé bien plus qu’une passion commune pour les cerfs-volants… jusqu’à cette trahison ignoble et inimaginable entre les meilleurs amis du monde.

"Hassan et moi avions bu le même lait. Nous avions effectué nos premiers pas sur la même pelouse, dans le même jardin. Et, sous le même toit, nous avions prononcé nos premiers mots.
Le mien avait été "Baba".
Le sien, "Amir". Mon prénom."

Le roman débute presque trente ans plus tard en compagnie d’Amir, qui a depuis émigré aux Etats-Unis et qui reçoit l’occasion de rentrer au pays pour réparer cette faute qui le ronge depuis tant d’années. « Les cerfs-volants de Kaboul » n’est donc pas seulement une histoire d’amitié poignante, mais également un récit qui parle de trahison, d’infidélité, de mensonges, de secrets de famille, d’exil, de regrets, de pardon et de rédemption.

"Si les enfants sont nombreux en Afghanistan, l’enfance, elle, y est quasi inexistante."

Mais, « Les cerfs-volants de Kaboul » est bien plus que cela, car c’est aussi un voyage culturel d’une grande richesse et un témoignage poignant relatant le destin tragique d’un pays dont le visage ne se résume pas qu’aux images véhiculées par les médias. Khaled Hosseini est à ce titre un conteur hors pair dont la plume nous transporte d’un Kaboul aux mille saveurs à un pays ravagé par les différents changements de régimes, les guerres et les luttes ethniques et abandonné aux mains d’extrémistes. L’auteur rend non seulement hommage à son pays natal et à sa culture, mais parvient également à partager la peine et les sentiments d’un peuple qui souffre.

"Je pisse à la barbe de ces singes imbus de leurs dévotions. Ils ne font qu’égrener leur chapelet et réciter un livre écrit dans une langue qu’ils ne comprennent même pas. Que Dieu nous aide si l’Afghanistan tombe un jour entre leurs mains."

Au final, « Les cerfs-volants de Kaboul » est surtout un roman qui m’a bouleversé et que j’ai refermé les larmes aux yeux et le cœur serré.

"Pour toi, un millier de fois !"

Je ne regarderai plus jamais les cerfs-volants dans le ciel comme avant…


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